#18 - Mirëmëgjes tëgjithëve (épisode 6)
Dobro jutro svima, Mirëmëgjes tëgjithëve, γεια σε όλους, günaydin
Vendredi 10 juin 0 kms Température mini = Humide, maxi = très très humide.
Noé n'aurait pas renié le déluge de cette nuit. Il a plu entre beaucoup et très beaucoup, et pourtant elle a été plutôt sereine car pour répondre à l'interrogation d'hier d' Alex concernant la fiabilité du matériel et bien nous pouvons valider nos tentes qui ont passé avec succès les vagues de déferlantes.
Petit matin chagrin où tu hésites à sortir de ton duvet bien chaud car le plic plic ou plutôt le PLIC PLIC qui déforme la toile de ta tente n'incite pas à une activité quelconque, mais bon tu ne vas pas passer ta vie en Macédoine. Un rapide coup d'œil autour de toi pour constater que tes effets ne baignent pas dans la flotte et tu sautes dans ton froc (un poil humide tout de même) pour rejoindre au plus vite le "Barnum" ou tu espères qu'un petit déjeuner réconfortant te fera oublier le monde "merdique" dans lequel tu es actuellement.
Les 100 mètres qui te séparent dudit Barnum te semblent infranchissables. Ne rien oublier dans la tente, bien la fermer et courir vite sans te "ramasser" dans l'herbe humide, pour atteindre ce refuge ou tes compagnons déjà attablés devant un café font grise mine. Pour rappel c'est notre jour de repos où nous sommes sensés nous détendre, faire nos lessives et éventuellement "faire bronzette". En lieu et place nous sommes recroquevillés avec deux couches de "polaire" comme des pommes à se demander ce que nous allons faire de notre peau.
Avant tout une bonne douche (que nous espérons chaude) pour au moins se "refaire la cerise".
La douche ??? Comment dire, elle est unique, donc la file d'attente est conséquente. Une fois le pass obtenu, tu as le droit de slalomer entre les poils de c.. et les restes de dentifrice. L'eau chaude distribuée avec parcimonie permet tout juste de te faire croire que tu as pris une douche juste une illusion, à peine une sensation (cf Téléphone). Comme la solitude ça n'existe pas (Gilbert Bécaud) tu tiens compagnie aux deux chiottes attenants afin d'avoir le plaisir "d'esgourdir les trompettes de Jéricho" des autres campeurs qui ont surement forcé sur le cassoulet. le bruit et l'odeur du marteau piqueur (Zebda )
Encore un fois, l'aventure c'est l'aventure et ça fera des souvenirs. Pour l'heure nous nous préparons tout de même à rejoindre la ville située à deux kilomètres (ça fera toujours passer le temps).
Info de dernière minute, une source bien informée vient de nous prévenir qu'un front d'intempéries majeures (risque de submersion) se positionne juste sur notre parcours (Macédoine, Grèce) sous le nom sympathique de " Génésis" , Comme musique nous aurions préféré les originaux .
Bon bah ça y est nous sommes en ville, plutôt mignonne, un poil touristique et ça tombe bien puisque ne l'oublions pas, nous sommes des touristes !! Une tournée des boutiques pour faire passer le temps et dépenser quelques " Denar" (monnaie locale). Un petit resto sans prétention permettra de gagner encore une bonne heure avant de rentrer au campement ou notre "barnum" favori nous attend pour un apéro précoce. Mais qu'est ce qu'on se fait chier. Il est maintenant 19h30 et nous attaquons le repas. La vérité, nous mangeons plus tôt que dans un Epadh. La pluie vient à nouveau marteler la toile de tente. Ce bruit vient nous rappeler que la prochaine nuit et le pliage de demain risque d'être un poil glauque.
Il est 21h30 et nous avons terminé de diner. Mais qu'est ce qu'on se fait chier!!! Se coucher est une des seules options restante, car l'ambiance sous le Barnum est à se "flinguer", entre le gros barbu "schleu" qui pue la clope et qui essaye de" s'entreprendre" la seule nana beatnik du camping avec son jogging délavé qui doit sentir la marée, le patron du "rade" qui carbure au whisky depuis 16 h et qui est "chauffé au gaz" en se baladant en short et tee-shirt alors qu'il fait 8 degrés et le groupe de suisses "sur le retour" qui entonne des chansons troulala hi tou sans être bourrés, tout ça au fin fond de la Macédoine sous des trombes d'eau, bah ça me donne envie de pleurer. Dormir ou mourir pouah!!! Harg "cerise sur le bateau" ils viennent de mettre de la musique locale, pas la meilleure !! Mais qu'est ce qu'on se fait chier.
Allez au dodo, reste plus qu'a foncer dans le noir en évitant de se prendre les pieds dans les piquets de tente et slalomer le plus vite possible en passant entre les gouttes pour rejoindre son duvet surement glacé. Ce soir c'est certain je sors le "pilou pilou"
La biz à demain. (où pas)
Samedi 11 juin 200 kms température mini 16° maxi 30°
Le Macédonien est casse c......s quand il a picolé, (en fait comme tous les mecs qui picolent). D'où une nuit en "dents de scie" liée à la pluie qui a tambourinée toute la nuit, et à 2 Macédoniens qui ont refait le monde TOUTE la nuit et étaient encore là au pti dej ! Mais bon nous nous rattraperons demain . Pliage express avec des fringues et du matos complètement trempés. Alex : on dirait que je sens le maquereau.
