#13 - Ola pessoal (Numero 1)
Bonjour à tous, Buenos dias a todos, Ola pessoal
Samedi 7 mai 694 KMS température 18mini maxi30
Tic Tac Tic tac ??? Bah quoi, elle déconne cette tocante??? ,bah non ça y est le compte à rebours est arrivé à son terme, c'est le grand jour.
Cinq ans d'attente ce n'est pas rien, c'est donc dans une euphorie indéfinissable que nos 4 garçons (+ l'invité surprise pour les 15 premiers jours) décollent de la concession moto Thome BMW sous les applaudissements d'une foule en délire (véridique).
Après les adieux déchirants et des seaux de larmes déversés par les femmes et compagnes c'est le cœur léger ( heu non, serré) que les 4 Bmw prirent la direction de Toulouse pour rallier Saint Sébastien et ainsi dormir notre première nuit en Espagne.
Les 694 Kms par vent de face jusqu'à Toulouse ( ensuite ça se calmera) ne laisseront pas un souvenir impérissable. Comme tout bon motard et malgré certaines précautions , le mal au cul et la somnolence feront parties de cette première étape et ce n'est pas le sandwich de la station service au goût de ??? (en fait je suis partagé entre l'éponge, la sciure ou le savon) qui redonneront de l'énergie pour clôturer ce premier Run
Dimanche 8 mai 534 kms température mini 17 maxi 30
Départ de Saint Sébastien d'un camping en bord de mer au tarif "TOURISTE". En même temps ça respirait la villégiature espagnole, donc tant pis pour nous, pour une première ça fera l'affaire.
Levé à 7 h pour un départ à 9, nous ne sommes pas encore rodés, la mise en place du "paquot" est loin d'être un automatisme et les toiles de tentes trempées par la rosée n'aident pas, mais ce n'est pas ces menus détails qui vont entacher l'humeur badine de l'équipe
Nous entamons la route qui, si tout va bien, devrait nous emmener au nord du Portugal.
Le ciel bleu est de la partie et le bitume parfait des routes espagnoles glisse sous nos roues ( je comprends maintenant pourquoi les pilotes de moto GP espagnols sont si performants, quand tu vois l'état des routes ça peut effectivement inciter certaines vocations)
L'Espagne offre des paysages variés, les lacets au cordeau qui laisse place à d'interminables lignes droites qui traversent d'immenses champs de blé ( sans doute l'équivalent de notre Beauce).
La fraicheur matinale laisse maintenant place à la chaleur typique et reconnaissable des pays du sud et les aérations de nos combinaisons sont maintenant en "opération portes ouvertes"
Encore un fois les postérieurs endoloris rappellent à nos pilotes que la nécessaire pause déjeuner arrive à point . Quelques délicieux Tapas sont ingurgités sans perdre trop de temps sur une petite terrasse ou enfin nous rencontrerons quelques espagnols!!! Car un mystère subsiste, que font les Espagnols le dimanche? sont-ils devant la télé à regarder le Drucker local ou la roue de la fortune?
Car pour le coup c'est très inquiétant , pas âmes qui vivent lors de la traversée des villages, un désert total, personne sur les routes également, comme une impression de situation Post-apocalyptique.
Les kilomètres défilent sous une chaleur allant crescendo. Au loin une crête de végétation se distingue. Sans doute la frontière portugaise? Puis au sommet d'un col surgit de nulle part le panneau qui nous indique que nous changeons de pays. Une petite photo vite fait avec notre mascotte Ti T'ane, et nous voila repartis à la quête du camping que nous trouverons très rapidement .
Le resto sur la place du village sera le bienvenu et faute de morue aux choux , une tournée de pizza permettra à l'équipe de recharger les batteries. La soirée se terminera dans la douceur sous une chanson des stones diffusée par la sono locale.
