# 20 Salutare tuturor (épisode 8)
salutare tuturor- Ako
pozdraviť všetkých- ahoj všichni- cze wszystkim- helló mindenki
Lever à petit pas pour se diriger vers le petit déjeuner
« roumain » préparée par Gabriela.
Nous : Dites-nous Gabriela, vous recevez un banquet pour 10 personnes à midi ? Gabriela : heu non pourquoi ?
nous : bah, les mets nombreux et variés sur la table ? Gabriela : c’est votre petit déjeuner
et vous ne partez pas tant que les assiettes ne sont pas vides.
Gabriela est une femme forte et de caractère. Pour preuve, dans les échanges de la veille au
soir sur la Roumanie, le régime en place, celui du passé , la cause Rom etc. etc .
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a des idées bien
arrêtées.
Gabriela : Vous avez des Roms chez vous en France ? Nous : oui et ce n’est pas toujours facile.
Gabriela : Et bah vous les rassemblez tous et vous les foutez dehors.
Nous :????. Je tente une question sur le régime communiste qui comme vous
avez pu le deviner n’est pas mon équipe préférée et là, son regard me foudroie.
J’ai rapidement compris que c’était mieux avant et qu’elle faisait peut
être partie des intimes du dictateur, donc « camembert » , on va se
faire la bise et se quitter bon amis.
Evidemment il est totalement impossible de terminer les
nombreux plats proposés dont voici à peu près la liste.
Café ( normal, 1 litre par personne), Jus d’orange (
hectolitre avec des mûres dedans pour que ça tienne au corps), un roulé «
de sa mère » crêpe, fromage, omelette que Malik a mis une heure à faire
descendre la première bouchée, un broc de lait caillé ( rien que de l’écrire
j’ai la gerbe), un énorme plateau de charcuterie et fromage avec en supplément
des dés de « Gras » que même Alex fin gourmet a failli régurgiter, un
plat de poivrons ,choux fleurs et autres crudités, un gâteau genre « savane »
mais que si tu le lance sur quelqu’un, tu te retrouves en «calèche» pour tentative d’homicide, une corbeille de pain pour nourrir
toute l’Afrique subsaharienne, beurre ( le KG) confiture, miel et je dois en
oublier.
Gabriela n’est pas seulement une cuisinière, elle est également
« femme d’affaires » et maitrise totalement les nouveaux moyens de
communication. Nous aurons donc droit aux selfies avec les motos à mettre le
plus vite possible sur les réseaux sociaux. Nous aurons également droit à la
distribution de cartes de visite et à la recommandation sur les avis Google.
Allez, au Revoir Gabriela vous avez été charmante et nous vous recommandons, mais ne soyez pas vexée car les français y vont molo molo sur les ptis déj.
Encore 350 kms de Roumanie toujours en longeant plus ou moins la frontière Ukrainienne. Nous essayons de nous rapprocher le plus possible de la Hongrie qui sera notre prochain pays .
En ce qui me concerne, cette journée de
« roulage » sera faite en automatique . Je ne verrais rien du
paysage ou seulement quelques bribes bien agréables, mais vraiment trop
préoccupé par cette carte grise qui me fuit et dont je ne vois pas pour le
moment le moyen de la récupérer.
Je ne vous cache pas
que ça gâche une très grande partie de mon voyage , car je fais peser sur le
groupe une tension dont nous n’avons surement pas besoin.
Mais avant tout, nous devons ABSOLUMENT stopper une
journée au calme.
Effectivement l’accumulation des kilomètres depuis un mois
et demi, les petites (ou grosses douleurs) les petites contrariétés etc. etc. commencent à faire « vibrer l’ambiance » .Nous
portons également les mêmes fringues depuis plusieurs jours et quelques
réparations diverses et variées sont aussi au menu.
Baia des mare
est en ligne de mire et le petit camping à la ferme ciblé par « Notaire »
sera le bienvenu.
Un petit chemin au milieu de nulle part, un portail, Toc
Toc ??? personne à la porte . Pas grave. Un panneau à la porte en
français « installez-vous , la concierge est dans l’escalier, (non
bien sûr), nous revenons de suite »
Nous voulions de l’isolement, de la tranquillité et du calme
et bien c’est la bonne porte.
La camping comme nous l’aimons, personne ou juste un couple
d’allemands (motards) avec qui nous pourrons échanger ( eux aussi de grands
voyageurs) qui nous confirmerons que nous allons sacrement « morfler »
en Finlande avec les moustiques. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle et qui
fait méchamment froncer les sourcils d’Alex.