Direction l'Albanie, avec avant de quitter la Macédoine un passage au monastère Saint Naum, pour satisfaire la curiosité culturelle de Laurent et Alex, car Malik et moi sommes totalement hermétiques à ce genre de visite (de vrais bourrins).
Alléluia, ma journée sera quoi qu'il arrive, une belle journée, oui mesdames et messieurs j'ai enfin trouvé ma quête. UN DOUANIER SYMPA, mieux, DEUX DOUANIERS SYMPAS. Oui le passage de la frontière Macédonienne est proche et forcement réveille mon ulcère, mais là, miracle, non seulement ils ne me demandent pas ma carte grise, mais ils me gratifient d'un Have nice day avec un sourire. Ma parole j'ai faillis saigner du nez, et même topo à la frontière Albanaise !
La pluie a décidé de "nous lâcher la grappe" et au loin nous voyons comme un espoir dans une vague trouée bleue.
L'Albanie est un pays qui fait peur et fait fantasmer. Oui, la légende urbaine le décrit comme un "coupe gorge" géré pas la mafia. En 1983 nous avions frôlé ses frontières. A l'époque le dictateur Enver Oxda en avait fait le pays le plus fermé au monde et comme chaque interdit ça donne encore plus l'envie de voir ce qui s'y passe.
Alors nous y sommes et ce pays s'ouvre enfin à nous. Pour le coup, nous avons trouvé plus pauvre que la Bosnie. Le revenu mensuel par habitant est de 350 euros, et prix du carburant 2 euros le litre). Voilà une des explications de ce nombre impressionnant de personnes qui marchent sur de longues routes droites interminables sous la pluie et sans aucune protection.
Je garde en mémoire ce petit couple de personnes âgées qui se tenaient par la main bravant les éléments , ce grand père avec sa petite fille, battant la campagne, ou ces bougres assis à même le sol attendant un hypothétique bus.
Nous avons pu croiser ce bonhomme qui tenait un fagot de bois sous son bras, un autre avec une brouette complétement déglinguée qui contenaient de l'herbe??? ou encore deux ou trois personnes qui baladaient une vache au bout d'une laisse comme tu promènes un chien et qui la laissait brouter au bord de la route.
Le plus étonnant c'est le contraste. Tu peux voir un pauvre gars sur sa charrette hors d'âge trainée par son cheval et de l'autre coté de la route un jeune homme passer sa Porsche "Cayenne" rutilante à la peau de chamois.
Point également assez cocasse, il faut savoir que l'Albanie est le pays ou il y a le plus de Mercedes par habitant après Dubaï. Certes elles ne doivent pas toutes avoir leur carte grise (quoi que sur ce point je devrais plutôt être discret)
Mais pour l'heure, quelques gouttes de pluie omniprésentes ne facilitent pas la conduite sur la "riste, ou rouste" (contraction de route et piste) car il faut avouer que nous franchissons une étape dans le domaine "des abandons de la DDE" . L'histoire commence par une départementale ( je hais les départementales cf Jean yann , le permis de conduire) qui devient un poil chaotique, pour devenir un champ de mines, puis le peu de goudron disparait pour laisser place à une piste digne du Paris Dakar et là, attention, debout sur les cales pieds et concentration maximum pendant au moins 40 kms. Chacun sous son casque pense: Si toutes les routes sont comme ça en Albanie et bien nous "n'avons pas le cul sorti des ronces" ( Dicton Toulousain)
Mais le calvaire prend subitement fin pour laisser place à une magnifique route qui serpente entre les moyennes montagnes de ce pays qui se découvre à nous. Une succession de lacs immenses et de fleuves donne encore plus de relief aux paysages qui défilent.
Ce pays est "presque" magnifique, la montagne est" presque "belle et "presque" immaculée, mais à chaque traversée de ville, c'est le moyen Age qui te frappe "pleine face". Tu sens malgré tout une population chaleureuse, heureuse de voir des "p'tits touristes" venir leur rendre visite, toujours un sourire, un signe de la main.
Nous sentons que ce pays a dépassé " la date de fraicheur" tout est déglingué.
Entre les magnifiques montagnes, quelques Derricks privés hors d'âge actionnés pas des pompes qui tournent encore par l'opération du saint esprit arrivent à extraire 18 000 barils de pétrole par an, mais à en disperser autant dans la nature au regard du lac noirâtre que nous longeons !!! L'odeur qui pourrit le paysage est pestilentielle
La journée s'étire gentiment et nous avons décidé de "raccourcir " l'étape, car la Macédoine et son temps de M...e a laissé quelques souvenirs humides dans nos "paquots". le soleil de nouveau présent, donne bien l'envie de stopper pour faire sécher tout ça, éventuellement faire la lessive car ça commence "à crougnouter".