Lundi 9 mai 375 KMS température mini 19° maxi 34°
Démarrage d'un super petit camping Miranda do douro , accueil formidable et petit déjeuner digne d'un 4 étoiles pour la modique somme de 6 euros par personne,
Le soleil radieux est déjà bien présent et présage d'une super journée et cerise sur le gâteau, les tentes sont sèches ce matin ce qui facile grandement le pliage ( comme quoi un petit rien embelli votre journée).
Les premiers virages pointent à l'horizon et serpentent entre les immenses champs d'oliviers plantés en terrasses à perte de vue. Le bitume quelque peu dégradé n'a aucune influence sur le confort de pilotage car la 1200 GS absorbe ces inégalités sans broncher. Cet engin est un véritable tapis volant.
Au détour d'une courbe, le GPS nous indiqua que la route (ou plutôt la piste) à suivre serait notre baptême en "Off Road " et c'est avec une pointe d'appréhension que la team essaya de se remémorer en quelques secondes les conseils dispensés par notre prof tout terrain Yann Duprey de Trail Attitude.
Debout sur les cales pieds, regarder loin devant, oublier le frein avant et gazzzzzzzzz
Les nuages de poussière soulevés par les grosses munichoises liés à la température grandissante, ne rassuraient pas les pilotes , mais plutôt crever que de renoncer, alors à la guerre comme à la guerre, et c'est le sourire jusqu'aux oreilles et la bouche pleine de gravier que ce premier tronçon de TT pris fin pour reprendre une route "presque normale" bordées de forets d'eucalyptus et de genêts qui renvoyaient par bouffées des senteurs agréables.
Le repas du midi ne restera pas dans les annales, les portugais au demeurant charmants ne sont pas des pro du Hamburger ( même surgelé).
La suite de la route ne fut qu' 'enchantement et les kilomètres défilaient avec pour but de rallier Porto avant le soir.
Gasp!!! la banlieue de porto n'a rien à envier au périph parisien en fin de journée, les embouteillages ininterrompues, sous un soleil de plomb ont vite fait de mettre ta patience à l'épreuve quand tu sens une rivière de sueur couler entre la raie des fesses.
Un camping ( dans la moyenne basse) fut choisi pour terminer cette journée harassante.
Mais, mais, mais, c'était sans compter sur la dernière petite surprise du chef.
En effet lors de l'installation du campement pour la nuit, un désagréable constat s'imposa à Alex responsable (entre autre) du transport des armatures de la tente qui abrite tout de même trois personnes.
Ce nigaud, avait "largué" le matos ( sans doute sur le tronçon Off Road) .
L'air décontenancé d'Alex ne laissa personne de marbre , il était bon pour "payer sa chatte" GLOSSAIRE: Payer sa chatte c'est offrir une tournée d'apéro.
Le bon sens et la bonne humeur omniprésente au sein de l'équipe prirent le pas.
L'hospitalité n'est pas un vain mot chez Europa Ti Tour et c'est dans une promiscuité plus que salutaire que les "sans logis" élurent domicile chez les petits copains.
Le petit Rade en bord de mer clôtura cette journée pleine de surprise.
Mardi 10 mai 256 KMS température mini 18° maxi 29°
Réveil sous un ciel brumeux et température un poil fraiche.
La promiscuité " guitounesque" engendrée par l'étourderie de certain n'empêcha pas la team de dormir du sommeil du juste.
Afin de narrer la petite mésaventure d'un des "gonze" de l'équipe, j'aimerai revenir quelques secondes sur nos montures.
Comme expliqué plus haut la 1200 GS est un modèle de confort, nous pourrions rajouter à ces qualités: l'équipement, l'agrément du moteur, etc etc . Mais mais mais, tout ceci se paye avec un défaut majeur.
"Sacré vindiou" le poids à l'arrêt. Avec 4 mois de bagages ça n’aide pas! Un vrai pachyderme cette meule. Elle ne te permettra aucune erreur de maniement et si tu n'as pas la taille des guibolles d'Adriana Karembeu et bah t'es dans la merde!!! Malgré une expérience ho combien riche de notre ami "Notaire" il ne put empêcher sa machine de choir et de l'envoyer rouler par terre à cause d'un minuscule rebord de trottoir vicieusement caché.