Ce nouveau campement possède le strict nécessaire, qui permet à l’équipe de se remettre à neuf, à Malik d’enfin cuisiner et de prendre le temps de ne rien faire . La soirée se terminera dans une douceur pas encore rencontrée à ce jour. Ce sont les bouteilles de pinard et de Whisky pourtant vierges du soir qui lors de leurs trépas annoncent l’heure du coucher.
Mardi 28 juin 14 kms température mini 22° maxi 36,5 (
encore un record qui tombe)
Trainage de pieds, mais d’une force inouïe. Petit déj, croissants, pains au chocolat , jus d’orange Bio, tout ça dans un cadre reposant, doit nous
aider à nous « refaire la cerise »
La matinée passe à mettre en place une organisation et une chaine de commandement digne d’Overlord
( débarquement).
Dans un premier temps et à la première heure, téléphoner au
consulat de Thessalonique pour savoir si
la carte grise est encore en Grèce et si la fonctionnaire en place est disposée
à la laisser reprendre la route. De son côté Malik( professionnel de
logistique) met en branle un de ses employés pour que celui-ci regarde comment faire transiter le document via UPS, FedEx ou
autre ( pour info le pli devra forcement retourner en France). Ensuite
reprendre une direction que Laurent de son côté est en train de définir selon,
notre rythme de roulage, la force du vent et l’Age du capitaine.
Brno en république
tchèque est choisi. Il faut donc réserver un hôtel à cet endroit pour éventuellement
récupérer le précieux document. De son côté ma chérie dépense toute son énergie
à envoyer des courriers et autres mails afin de coordonner le tout depuis la
France. Voilà, j’espère suite et fin au prochain épisode . Bizarre, je n’ai pas
trouvé une note d’humour à glisser dans ce paragraphe.
La journée se termine avec Malik à nouveau au fourneau. Ce soir c’est entrecôtes maturées et Haricots verts , Fromage et cerises.
A demain, La Biz.
Mercredi 29 juin 306 kms température mini 29° maxi 39°
( nouveau record)
29° à 8 h du matin , houlà,
ça promet pour la journée, pas un pet de vent. La douche glacée extérieure du campement n’aura même
pas le temps de faire son office, car juste le temps de retourner à la moto
pour finir le chargement qu’il faudra recommencer. Un petit bisou à la charmante Camélia ( responsable du
camping) et Gazzzz.
Au programme aujourd’hui environ 300 kms et nous serons
normalement en Hongrie. Passage de frontière, tout juste si le douanier daigne jeter
un œil sur nos « papelards » (
aigreurs d’estomac pour rien).
Après seulement quelques kilomètres la différence est saisissante . Hongrie ? France ? « kif kif bourricot « c’est étonnant ce changement entre la Roumanie et ce nouveau pays. Terminé les carioles avec chevaux.
la campagne Hongroise se déroule devant nous et à part
les noms des villes (ex : HROZHGTYURTRZ) qui te donnent un max de points si tu arrives
à les placer au scrabble et bien c’est la même chose.
Le GPS de Laurent nous fait bifurquer sur une petite route dans les sous-bois pour arriver en face de ???? rien. Enfin si une rivière dont je ne connais pas le nom. Un pont ? que nenni, un bac ? mais oui M'sieur un vieux truc bien pourri avec un gus qui doit être le capitaine ou le mousse va savoir . Il tape allégrement dans son plat de frites en n’oubliant pas de temps en temps de s’essuyer sur son tee shirt qui c’est vrai en a vu d’autre.
Laurent : Bonjour commandant à quelle heure part le bac ? le commandant : groujhr. Laurent : bon d’accord merci M’sieur .
Ha oui détail, la
température a atteint les 39 degrés et le port des fringues de moto est devenu
un supplice, alors ni une ni deux, en attendant le départ du bac il nous faut
à peine 30 secondes pour nous retrouver à poil et piquer une tête en plongeant
du bac sous les yeux interrogatifs du commandant.
Là, mesdames et
messieurs vous auriez pu assister à un orgasme aquatique « P…n d'sa reum », l’eau est au bas mot à 29 degrés avec un léger courant . Nous pataugeons
jusqu’au moment où le capitaine nous fait signe de rappliquer dar dar car il
va « envoyer les moteurs ».
Ce petit intermède nous permet de remettre « gaz » en vue d’un panneau camping qui ne sera qu’une illusion mais qui permettra un arrêt nécessaire pour ingurgiter l’équivalent d’une piscine pour au moins avoir le plaisir de transpirer .
" .Her Kommandant " annonce encore 39 kms
avant de trouver le camping avec piscine qui permettra de faire le « plouf salvateur ».
Hello Toc toc du camping .Hallo meine herren, das französische wilkommen . installieren, wo sie wollen (Installez-vous ou vous voulez).