Le premier endroit pour camper est une décharge à ciel ouvert, donc nous passons notre chemin. Le deuxième est au bord d'une nationale ( pas vraiment engageant), mais le patron sans doute issu d'une grande école de commerce et de tourisme, nous saute dessus et voyant notre air dubitatif, propose de venir voir le jardin qui est derrière son camping. Comme souvent dans l'histoire d'Europa Ti Tour, les choses se finissent bien car nous plantons les tentes au milieu de citronniers et de grenadiers.
L'hôtesse apporte un plateau de fruits (prunes et cerises) et présente les lieux (avec machines à laver qui sont prisent d'assaut) . Sur le classement des campings " le River Side camping" occupe pour l'instant la première place rapport qualité / prix.
Une petit balade de quelques kilomètres pour aller diner en ville nous fera rencontrer la population. Nous sommes samedi soir et les jeunes sont en ville. Ils n'ont rien à envier à nos gamins et c'est peut être la chance de ce pays pour sortir de l'ornière dans laquelle le communisme l'avait "balancé".
Demain nous continuons notre périple en Albanie, alors venez voir. Ce pays n'est absolument pas ce que l'on dit de lui et il y a surement plus de chance de se faire "suriner" en allant voir un match de foot au stade de France par des s.......es de racailles que dans ce pays attachant.
Dimanche 12 juin 230 kms température mini 24° maxi 30°
Départ "peinard" de notre super camping Albanais pour une dernière tranche de ce pays (environ 40kms). la "départementale montagne russe" donne mal au cœur et nous ne sommes pas loin de "la peau de renard" mais le paysage vaut le coup de se faire secouer. Le pays nous charme toujours autant, mais le ciel et le soleil qui nous ont aidés à "plier" sereinement commence à changer de couleur, ce qui ne présage rien de bon.
Noir d'encre c'est le mot. Juste le temps de s'arrêter faire le plein et voir le paysage se transformer sous un orage hors du commun. C'est le cadeau de l'Albanie pour nous dire adieu, sans doute des larmes de tristesse.
La Grèce nous accueille avec son litre d'essence à 2,5 euros (avis aux gilets jaunes).Bienvenue dans le monde civilisé... Le premier camping (municipal, trop cher à 65 Queusses la nuit) en bordure d'un lac dégueulasse sera notre campement pour la nuit.
Parenthèse
Un premier passage au poste frontière grec se passe formidablement bien, sourire et tout et tout et juste derrière, deuxième contrôle par une charmante petite douanière tout sourire elle aussi, qui reprend le passeport et me dit: Bernard Georges Antoine, the big Name very nice , moi fier comme un "bar tabac" je répond dans un anglais parfait Yes. Ravi=s de ce charmant sourire je m'empresse de raconter à Malik cette petite tranche de vie. Malik: Ho espèce de tâchon, tu rêves ou quoi, c'est un coup classique des douaniers pour vérifier ta réaction quand elle dit ton nom, alors redescends de ton armoire, tu n'as pas de "ticket" avec elle.
Les nuages sinistres se succèdent dans un ciel changeant, (c'est certain nous allons en reprendre une sévère).
La terrasse bruyante sur laquelle nous dégustons un petit verre payé par Malik qui vient de marquer sont premier point dans notre jeu " Roulez boulé le pachyderme" me fait déjà regretter les Balkans et son coté inattendu.
Alex toujours en tête : 2
Laurent 1
Bernard 1
Malik 1
Oui Malik vient de rejoindre ses petits camarades au tableau des scores, même si il espérait secrètement rester vierge. Pourtant il était bien parti, pris d'un excès de Zèle , il entreprend une dernière approche debout sur ses cales pieds fier comme "un jeune communiant" espérant qu'Alex fasse la photo en adéquation, afin qu'il puisse la mettre en fond d'écran sur son téléphone. Malheureusement un trou caché dans l'herbe lui gâche son moment de gloire et c'est dans un rebondissement singulier qu'il chut sous le regard amusé des collègues déjà prompt à redresser "Tentor" qui gisait comme un animal blessé.
Direction le resto histoire de finir cette journée en beauté.
Lundi 13 juin 100 kms température mini 15° maxi 30°
Houla les mecs !!! y a du mou dans la corde à nœud? Réveil à 8h15 . C'est la faute de "Notaire" qui a oublié de recaler son réveil suite au changement d'heure Grec. De toute façon, ce matin " ça sent le pâté" ça traîne , ça traîne!!! y a comme un air de fatigue non ?
Petit déj en prenant son temps( sorte de sandwich au pain de mie jambon pas très probant) en attendant que la Hot line de chez Bouygues veuille bien prendre mon appel de détresse, car depuis deux jours plus moyen de passer un coup de tél ou de recevoir quoi que ce soit WhatsApp, "fesse bouc" etc etc
Oui, étant une "buse atomique" concernant tout ce qui est téléphonie et autres technologies (j'aurais du vivre à l'époque des hommes des cavernes, un bon silex et une corne de mammouth et l'affaire était dans le sac). Quoi qu'il en soit, je me suis fait avoir en passant un coup de téléphone de 22 minutes à ma chérie sans vraiment me soucier des tarifs en vigueur dans le pays de " claques pompes" dans lequel je me trouvais, résultat une facture équivalent au PIB de l'Albanie qui a bloquée mon compte . Donc détresse totale car sans cet engin diabolique et bien de nos jours tu es un homme mort. Bref le compte est débloqué , jusqu'à la prochaine galère. Ha oui le montant de la facture ? 240 euros soit ma consommation téléphonique de deux ans et demi, miséricorde.