Sans l'aide d'un gentil campeur "en claquettes chaussettes" ( si si vous voyez bien de qui je parle) notre compatriote serait encore à cette heure au pied de sa meule à attendre une dépanneuse pour le sortir du pétrin.
Comme évoqué précédemment, l'équipe était maintenant en "deuil" d'une tente , il était donc nécessaire de rallier un Décathlon ( pour ne pas le nommer) afin que le fautif de cette bévue soit soulagé de quelques " Kopecks" afin de retrouver le soir même un logis correct faute de quoi ses co-locataires pourraient bien lui mettre des" coups de pieds dans la bouche".
Waze ayant la fâcheuse habitude de vous faire passer par de multiples méandres avant d'atteindre le but final , c'est après quelques coups de klaxon, freinages d'urgence et autres péripéties que nous sommes arrivés à bon port. Il faut tout de même souligner que le portugais au demeurant charmant ( je me répète) gère ses priorités, mais pas sur la route et c'est celui qui a les plus grosses "Corones" qui gagne ( ils feraient fureur au rond point de l'étoile).
Bref achat fait, la décision fut prise de rejoindre Nazaré ou Nazareth ( c'est comme vous voulez) pas la voie "rapide" à l'ouest du pays.
Autant la journée d'hier fut un enchantement ponctuée pas des paysages variés et somptueux, autant la route d'aujourd'hui fut une sacré tannée que je qualifierais de heu??? Merdique. Une espèce de nationale qui passent de temps en temps sur trois voies "blindée" de camions traversant de multiples villes sans grand intérêt avec leurs sempiternels ralentisseurs qui te martyrisent le cul .
La seule curiosité de la journée sera cette immense cortège de pèlerins sur le bord de la route pendant une centaine de kilomètres se rendant au pèlerinage de Fatima sous un soleil de plomb avec leurs "gilets jaunes" pour ne pas se faire percuter par les poids lourds qui leur "frôlaient les miches".
Un halte dans un resto routier envahi par ces fameux pèlerins permis à l'équipe de se sustenter avec un ragoût portugais à base de choux, de riz, de chorizo et autre viandes difficilement reconnaissables ( peut être des oreilles de porc) mais vachement bon.
Cette pause fut mise à profit pour élaborer le programme de fin de journée et c'est à l'unanimité que la team décida d'écourter la journée afin de profiter de la soirée et de laisser à Malik notre cuisto le temps de mettre ses talents à l'œuvre.
L'arrivée sur les surplombs de Nazaré ville connue pour avoir les plus grosses vagues du monde ( même si ce n'est pas la saison) fut une véritable récompense.
Mercredi 11 mai 300 kms température mini 17° maxi 33,5°
Ce mercredi sera une journée tranquille sans fait vraiment marquant. Premier petit dej pris au pied des tentes ( ça c'est vraiment sympa), puis départ pour un "roulage " assez monotone sur de longues lignes droites bordées de pin parasol ( comme un air de Biscarosse ou de Lacanau).
But de la journée , rejoindre Cabo Da Roca , la pointe de l'Europe occidentale, et franchement cette pointe de terre qui plonge dans la mer avec ce ressac impressionnant ne peut pas laisser indifférent.
Evidemment cet endroit reste un lieu très fréquenté par les touristes dont nous faisons partie , il reste malgré tout assez préservé .
Les motos chargées et déjà maculées de poussière ne laissent pas indifférents certains passants et la conversation ( souvent avec les mains et quelques bribes d'anglais) s'engage assez facilement et c'est toujours avec émotion que nous voyons l'envie pétiller dans les yeux de nos interlocuteurs.