Heu, bah la m’dame, nous hésitons entre le monsieur de 92 ans et son déambulateur, la dame avec son maillot de bain de 1912 et ses bas ( ha bon, ce sont ses varices!! ) et l’équipe de poivrasses ( qui a fait la bataille des Ardennes) tanquée au bar devant un Tonneau de bière à chanter " Eil Prosit Prosit" .
Nous avons juste envie de pleurer. ( En fait ,c’est juste l’ehpad de Berlin
qui a été délocalisé. Pour se détendre, allons-nous rafraichir dans la piscine .
Ha!! je crois que ça va pas être possible, pas être possible (
Cf Zebda). Il manque juste les grenouilles, un ou deux canards et des nénuphars pour en faire un parfait étang à
moustiques, mais le pire c'est qu’il y a des « gonzes » pour faire trempette dans ce « jus de pieds » .
Les douches « post soviétique » feront l’affaire
pour se débarrasser de l’odeur de
« puma » qui colle au corps depuis le dernier plouf .
La soirée se termine au bord d’un lac où une pizza
« Hongroise » au demeurant excellente sera ingurgitée avec bonheur.
La température encore très élevée promet une nuit collée aux
draps . oh miséricorde
La Biz à demain
Je confirme, MISERICORDE . Laurent a les « yeux bordés
de reconnaissance » ce matin. Le pauvre a eu ses vapeurs toute la nuit et
impossible de dormir dehors sous peine d’attaque en règle d’une escadrille de « Mosquitos »
affamés.
Un coup d’œil au thermomètre de la moto pour voir la
température de 28° degrés s’afficher ( il est tout de même 7h du matin).
Le ciel est d’un bleu laiteux à perte de vue, et nous
angoissons déjà de la journée qui se profile.
Le petit déj est pris sous le peu d’ombre que ce camping sordide
peut donner . Une dernière douche avant de s’équiper, et Go.
PARENTHESE : A savoir que dans le cas de figure
de grandes chaleurs comme c’est le cas ce matin, le fait de s’équiper de pieds en cape est une
véritable épreuve et chacun s’observe afin d’être synchro sur le timing.
Qui met ses chaussettes , chacun met ses chaussettes, qui
met son « falzar » chacun met son « falzar » et ainsi de
suite, car si tu as le malheur d’être un poil en avance sur les copains, tu es
bon pour te taper une « méga suée » sans compter sur les petits
imprévus genre j’ai perdu mes clefs ( si vous voyez ce que je veux dire) ou
mince j’ai oublié de faire C… (toujours le même).
Ce matin l’état de grâce ne durera pas plus d’une minute. La
sueur commence déjà son périple vers la raie de ton C ..
Difficile de parler de la Hongrie, car il n’y a rien de
particulier à dire. Comme expliqué précédemment la ressemblance avec ce que
nous connaissons déjà est assez flagrante.
La route défile
monotone sous les feux de l’enfer. Chacun à sa manière essaye de passer le
temps en évitant les effluves des vents bouillants .
L’âme vagabonde, j’imagine
que nous venons de passer une frontière dans notre voyage . En effet, terminé
le coté exotique des Balkans et de la Roumanie, nous rentrons dans des pays
plus « normés ».
Nous venons de franchir les 15 000 kms depuis le départ
. Il y a comme une pointe de tristesse, un cap est passé. Evidement il reste
tant de chose à voir et nous n’avons même pas fait la moitié du trajet mais
tout de même il y a un truc qui se termine.
Pour la suite il va falloir faire preuve de beaucoup
d’imagination ( ou d’exagération) pour vous tenir en haleine ( ça je sais
faire),mais notre équipe n’est jamais à l’abri de faire des surprises.
La Slovaquie surgit d’un coup sans crier gare, pas de poste frontière . Là aussi pas grand-chose à dire.
La première station-service est
prise d’assaut pour écluser moult bouteilles d’eau afin d’éviter de finir en
poussière, la propreté de cet endroit, l'organisation et les "chiottes payantes tranchent avec ce que nous venons de traverser.
La température continue de monter, nous traversons d’immenses
champs de blés pareil à un océan ou
s’affairent d’énormes tracteurs et moissonneuses et seulement à quelques
kilomètres de là, la Roumanie avec ses engins agricoles datant de Staline fait
du mieux qu’elle peut pour ne pas
sombrer.
Ron ron ron fait la BMW qui tourne à 3700 Tours, la
température moteur flirte avec les 100 degrés en permanence et le ventilateur
tourne pratiquement « non-stop »
renvoyant des bouffées d’air brulants sur les « guibolles »
Ron ron ron fait Bernard sur sa meule. Ho Putaing, je viens
de m’endormir pour de vrai et j’ai même commencé à rêver. Warning, Stop, arrêt
immédiat , faut pas rigoler avec ça. D’habitude j’ai des signes avant-coureur, mais
là, que dalle , extinction des feux sans préavis.