Allez un effort, il va bien falloir le boucler ce tour d'Europe. C'est vraiment " petit braquet" ce matin mais la route qui grimpe dans la montagne réveille nos instincts de "pistards" et la route s'y prête. Les longues courbes s'enchainent et pour le coup, les freinages se font de plus en plus tardifs et la prise d'angle fait "grogner les pneus". C'est presque à nous faire oublier que nos engins pèsent le poids d'une enclume et que la moindre erreur se paye cash. Quel plaisir "d'enrouler" dans ce paysage magnifique. La moto ronronne et nous également. La température est idéale 24° avec un léger vent frais de travers qui ventile ton blouson, le pied intégral, un vrai" Ekmek" (dessert grec succulent, une véritable bombe à sucre).
Les météores sont maintenant en visu et encore une fois, la planète nous régale c'est juste inimaginable de voir ces blocs de pierre comme surgir de terre. Des colosses pétrifiés qui peuvent représenter une multitudes de formes selon ton imagination.
Le camping juste aux pieds de ces curiosités géographiques est accueillant et va pouvoir nous servir de camps de base pour la visite de demain en tenue légère et sans bagages. (48 euros en liquide, 60 euros avec facture tu m'étonnes qu'ils galèrent les grecs, merci l'Europe)
Oui il faut l'avouer la journée a été très courte à peine 100 kms et les tentes plantées à 15 h . Allez c'est partie pour une après midi de "glandage" Piscine, sieste et salade grecque (tardive).
Il est maintenant 19h30 et la terrasse est déjà occupée en grande majorité par nos amis autrichiens et allemands qui visiblement ne sont pas calés comme nous niveau restauration, pour nous c'est l'heure de l'apéro à rallonge. Ce soir c'est bombance Moussaka, Satsiki, salade grecque, etc etc . A demain
Mardi 14 juin 216 kms température mini 19° maxi 30,5°
Visite des Méteores ce matin ? Bah oui, le temps s'y prête. Le ciel bleu est revenu , mais pour combien de temps??. Les paquetages et vêtements chauds restent à la tente et c'est le cœur léger (et la moto aussi) que nous gravissons la route qui serpente entre ces colosses de granit. C'est tout simplement magnifique et vertigineux . Ces pitons rocheux avec d'improbables monastères plantés au sommet qui forcément attire la curiosité d'Alex et Laurent "les experts" en monuments et qui décident de visiter l'un de ces édifices alors que Malik et moi optons pour un retour camping avec piscine à la clef.
A noter que nous aussi avons été la curiosité d'un car de touristes Français qui ont été subjugués par l'arrivée des quatre pachydermes. En effet ces touristes pourtant bien affairés à mitrailler de photos les monastères ont soudain eu leur attention captivée par notre arrivée et se sont détournés de l'attrait des édifices pour former un cercle autour de nous et nous assaillir de questions.
D'où venez vous? ou allez vous? ou dormez vous? combien de temps partez vous? ou sont vos femmes? est ce que l'on peut avoir vos 06? habitez vous chez vos parents? et des questions beaucoup plus indiscrètes qui resterons muettes .
Malik s'essaye à quelques longueurs de crowl "vous nagez bien chef" (cf mais ou est passée la 7eme compagnie) et moi je tente un appel téléphonique au consulat de France de Thessalonique pour savoir ou se trouve ma carte grise qui visiblement est tributaire des employés des postes grecs, qui d'après la personne du consulat ne sont pas des" foudres de guerres" ( c'est le métier qui veut ça ?) non je déconne j'adore les employés des postes.
Quoi qu'il en soit ma carte grise se balade toujours et la même personne du consulat m'a conseillé d'être" plutôt carré" pour le passage de la frontière turque . (il me semble qu'il y a comme une tension entre ces deux peuple^s, et qu'actuellement la cote du Français n'est pas au plus haut).
N'ayant aucune envie de faire le "remake de Midnight Express", je vais être patient et attendre le précieux papier.
Le bruit particulier des "flat Twin" annonce le retour des enfants prodigues (de vrai puits de science). Il est donc temps de ranger la serviette de bain et les lunettes de soleil pour reprendre la route, pour le coup très tardivement.
Une constante de ces derniers jours, soleil "excessif" le matin et grosse pluie l'après midi. La route nous avale comme à l'accoutumée, mais qui dit pluie dit allure modérée et prise de risque minimum. Laurent chef de fil devant l'éternel est vraiment lent ce matin, certes comme expliqué à l'instant, la pluie calme les ardeurs , mais là, pour le coup il se "traine la bite" mais d'une force!!!!