Apres les photos d'usage, toujours accompagnés de notre mascotte Ti T'ane , nous reprenons la route en décidant de contourner Lisbonne et ses embouteillages pour rallier un camping accueillant au plus vite.
Jeudi 12 mai 264 KMS température mini 24° maxi 33,5°
RAS sur cette journée juste l'envie de rallier au plus vite Séville ou plutôt sa banlieue pour notre journée de repos. Afin de profiter au mieux de ce temps calme , l'ensemble de l'équipe opta pour un camping 4 étoiles avec piscine
J aimerai également ouvrir une parenthèse sur les camping et franchement sans vouloir être méchant, les campings portugais et plus encore espagnols ne sont vraiment pas au niveau . La preuve avec ce dernier qui promettait pelouse et piscine . Pour le coup la piscine avait été vidée ( en nettoyage juste avant notre arrivée) et la pelouse également remplacée par un somptueux lit de poussière . Nous étions coincés entre deux camping-car. Que du bonheur en sorte. Mais la réflexion d'un des gars remis l'église au milieu du village " Vous verrez quand nous serons en Moldavie sous des trombes d'eau, nous regretterons surement ce camping"
Mais encore une fois il en faut bien plus pour démoraliser notre équipe et c'est autour d'un fabuleux plat de spaghettis bolognaise concocté par notre chef que la soirée s'étira jusqu'à "pas d'heure" sous une température que ne faiblissait pas ( 30 degrés à 23 h).
Vendredi 13 mai 0 KMS ( Sauf 15 kms en bus) température mini super chaude maxi encore plus super chaude
Jour de repos , grasse mat, petit dej à rallonge, lessive, rédaction de ce petit courrier et visite de la ville de Séville qui est somptueuse .
Architecture variée et dans un état de conservation absolue, grands parcs avec de multiples essences végétales, symphonie de couleurs et ambiance andalouse à tous les étages. Venez voir, ça vaut le coup.
Petit repas à l'ombre tant convoitée d'un petit resto typique, grosse glace dégustée également à l'ombre d'arbres majestueux et retour maison.
Voila pour notre premier courrier.
J'espère qu'il ne sera pas trop indigeste. j'attends de votre part de la critique, n'hésitez pas, lâchez vous afin que je puisse m'améliorer ou simplement tout arrêter si vous trouvez ça inintéressant !
La BIZ à tous et à la semaine prochaine (si vous le voulez bien).











Quelle plume!!! Super ce roman Bernard, bon j ai quand même quelque chose à faire corriger, on n a pas pleuré comme des madeleines nous les filles, hein 🤪. Allez, je ne t en veux pas 😘 bonne route les gars😍😍
RépondreSupprimerHa oui , alors demande à meuf, elle devait avoir une poussière dans l'œil énormes bisous
SupprimerFranchement, on adore et nous avons hâte d'être à la semaine prochaine pour la suite ! Vous nous faites vraiment rêver. Bises à partager
RépondreSupprimerBravo cousin ! Super de lire vos aventures on a l’impression d’être un peu avec vous. Une bises à vous tous et bonne route Edmonde
RépondreSupprimerBeau début pour une belle ballade et bravo spécial au rédacteur. Ce vent de liberté et d’aventure fait plaisir, nous attendons la suite. Bonne route et attention aux piquets malicieux des tentes de camping qui en profitent pour partir de leur côté… 😉 eV, Phil et Den
RépondreSupprimerQuel narrateur 👍 ça me rappelle un fameux journal 😉
RépondreSupprimerBref ! Merci de nous permettre d’être un peu avec vous , c’est super ! J’attends la suite …. Bon vent les copains 🏍🏍
Rien de bien bandant, mais je m'emmerde alors je suis votre tour de periph
RépondreSupprimertu as raison on se fait vraiment chier alors on va rentrer faire 1000 fois le tour du périph comme ça, ça fera la même distance. Sinon comme tu t'emmerde viens nous rejoindre , on fera un truc pas bandant ensemble la biz
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