Le premier coin ombragé fera l’affaire, vite , la moto sur
la béquille, le blouson allongé dans l’herbe et un coma immédiat de 30 minutes
me tombera dessus comme la misère sur le monde.
Cette mini sieste
réparatrice me permet de terminer cette journée sans encombre et d’atteindre
la banlieue de Bratislava où un camping mélange de modernité et d’avant «
mur de Berlin » accueille l’équipe
qui elle aussi à bien besoin de se jeter dans la flotte afin de retrouver une
température normale.
Le choix de l’estaminet pour le repas du soir sera un
dilemme sous les yeux angoissés de Malik qui se demande bien ce qu’il va
pouvoir manger ( c’est sa quête permanente, il connait absolument tous les
menus des gargotes que nous avons croisé depuis le départ et évidemment
également les apéritifs et la carte des vins) .
Le premier est près du lac avec une vue imprenable mais pour
« her Kommandant » les tables sont dégueulasses . Il hèle donc
« youriquette deuxième du nom » qui se pointe avec sa
« lavette » encore plus crade que la table et son sourire figé ( la
pauvre elle doit juste faire son boulot)
décide l’équipe à se diriger vers le deuxième établissement ou
visiblement Malik salive, sauf que Bernard allergique à la musique ( pour le
coup c’est plus de la diarrhée auditive) n’imagine pas diner dans un bordel de
décibels. Laurent et Alex pour le coup acquiescent et c’est donc vers le troisième restaurant
que l’équipe se dirige. La carte est moyenne mais le choix est fait et c’est
devant de la bouffe de « Clébard » que ce repas se terminera.
Retour aux tentes ou la chaleur ne faibli pas . La route à
proximité nous laisse la joie d’entendre les 400 mètres départ arrêté des
furieux du coin. Le bruit de basse venant de la base de loisirs pour
« lobotomisés du bulbe » feront trembler les piquets de tentes
jusqu’à pas d’heure et même les pilotes des A 320 en post combustion juste
au-dessus de la tente peuvent « esgourdir » ce putain de raffut. Pour
couronner le tout, des bandes de jeunes « trou du cul » passent à
proximité de la tente avec leur musique ( heu, là aussi diarrhée ) juste parce qu'ils ont été "élevés dans une tente" sans respect pour autrui . Une petite « chicore » avant d’aller au lit
ça peut détendre ???
Vous avez dit bonne nuit ????? « Menteur »
Vendredi 1 er juillet 191 Kms température mini 29°
maxi 35°
Deuxième réveil glauque , décidément c’est la « loose
en ce moment ». Le cagnard tape déjà. « Pliage rapidos » et
direction Bratislava pour le petit Déj.
Bratislava est une capitale somme toute assez plaisante . Je
ne peux pas dire pourquoi mais il y a de bonnes ondes, les rues sont larges et
aérées, la circulation fluide et bien
organisée . C’est la capitale d’un pays qui ne compte pas plus de 5,5 millions d’habitants ( la moitié de Paris
et sa banlieue). Après s’être sustenté pour 11 « queusses » par
personne . (bienvenue dans le monde réel auquel nous avions échappé). Nous
reprenons la route pour rejoindre la frontière de la république Tchèque.
Pour les plus jeunes, il faut savoir que la Slovaquie et la
république Tchèque ne formaient qu’un seul pays, la Tchécoslovaquie , ( oui je
sais ils se sont pas foulés pour trouver le nom) jusqu’en 1992. Ce qui explique
que le passage de la frontière est à peine visible, juste un pont qui enjambe
une rivière et deux panneaux . Bof !! presque décevant, j’en arrive à
regretter mon mal au bide lors des passages des frontières plus
« roots ».
La chaleur omniprésente, la rivière à proximité ??? allez
on va se baigner en Slovaquie ou en république Tchèque ? Pour la
Slovaquie, le chemin ne même sur rien, bah comme nous avons les moyens, allons voir en république
Tchèque. Un petit coup de « off road » pour se retrouver auprès d’un
barrage sommaire entouré de pelleteuses. ( On a fait mieux , mais on a fait
pire) L’eau claire et visiblement à bonne température est une pure invitation.
Ni une ni deux « dessapage » à la vitesse de la lumière pour se retrouver effectivement dans une eau chaude, mais avec de la...... vase jusqu’à mi mollet ( c’est ballot). Heureusement le barrage composé de rochers à proximité permettra de faire les « lézards » un certain temps arrosé par les chutes d’eau . On est bien tintin !!!