A y regarder de plus près, sa position sur la meule n'est pas vraiment académique et c'est tout juste si il peut prendre les virages , comme si il avait un manche à balai dans le fondement. Connaissant les capacités de pilotages de notre ami, il y avait fort à parier que " The Contracture is back". Effectivement notre poto est au bout de sa vie et la douleur lui est insupportable.
L'étape d'aujourd'hui doit donc se terminer au plus vite afin qu'il puisse s'allonger et retrouver un semblant d'apparence humaine. Le camping option Bungalow (pour la deuxième fois) , tombe à pic, d'autant plus que la flotte nous accompagne. Il ne faudra pas longtemps à" Notaire" pour se retrouver raide comme "un passe lacet" sur le plumard avec deux "Tramadol" dans le cornet.
Ayant une certain compassion nous le laissons dans sa souffrance pour se diriger vers la plage où l'eau cristalline à 25° permettra des ablutions bien méritées. L'apéro "très précoce" servi sur une terrasse avec vue sur la mer aurait surement plu à Laurent. Dommage...
De retour à la "cambuse" notre camarade a repris des couleurs, visiblement "Tramadol" a fait son effet . Reste plus qu'a attendre le petit massage "baume du tigre" la bonne Pizza et une nuit réparatrice pour savoir si il continue avec nous ou si nous lui tranchons la carotide pour finir le voyage sans trainer " une bête malade"
Allez la bise à demain
Mercredi 15 juin 0 kms, température mini "bien comme il faut", Maxi "pas plus et ce sera parfait"
Nuit bercée par un flot de véhicules ininterrompu mais tout de même potable dans son ensemble . Ce matin, je suis pendu à mon téléphone en attendant le coup de fil du consulat qui confirmera l'arrivée de ma carte grise, mais pour l'instant "Nada, peau de balle" . Nous sommes donc "tanqués" dans ce camping pour un temps indéterminé qui pour l'instant est le bienvenu.
Le soleil est au rdv (juste comme il faut) la mer transparente est à disposition et chacun de nous est à cette heure à l'ombre de la terrasse à tapoter sur les téléphones et autres ordinateurs . Visiblement le repos a été bénéfique à Laurent qui a retrouvé son teint de "jeune fille" mais "le mal sournois" rode et peut revenir à tout moment.
Afin de trouver la cause de cette douleur, toutes les hypothèses ont été passées au crible dont celle concernant la position du guidon. Laurent dans un élan de courage et afin de sauvegarder son intégrité physique entreprend le démontage de ses rehausses de guidon pour tenter le "tout pour le tout" et comme l'oisiveté est la mère de tous les vices, un après midi bricolage est prévu avec pour but de changer les plaquettes de frein arrière de la meule de " Notaire" afin de l'empêcher de freiner avec ses pieds.
La journée se termine sans nouvelles du consulat , heu elle est venue à pieds cette carte grise? La journée s'est déroulée au rythme des fonctionnaires de la poste, c'est à dire doucement le matin et vraiment mais alors vraiment pas trop vite le soir. Nous nous sommes trainés de terrasse en terrasse et d'apéro en apéro pour échouer dans une "gargote" ou le tenancier aussi pécheur de son état ( il n'avait pas changé de tenue entre temps et son tee shirt avait vraiment l'apparence du gilet de pierre (cf le père noël est une ordure) .Visiblement le brave homme nous a aussi pris pour des américains en nous proposant un de ces "poiscaille" au prix du caviar. Vas y mec prend nous pour des lapins de 6 semaines. Nous allons donc rester dans la classique salade grecque (bof) légumes frits (de merde dixit Malik) calamars frits (j'ai eu l'impression de bouffer des bouts de chambre à air). Bah on ne peut pas gagner à tous les coups.
Ce repas indigeste a eu pour conséquence de transformer nos paupières (lourdes comme des bouteilles de butane ( cf Francis Cabrel). Et le "trainage" de tongs jusqu'à la la plage la plus proche et à ses transats ( au moins 50 mètres) a été assez laborieux. L'après midi de bronzette, sieste et "matage" fut un grand moment de bien-être. Difficile d'imaginer qu'il y a 15 jours à peine nous étions à 0 degrés et sous la neige.
Retour à la "cambuse", toujours en trainant les tongs et toujours en attente du coup de téléphone du consulat pour attaquer une fin de soirée "mécanique" avec changement de plaquettes de l'ami Laurent qui comme le pilote, était " au bout du rouleau". Le petit "Souvlaki ouzo" clôture donc cette journée qui sent bon les vacances.
Jeudi 16 juin toujours 136 kms température mini bien maxi très bien
Réveil tardif, mais en même temps pourquoi ne pas trainer au lit . L'attente du coup de téléphone du consulat ne vient toujours pas et pour le coup le temps commence à devenir long. Je tourne en rond et à force de faire le tour du camping j'ai fini par creuser un sillon.
Tel Napoléon sur l'ile d'Elbe, je scrute l'horizon pour faire passer le temps. Du coté de la mer , rien à signaler, pas de débarquement des troupes russe en vue, du coté montagne "ça tonne sa grand mère". En effet nous sommes aux pieds du mont Olympe qui comme tout le monde le sait est la demeure des dieux et visiblement Zeus est en colère ce matin, lui aussi doit attendre sa carte grise et comme moi il commence à fulminer, il 'm'est avis que les postiers grecs doivent commencer à " faire de l'huile".
Malik et Laurent passent le temps en essayant de "dénouer" les méandres de l'informatique pour, je crois, décharger les films GOPRO sur un disque dur*0
Alex de son coté se plie à la traditionnelle gymnastique matinale.
Ha!! je crois deviner un départ imminent pour la plage pour au moins profiter d'un bain de mer. Je ne vous cache pas que l'envie de "buter" un postier commence à me trotter dans la tête (je sais ce n'est pas très urbain, mais ça soulage)
Bon allez on ne va pas prendre racines, on boucle les valises et go, direction Thessalonique à la recherche d'un campement pas trop éloigné de la ville au cas ou l'hypothétique coup de téléphone du consulat apporterait la bonne nouvelle d'une missive tant attendue. Quoi qu'il en soit, demain ( vendredi) sera la dernière journée d'espoir, ensuite le week-end se profilera et au regard des "cadences infernales" des postiers la semaine il ne faudra rien espérer d'eux le samedi et dimanche. Ce sera donc direction la Turquie avec "serrage de fesses à la frontière (comme d'hab).
Thessalonique se profile, c'est une ville d'importance nous profitons donc de son étendue pour faire du shopping moto. En effet nous avons tous besoin de certains éléments pour continuer notre aventure
Laurent, ne supportant pas la moindre imperfection "n'est pas Notaire qui veut" change la visière de son casque qui n'a pas "absorbé la dernière cascade" de celui-ci. en effet un éclat de moins de 1 millimètre carré vient maintenant gâcher son champs de vision, ce qui lui est absolument insupportable. Laurent n'est pas perfectionniste, Laurent EST LA PERFECTION.
Mon radeau fuit, ma mémoire aussi ( Cf Olivier de Kersauson) Malik aussi fuit de toutes parts, et si aucune solution n'est trouvé à son problème d'étanchéité il finira bientôt comme l'homme de l'Atlantide avec des écailles (en même temps comme Alex, il sent déjà le maquereau). le petit Kway modèle grand luxe de chez "Revit" doit, nous l'espérons, lui éviter de "boire la tasse" à la prochaine averse.
Alex a également des problèmes d'étanchéité au niveau des "paluches" et sans remède approprié il aurait bientôt les doigts palmés. Il "glisse donc 90 queusses" au vendeur pour retrouver une paire de gants (normalement waterproof)
Bernard, grand sentimental dans l'âme a commencé le road trip avec une paire de gants qui a appartenu à Vercingétorix et espérait secrètement que ceux-ci tiendraient encore 4 mois (fétichiste vous pensez? ou radin?) Quoi qu'il en soit, ces reliques ressemblent maintenant plus à des mitaines mitées qu'à autre chose. Il faut donc séance tenante trouver des remplaçants. Le passage de relai fut fait dans la douleur et l'émotion. La poubelle proche qui pour toute personne normalement constituée aurait servi de tombeau à l'ancienne paire restât close. La séparation empreinte d'un tel chagrin, oblige Bernard a enfouir au fond de son paquot "ces loques" en se disant on ne sait jamais. (oui je sais j'en fais des caisses).
Campement en vue "plantage" du matos rapidos et efficace ( rien de nouveau sous le soleil) Baignade, apéro , diner, petites tape sur les C...s et au lit
A demain avec je l'espère une petite ligne écrite du consulat. La biz
Vendredi 17 juin 336 kms température mini 24 Maxi 33,5
Bon bah non pas de consulat aujourd'hui ni jamais. La dernière limite pour la réception du courrier était 14 h alors en attendant cette heure butoir, nous avons trainé nos carcasses sur la plage pour parfaire notre bronzage faute de mieux (en même temps il y a pire) le petit resto "pieds dans le sable est notre dernier moment de "temps calme ". Maintenant il va falloir fouetter les chevaux pour rattraper une partie du temps perdu.
Retrouver les motos est quelque part un peu jouissif, elles sont devenues un peu le prolongement de nous même, nous retrouvons rapidement nos automatismes et nos petites manies .
L'autoroute est la bienvenue car nous devons" tracer" au moins 300 kms dans l'après midi pour nous rapprocher de la frontière Turque. Habitués depuis maintenant quelques semaines aux routes défoncées , nous sommes un peu désorientés de nous retrouver sur ce ruban lisse ou la vitesse autorisée de 130 km/h nous parait presque excessive, mais le naturel revient au galop et c'est bien calé contre nos "paquots" que nous avalons les kms comme dans un songe.
Rien à voir avec l'autoroute A6 bien de chez nous. Celle ci oscille entre mer et montagne et les rares véhicules que nous croisons nous sortent de notre torpeur pour que nous puissions admirer ces paysages . L'autoroute m'emmène et je la laisse aller ( Cf Téléphone).