Direction Brno pour rallier l’hôtel grand luxe réservé de
longue date pour enfin ( je l’espère) récupérer ma carte grise et une
ordonnance médicale pour renflouer notre stock de « Tramadol » (Oui, entre autres défauts nous sommes
maintenant des camés )
Alléluia, les missives sont arrivées. Il aura fallu tout de
même 2 mois pour remettre la main sur cette fichue carte grise.
Nous faisons vraiment tâche à la réception de ce super hôtel
avec nos bottes poussiéreuses et notre odeur de poney , mais l’argent n’a pas
d’odeur et c’est avec un sourire que nous sommes accueillis.
Perception des chambres ( les Binomes ont changés) je dors
avec « Notaire » ce soir, qui doit se retaper toute la relecture de
l’épisode 7 avant parution ce qui
explique la mise en ligne tardive ( 1h30 du matin).
Une douche , un tee shirt propre et hop nous sommes prêts à
nous fondre dans la masse de la clientèle de l’hôtel, ni vu ni connu. Petite marche d’une demi-heure vers le
centre-ville pour y trouver de l’animation car le reste de la ville est mort (
nous sommes déjà sous le rythme Allemand, à partir de 18 heures tout est
bouclé).
Heureusement le centre-ville est terriblement animé ,
orchestre et tout et tout . Un petit resto est choisi pour tenter un
« Goulach » (succulent) mais
le ciel s’assombri et le vent se lève, nous sommes obligés de terminer le
repas à l’intérieur du resto . A notre sortie la nuit est tombée et les gouttes
d’eau ont nettoyées la ville et la populace, car nous sommes à nouveau seul au
monde. Retour maison et Dodo.
La biz à demain ou nous franchirons la frontière Polonaise.
Samedi 2 juillet
339 kms température mini 16,5° maxi 25°
Pas de bruit, pas de moustiques, une climatisation, des
draps qui ne sentent pas « la cave »
Un petit déjeuner comme dans les films . Serait-ce une
rêve ??? Non, nous sommes bien dans le monde réel.
Est-ce que Europatitour a « viré sa cuti » et succombé
aux sirènes du confort ?. Certains diraient qu’ils se
« couillemolisent » . Non bien sùr, ce sont toujours « des durs à
cuire », mais une petite nuit de confort extrême sur pratiquement 60 jours
de road trip ça reste raisonnable.
C’est le « chat » ( Cat Stevens) sur « Father and son » qui nous sort de notre torpeur chaque matin et pour le coup aujourd’hui il nous
a donné une heure de rab .
Laurent glisse une
main ( ho on se calme) sur son téléphone pour faire taire le «chat». Un dernier
bâillement, un petit pet et hop « glissage » à l’aveugle dans les
tongs fourrées pour aller piller le buffet du petit déj.
La « Drache » d’hier a eu pour effet de faire
chuter la température . Qu’il est bon de faire son paquot par un temps
plus frais ( tout de même 24 degrés). Direction la Pologne avec un arrêt à
Olomouc. Charmante petite ville ou la douceur règne . Tout est calme et feutré,
la circulation est fluide et visiblement les transports en commun sont nombreux
et variés, Trolley bus, taxi, bus tramway se croisent dans un ballet bien
organisé ( Anne Hidalgo devrait venir y faire un stage)
Comme expliqué précédemment, ce pays respire le calme et la visite sur la place de cette ville confirme mon impression partagée par Alex et Lorenzo ( oui c’est officiel depuis hier Laurent a été rebaptisé). Malik lui est resté de « garde au faisceau ».
C’est comme si ce pays avait été
saupoudré de « Temesta » c’est certain, et moi j’adore, (sans doute
mon côté ours solitaire qui pointe son nez)
Deux trois photos de la jolie place, un petit café pour
Lorenzo et Alex , plus pour profiter des « tinettes » que pour
savourer « el gringo » mais au moment de payer, bah comment dire, pas
de thunes . Se tirer en courant avec les bottes de moto ? faut être joueur
car le Slovaque a été élevé à la châtaigne et au marron donc forcément il y a
un risque . Bon je vais aider Lorenzo à sortir de ce mauvais pas et retourner à
la « meule » pour quérir quelques piécettes et ainsi le sauver d’un
destin funeste.
La température est pour le coup furieusement en baisse et
nos organismes habitués depuis plusieurs semaines à des chaleurs hors normes ne supportent plus
ce froid de gueux ( tout de même 18°) Perception,
« des polaires » et gros gants, car le temps vire au
« saumâtre ».