Les quelques cabines de péage ( avec des vraies personnes dedans) ponctuent notre avancée et à l'inverse du prix de l'essence totalement délirant ( 2,59 ) au plus haut, Il est encore possible de régler sa note avec des pièces (de mémoire au plus bas 0,60 cts au pire 1,2 euros).
Depuis notre départ de Nîmes c'est la première fois que nous sommes "encore en selle" à presque 19h et je dois avouer que c'est une sensation assez agréable. La chaleur commence à se dissiper et le soleil rasant change les perspectives de l'environnement. j'adore, je pourrais rouler jusqu'à la nuit.
Le premier camping fera l'affaire pour ce soir ( enfin l'affaire , c'est vite dit) Camping municipal ou "Sœur sourire" nous accueille en grinçant des dents ( hou la vilaine, on dirait la sorcière de la forêt de Malcombe) Bienvenue au camping des "flots dégeus" Nos voisins grecs et roumains nous "défonce les esgourdes" avec de la musique Grèque ou rebeu ( difficile à définir vue la qualité de la sono) et font cramer des saucisses sur un BBC improvisé " sans doute assemblé avec leurs pieds" ça pue c'est une horreur.
Afin de les laisser tranquillement se "torpiller" à l'alcool frelaté, nous nous dirigeons vers le Snack du camping pour "se caler la dent creuse" avec un Souvlaki qui ne restera pas dans les mémoires mais sans doute chez " Jacob Delafon" dès que possible.
Allez au dodo et priez pour moi quand je serais devant le douanier Turc. "Allah ak bar"
Une Nuit comme ça , même dans mes pires cauchemars, je n'ai pu l'imaginer. Comme nous pouvions nous en douter notre B...d de voisin nous attendait au retour du resto avec sa musique à fond ( il était tout de même 23h30) .Entre temps un chat qui devait se faire écorcher dans un coin du campement miaulait comme un malheureux, à rajouter à ça le passage incessant des 38 tonnes sur la route avoisinante, l'abrutis de voisin motard qui rentre à pas d'heure en surrégime moteur avec plein phares dans la tente, et le gros coup de sono "du Jacky local " et là, il te prend l'envie de choper le "gus" d'à coté et de lui enfoncer dans la gorge les p....s de braise de son BBC pour qu'enfin il ferme sa G...e. ( Oui je sais je suis encore sur le coup de la colère)
Samedi 18 juin 300 kms température mini 26° Maxi 26°
"Sœur sourire" n'est pas là ce matin. Son frère " j'ai avalé un clown" la remplace. Non, en fait il est très sympa. Nous nous acquittons donc de notre nuit de "misère" (et je pèse mes mots) avant de reprendre les meules.
Allez Gaz direction la frontière Turque qui se trouve à 40 kms. 40 kms qui permettent à mon "palpitant" de cogner de plus en plus fort ( Surtout ne pas imaginer les geôles Turc). Pourtant se dresse maintenant devant moi le plus important poste frontière du monde, grand comme le stade de France, grillages, barbelés et drapeaux flottants bien haut dans le ciel, te faisant comprendre qu'ici est un autre monde et que tu ne "rigoles pas des genoux".
Les guérites avec hommes en armes se faisant face te laisse imaginer qu'au moindre geste tu peux te faire "poinçonner gratos". Quoi qu'il en soit un petit signe de la main ne fait pas de mal et un retour de leur part te rassure quelque peu.
Mais c'est sans compter sur le passage du premier sas ou un douanier fort peu engageant à grosse moustache (oui si tu n'as pas de moustache en Turquie c'est que tu n'es pas turc, même les bébés ont de la moustache) qui nous intime l'ordre de nous ranger sur le coté. Nous l'appellerons "Gümrük" car c'est ce qu'il y a de marqué sur sa chemise. donc Gümrük le "flinguo" bien en évidence nous fait signe d'ouvrir nos "valoches" au cas ou un réfugié kosovar serait caché dans notre top case ( quoi que en morceau ce serait possible) .
Gümrük arrive sur les valises de Malik et tombe nez à nez avec son "slop de la semaine". Gümrük: Harg , vous êtes en possession d'une arme de destruction massive , terroriste , les mains en l'air. Malik: Mais non M'sieur c'est juste mon "slibar" avec quelques traces de freinage, pas de danger, mais n'y touchez pas ça peut vous piquer les yeux.
Trêve de plaisanterie. Premier passage Ok, Gümrük nous lâche la grappe, deuxième passage ça passe. Juste une présentation de passeport. Troisième passage!!! He M....e . Le douanier: bana kayit kartini ver. ( Donnez moi votre carte grise) Bernard:sorry sir i lost this document don't put me in jail. (Bah oui à force je commence à aligner quelques mots d'anglais.
Appel téléphonique à son supérieur, petite question sur le fait que j'ai pu passer la douane greque sans problème. Le Douanier: you were able to pass the greek customs il is surprising because the are big idiots us on the other hand we are nice go pass Bernard :yes thank you the people turkey is verry fantastic.
Quatrième passage, juste un contrôle de l'assurance, ouf ça y est. Après une heure d'attente et de transpiration, nous sommes enfin en Turquie. (Je vais en crever de ces passages de frontières).
200 kms nous séparent d'Istanbul. 200 kms de ligne pratiquement droite ou tu commences à réfléchir au moment ou tu vas devoir affronter la circulation " Istanboulaise" ( je ne suis pas certain que ce mot existe).
A moins de 20 Kms, tu aperçois à l'horizon les buildings se dresser et comme dit Malik : Tu sens comme une oppression qui va en grandissant. Puis grand plongeon dans le flot de véhicules qui se croisent dans tous les sens avec tout de même une certaine harmonie. Pas de coup de Klaxon et pas d'accrochages, c'est comme un ballet bien organisé. Ca se corse tout de même un peu quand nous commençons à slalomer dans les ruelles entre les "pousse pousse " et les voitures à contre sens (on dirait le Sentier des années 80) pour enfin arriver à notre hôtel dans une impasse pittoresque.
Alex est encore sous le coup de la colère, et connaissant notre énergumène, ce n'est pas son tempérament. En effet nous sommes en train de nous faire arnaquer avec un grand A. Rien ne correspond, ni les chambres, ni les prix, ni le parking pour garer les motos. Nous sommes coincés et sommes obligés de nous plier aux exigences du "tôlier" de l'hôtel. Pour la peine nous allons "piquer les serviettes de bain, boire le shampoing, pisser dans le lavabo et faire couler l'eau chaude toute la nuit".
Une bonne douche réparatrice, "un petit coucou à Jacob" et nous voila prêt pour affronter le "grand Bazard" (piège à touristes, faut pas y aller) - mais si, mais si - pour ensuite s'enfoncer dans des petites ruelles plus typiques. Cette ville est une incroyable fourmilière (12 millions d'habitants) une ambiance vraiment géniale. Les quêtes du soir sont: trouver le Kebab ultime et allez mettre les pieds en Asie.
Pour le Kebab, il y a pourtant le choix. Laurent toujours à la pointe a repéré un "bouclard" où parait t'il le menu est au top mais situé dans une ruelle peu engageante, donc demi tour et direction le centre sur une petite place plus avenante.
Malik en fin épicurien questionne le chef (à moustache) qui lui promet le meilleur Kebab de sa vie . Nous aurons droit à une espèce de viande desséchée sans arôme et sans saveur accompagnée d'un pinard avec un arrière gout de vinaigre (Laurent n'a pas fini son verre c'est pour dire ...) ce qui aura pour effet de mettre notre pote dans un état proche de l'homicide. Le petit moustachu n'a même pas idée du sort qu'il à faillit avoir, il a été à deux doigts de décéder.
La ballade pédestre pour tenter de rejoindre l'Asie aura pour effet de le calmer, car le spectacle enchanteur d'Istanbul la nuit est absolument incroyable c'est juste féérique. Nous franchirons bien un pont sur le Bosphore (drôle de nom pour une bande de retraités) où des dizaines de pécheurs sortent de l'eau une multitude de petites sardines, tout ça de nuit en soulevant la canne à pêche régulièrement pour laisser passer les bateaux qui se "tirent la bourre" façon grand prix. Mais au bout ce n'est toujours pas l'Asie ....
Je couche ces dernier mots allongé sur mon lit avec une température agréable qui n'a rien a voir avec la canicule française. Ha, j'entends à nouveau les chats miauler au dehors ( décidément)
La biz et à demain pour une journée entière consacrée à la visite de cette ville magnifique avec évidement la recherche du "Kebab Ultime".
A la semaine prochaine
RENARD DES SABLES




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On de lâche dans le "verbe" !!! Bises les gars. A la semaine prochaine pour la suite de vos aventures. Los Molinos
RépondreSupprimer👍 A la semaine prochaine 😁
RépondreSupprimerAglaë
Passionnant !
RépondreSupprimerHello merci pour ce soutien dommage qu'il soit anonyme. qui que ce soit, la Biz
SupprimerBonjour les voyageurs! Toujours aussi sympathique de lire vos aventures, on espère que vous aurez pu rentrer en possession de la carte grise magique…. J’avoue que la petite table en bord de plage en Grèce nous a bien fait envie (surtout qu’à Paris ça manque de brise marine en ce moment surchauffé) et d’ailleurs vos mines réjouies montrent que vous en avez bien profité, un petit Ouzo peut être? Sainte Sophie à la tombée de la nuit c’est super aussi alors on attend la suite.Dommage , vous avez loupé le Président de peu il s’est fait une virée Arménie et Moldavie….. Bon repos hebdo à tous et bien cordialement eV, Phil et Den
RépondreSupprimerHihihi On est bientôt la semaine prochaine.... bientôt la lecture😜😘😘. Noute
RépondreSupprimerCoucou les garçons, mais quel plaisir de lire vos aventures comme si on y était !... Juste une remarque car pour nous résidant en Grèce l'été, nous avons été très proches de vous et surtout me ton kardia (avec le cœur) Alors quoi pas de photo de la frontière grecque ? Snifff
RépondreSupprimerLaurent j'espère que tu vas trouver ta position pour profiter au max de ton voyage... Mais quelle aventure vous êtes en train de vivre, merci de nous la faire partager Brigitte B.