La Frontière Polonaise nous saute dessus « comme un
sifflet à la gueule d’un flic ».Une petite pose photo avec Ti T’àne ( pour
reprendre les bonnes habitudes). Quelques cerises mangées en Tchéquie et les
noyaux crachés en Pologne ( vous croyez que ça va avoir une
incidence, effet papillon ?).
En route pour une fin de journée qui n’apportera rien de nouveau jusqu’au
camping un poil surchargé ( En Pologne, c’est déjà les vacances scolaires).
Dernier virage, et « béquillage ». Mais, mais que se passe t’il, le sol se dérobe sous moi ? ( pense Lorenzo) et Bim
tagada boum boum cascade. »
Le « roulé boulé pachyderme » reprend du
service . Notaire rejoint Alex au score.
Alex : 2
Lorenzo :2
Malik : 1
Bernard :1
Forcement « il paye sa chatte » comme Malik
qui dans la foulée a paumé les clefs de sa moto ( pas longtemps je l’avoue),
mais ça compte quand même ( ça fait du bien de ne plus sentir l’haleine fétide
du corbeau noir.)
Le petit rade pour le repas du soir est une punition
auditive, je souffre « sa mère » avec une putain de « diarrhée
auditive balancée plein pot » que même mon estomac pourtant affamé du
repas de midi occulté a un mal fou à absorbé ce hamburger au demeurant
délicieux.
Je suis trop vieux pour ce genre de connerie.
Je vais d’ailleurs fuir cet endroit et laisser les copains
« choper des acouphènes »
Demain ça ne rigole pas, nous entamons la visite du camp de
concentration d’Auschwitz-Birkenau avec un guide.
La Biz à demain.
Dimanche 3 juillet 120 kms température mini 22° maxi
29°
Nuit Blurp !!! pour Malik et Alex qui se sont
« empiffré des Hamburgers de la mort ». Nuit aïe pour Lorenzo (côte
en vrac).Pour moi ? bah je touche du bois et de la peau de singe,
jusque ici tout va bien comme disait un
homme qui tombait d’un immeuble à chaque fois qu’il passait devant un étage.
Direction Auschwitz avec un arrêt chez Mac do pour prendre
un petit déj sur le pouce car nous avons rencard avec notre groupe pour une
visite guidée.
Auschwitz - Birkenau : Pas de mots pour décrire, juste envie de
pleurer.
Nous reprenons la route assez tard car la visite est longue. Déplantage du campement pour replantage à peine 1 heure plus tard afin d’être aux portes de Cracovie et visiter les mines de sel et la vieille ville.
Premier camping ou nous faisons l’erreur de commencer à
planter sans être passés à la réception. Dommage. Alex revient avec la mauvaise
nouvelle. Bon les gars arrêtez le « plantage » visiblement nous ne
sommes pas les bienvenus . Malgré les places disponibles assez
conséquentes nous devons partir, pour retrouver un autre lieu de campement
quelques kilomètre plus loin.
Voila, troisième « plantage replantage » de la
journée qui se termine devant une pizza.
Terminé pour cette journée. Je n’ai pas trop le cœur à
écrire , des images sinistres me passent devant les yeux ( petites paires de
chaussures d’enfant perdues dans un monceau d’autres souliers) . L’homme est
cruel.
Biz à demain
Lundi 4 juillet ( indépendance Américaine , mais on s’en fout) 14 kms à pied et 45 en taxi Température mini et maxi ( je ne m’en rappelle plus)
Des matins comme je
les aime , ça décolle doucement. Si il n’y avait pas une envie pressante qui
me taraude, ( bah oui 62 ans tout de même) je resterais bien encore au fond du
duvet ( ou plutôt dessus, vu la chaleur).
Lorenzo est déjà debout devant sa liseuse, les deux autres
« roupanent » comme des bienheureux . Aujourd’hui, comme prévu visite
de Cracovie et plus tard des mines de sel.
Le « Tacos » sera privilégié au profit des « flat twin » qui ont bien mérité de rester à souffler au camping. Le short le petit sac à dos et roule ma poule.
Mais ce matin, il y a
comme un grain de sable dans la machine. Sur les « 4 roues il y en a une
qui grince . Malik a comme qui dirait « un petit pois qui veut pas
cuire » . Covid ? excès de Vodka ? fatigue générale ? . Il
se « traine la bite mais d’une force » . Comme un
« vioque » il va de banc public en banc public ingurgitant des litres
d’eau pour faire passer « la
misère » qui le plombe littéralement, je pense que pour lui la journée va
être longue.
Cracovie est une superbe ville agréable , très aérée avec une magnifique place centrale pleine de
vie et nous avons du mal à imaginer que cette ville comme tant d’autres en
Pologne ont été des endroits martyrs , écrasés par le joug du troisième Reich.
Ça fait du bien de se poser un peu et de ne pas aligner les kilomètres. Pour le
coup nous avons l’impression de faire un voyage un « poil culturel »
.
Le rdv pour la visite des mines de sel situées à 15 kms de
Cracovie approche, et nous avons juste le
temps d’avaler un Hamburger ( hé oui encore) . Au-delà des magasins décathlon
que nous visitons consciencieusement, nous goutons également tous les
hamburgers d’Europes ( celui-ci mérite le podium) .
Un nouveau « Tacos » pour nous rendre à l’entrée
des mines pour une visite de 2h30 et plusieurs kilomètres à une centaines de
mètres sous terre.
La guide est Polonaise ( ça va de soi et parle français ça va
aussi de soi. A 25 « queusses » l’entrée c’est la moindre des
choses). Elle ressemble au sergent Garcia ( Cf Zorro pour les plus jeunes)
boudinée dans son uniforme de circonstance. J’ai l’impression qu’elle va
exploser à chaque prise d’inspiration, quoi qu’il en soit elle fait bien
« le taf »
En ce qui me concerne, je suis assez déçu par cette visite que j’imaginais plus
« roots » et plus dans le concret de l’extraction du précieux
produit. Mais que nenni c’est une succession de salles au demeurant assez
imposantes dont une qui doit avoir une voute à plusieurs dizaines de mètres .
Ces salles sont agrémentées de statues en sel réalisées soit par des
professionnels soit par des mineurs amateurs.
Des représentations
de scènes d’extraction donnent une idée
du travail de bagnards que les pauvres mecs devaient vivre et ceci depuis le moyen âge, dont le boulot assez fou qui consistait à se balader avec une torche (
pratiquement à genoux) pour faire exploser
les poches de Grisou Glossaire :«
Gaz hautement explosif ». Si tu travailles mal à l’école tu finiras
dans une mine !!! heu M’man, y a pas d’école ?, arrête de répondre ,
petit insolent et vas mettre des fleurs sur les tombes de ton père et de ton
frère.
Un ascenseur aussi rapide qu’une navette spatiale, nous
ramènera à la surface en quelques secondes
pour nous replonger dans la fournaise ( bah oui en bas juste 18 degrés).
Malik est maintenant sous drogue ( Paracétamol codéiné) il
va mieux . Nous trainons nos tongs jusqu’au quartier Juif ( franchement
rien à voir de spécial , encore une fois ce n’est que mon avis). Petit repas
classique, nous repassons ensuite sur la place centrale ou les éclairages
donnent encore plus de saveur à cet endroit avant de commencer une
« chasse aux Taxis » pour retrouver notre campement.
La biz à demain.
Mardi 5 juillet
0 kms ( Pluie pluie et pluie)
Mercredi 6 juillet 0 kms ( ondées passagères)
Jeudi 7 juillet 0 kms ( Beau temps)
Hé Europatitour ? mais qu’est-ce que vous foutez ?
vous avez acheté un loft à Cracovie et vous avez décidé de refaire votre vie la
bas ?
Heu bah comment vous
dire: Mi sento stancodi venire, vado a
letto ( cf les bronzes font du ski)
Oui soyons clair, le jour de repos à la campagne n’a pas
suffit . Nos 62 printemps nous ont rattrapés et comme on dit à Europaland :
Nous sommes moullo, cramé, carbo .
Cracovie sera donc
notre « port de pêche » pour une durée indéterminée, histoire de se « refaire
la cerise » .
Au regard du calendrier, ça fait maintenant deux mois que
nous sommes sur la route et mine de rien ça veut dire deux mois à dormir dehors
par tout les temps , deux mois à faire en moyenne 300 bornes par jour , deux
mois à manger un peu n’importe comment . En bref nous avons vraiment besoin de
faire un break.
Comme expliqué plus
haut, Cracovie est une ville très agréable et la petite chambre dans laquelle
nous avons foutu un bordel inimaginable ( bah si, regardez la photo) nous permet
de vraiment nous reposer . c’est également un très bon camp de base pour
visiter la ville dont nous commençons à connaitre la moindre ruelle ( pas moi ,
je suis capable de me paumer dans un couloir,) Notre polonais et notre hébreu
sont en net progrès.
Nous flânons la journée comme des touristes moyens à la recherche du meilleur resto ( A ce propos nous vous recommandons le restaurant vietnamien Yum Yum dans le quartier juif ( si si c’est possible).
Ca fait un bien fou de ne pas avoir à se trainer
nos combinaisons de « Robocop » . Les pieds apprécient également de
pouvoir enfin respirer dans les tongs . Les troquets de Cracovie n’ont plus
aucun secret pour nous et nous savourons pleinement « ces vacances dans
nos vacances ».
Au programme (des jours) Glandage, shopping ( pour certains)
balades dans les rues. Nous essayons d’adapter au mieux notre régime
alimentaire . La limonade polonaise ( délicieuse) est presque devenue la
boisson officielle, les cerises achetées sur le marché ( à moins de 2 euros le
kg) n’arrivent même pas à nous coller la « castapiane » tellement
nous sommes en manque de fruits et légumes.
Malik et Alex ont repéré qu’un concert de
musique classique avait lieu ce soir dans une église. La décision est donc
prise d’aller « ourdir » quelques violons, guitare, violoncelle et
piano. ( perso ce n’est pas ma tasse de thé mais bon, faire ça ou « peigner
la girafe »)
J’avoue que
ce n’était pas désagréable , mais je me lasse assez vite et l’heure de concert a
été suffisante. Je dois reconnaitre que les musiciens étaient de très haut
niveau ce qui se traduit pas un
commentaire de Malik pendant le concert à l’oreille d’Alex : Ho putain
y touche sa bille ce mec . Pris dans son élan il essaye même d'entonner un début de je ne sais quoi . Malik : ho c'est bon ça je connais , mais heu? je ne sais pas trop. Alex: mais ferme ta gueule on va se faire virer. Son enthousiasme débordant voir un poil excessif à
faillit le faire déraper lors de l’applaudissement d’un des morceaux par un :
hou hou bravo !!!. Heu Malik nous sommes sur du classique dans une
église, pas au concert de Santana. Manque plus que tu sortes ton briquet pour
le rappel. ( Bon j'avoue, je force le trait, il sait se tenir).
Pour cette journée, un
dernier saut de puce nous amène vers un petit restaurant qui par la qualité de ses plats et son accueil
nous remet du baume au cœur.
Il est maintenant 0,00h Malik ronfle comme un dément avec sa
liseuse allumé posé sur le ventre ? Alex à lui aussi entamé sa nuit et
Lorenzo est également dans les bras de Morphée.
Les bruits de la ville sont assez présents car une chaleur de
« gueux » nous obligent à dormir la fenêtre ouverte.
Je n’ai pas sommeil. J’essaye de faire le point et de
réaliser. Nous avons la chance de vivre ce que nous vivons. La pluie qui
tambourine sur la route pavée de Cracovie rythme ce début de nuit. Je me
penche à la fenêtre pour voir les gens aller et venir et les restaurants fermer
un par un, il y a comme un truc irréel que je n’arrive pas à définir.
Tiens, il n’y à pas que le bruit de la pluie qui rythme
cette nuit, les trois loulous se mettent maintenant à ronfler de concert.
Putaing, j’ai l’impression de dormir à la gare de l’est.
Demain sera un autre jour
La Biz à la semaine prochaine.
Renard
des sables





















🤣🤣🤣Malik au concert Chopin !!! J'en ris encore. Bises les garçons, prenez soin de vous. Los Molinos
RépondreSupprimerSi Malik est très branché musique comme tout le monde le sait son enthousiasme est débordant
SupprimerGénial ces récits !!! J adore , continuez on a l impression de voyager !! Et on met sur notre to do , Cracovie !!
RépondreSupprimercoucou oui ça vaut vraiment le coup , cette ville est très chouette, il y a de nombreux jeunes elle est très dynamique
RépondreSupprimerVous pourrez nous avoir des places pour Europaland ?? Ho punaise qu'est ce que je rigole à la lecture de ton récit. Bravo Bernard, on voyage avec vous tous les jours, j adorrrrre 😀. Un gros bisous à mon Lorenzo😍😍 et à ses coloques😜
RépondreSupprimerEuropaland ne demande qu'a s'agrandir nous somme en train de rédiger un passeport El Dictator ( de son petit nom Lorenzo va recruter de force un imprimeur
RépondreSupprimerTrès chouette de te lire. Nous voyageons avec vous et j’attends avec impatience la suite ! Gros bisous à vous 4 Edmonde
RépondreSupprimerBonjour les globe-trotters, malgré la fatigue toujours aussi vaillants… on espère que vous avez pu récupérer 🤪🤩🤮😵💫 avant d’aborder la phase moustiques…. Et le grand nord!!! À bientôt de vous lire pour une suite et toujours plus d’aventures bien cordialement à tous eV, Phil et Den
RépondreSupprimerla fatigue ça va ca vient mais dans l'ensemble les forces en présence restent vaillantes, concernant les moustiques nous sommes dans le dur, c'est à peine croyable, c'est une bagarre de tous les instants bises à tous nous allons essayer de dormir malgré le jour permanent
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