#21 - cze wszystkim (épisode 9)
cze wszystkim ,Sveiki visi ,Sveiki visiem ,Hei kõigile, Hei kaikki
Vendredi 8 juillet 337 kms température mini 17° maxi 22°
Bon les gars les vacances sont terminées, il va falloir
retourner à la mine. M’enfin, on était bien à Cracovie. Ha non, terminée la
tournée des troquets, il va falloir envoyer de la soudure maintenant.
Lorenzo : Nous n’avons plus de journée de rab, donc aujourd’hui c’est
plus de 300 bornes.
Pouah le gueux, il va encore nous faire trimer.
Pas facile de se remettre dans le bain après ces presque
trois jours d’oisiveté.
Déjà dans un premier temps retrouver l’ensemble de ses
«glingues» dans le merdier innommable qui encombre notre chambre. Bon faut que
j’morganise . Déjà défaire les cordes à linges qui zèbrent la piaule de toute
part, puis essayer de retrouver son froc parmi le monceau de fringues qui
jonchent le sol. Vous avez dit bande de « porcifs », je confirme.
Enfin les premiers aller et retour de la chambre au garage
commencent. Nous croisons les habitués de l’hôtel qui visiblement se
demandent ce que fait cette bande d’énergumènes qui se baladent en caleçon et
bottes de moto dans les couloirs.
Coup de démarreur... les Twins sans doute heureux de
s’ébrouer à nouveau nous gratifient d’une bonne dose de CO2 histoire de nous remettre dans l’ambiance.
Les premier tours de roues sont plutôt hésitants et
« Notaire » qui est pourtant du genre à ne pas se laisser prendre au
dépourvu tourne en rond. Nous entamons donc des tours et des détours dans la
banlieue de Cracovie en espérant prendre une autoroute pour Varsovie que le Gps s'obstine à vouloir nous faire prendre. Mais dans la réalité cette
voie est encore en terre et tout juste en début de construction (Vachement optimistes les
Polonais). Bon OK on va prendre les petites routes !
Nous abandonnons donc Cracovie la larme à l’œil comme si nous quittions la maison.
Le ciel nous regarde d’un mauvais œil et il y a fort à
parier que nous allons « prendre notre race »
Bah, devine Evelyne. Les portes du ciel s’ouvrent sur nos
« bobèches » et c’est par seaux entiers que les larmes du ciel
dégringolent sur l’équipe. Nous avons juste le temps de fermer les écoutilles
afin de ne pas boire la tasse. En France il y a les giboulées de Mars, en
Pologne il y a celles de Juillet.
C’est donc au rythme
d’une drache toutes les 15 minutes que nous essayerons de naviguer (plus que
de conduire) pendant le reste de la journée qui soit dit en passant n’a aucun intérêt.
Nous pouvons à nouveau saluer la performance de nos motos et de nos
équipements car pas une seule goutte ne réussira à franchir la barrière de protection de nos fringues.
(Pour les anciens)
Il est loin le temps des sacs poubelles qui servaient de protection, entourant
les paquots, les bottes et autres éléments et qui immanquablement soit se
déchiraient avec le vent soit laissaient passer la flotte à force d’insistance.
Afin de sauvegarder notre image d’aventurier de bac à sable
nous avons décidé ce soir de faire halte dans une auberge de jeunesse via
booking à proximité de Varsovie qui par manque de temps ne sera pas visité.
Un coup à droite, un coup à gauche, re un coup à droite et
enfin l’auberge pointe son nez !!! Mais qu’est-ce que c’est que cette
saloperie ? ( cf full métal jacket)
Un coupe gorge ? l’auberge rouge ? un boxon ?
jamais vu un merdier pareil.
Ho mais ça sent la connerie ça !!! Accueil par la
tenancière en polonais (jusque-là rien de plus normal) qui juste devant nous a
visiblement reconduit un couple avec enfants. Nous sentons que la tension est
au maximum. Vient donc notre tour. Madame Claude (bah oui pourquoi pas) se
saisit de son trousseau de clefs genre gardien de prison pour nous conduire à
nos appartements (Il faut savoir que nous avions réservé 2 chambres avec salle
de bain).
Clac clac, deux tours de clef pour ouvrir la porte
grinçante d’une piaule qui pourrait rappeler une cellule. A l’intérieur, des plumards ou plutôt des
« puciers » sur lesquels traînent déjà plusieurs duvets que rien que
de les regarder tu as envie de te gratter. Au fond une espèce de cuisine avec des restes de casse-dalles qui
dégoulinent la margarine suintante. Concernant l’odeur nous sommes loin du
Chanel N°5.
Mais putain y a surement des rats là dedans !!!
L’équipe se regarde pris entre l’envie de rire ou de dégueuler. La tenancière voyant notre regard noir,
commence à « faire de l’huile ». Alex et Laurent agrippés à leurs
téléphones essayent de trouver une solution de repli. Malik fulmine et a bien
envie de passer la vieille par le fil de la baïonnette.
Un attroupement de personnes aussi étranges que bizarres se
forme autour de nous et la tenancière se met à chialer dans le couloir (en
polonais ça fait peur) en maudissant booking.
Après analyse il semble bien que nous soyons tombés dans un
traquenard et que madame Claude en
grognasse bien rodée fasse son petit sketch à tous les visiteurs en ne mettant
pas à jour son planning et en proposant une chambre sordide sachant très
bien que personne n’aurait le courage de dormir dans son taudis.
En rebroussant chemin
nous croisons un couple avec enfants à qui elle est en train de rejouer la même
comédie. Nous quittons sans regret ce théâtre où tous les figurants semblent
sortir d’un film d’horreur, la pétasse avec son peignoir ouvert jusqu’à l’intimité
qui attend sur le pas de la porte, le
gros bras qui doit sûrement être là pour intimider les clients trop exigeants,
la volée de morveux qui courent dans tous les sens, et la nana en jogging
camouflage qui te balance des œillades genre « tu montes chérie ».
L’heure qui tourne et le temps plus qu’incertain nous obligent à
trouver une solution de rechange au plus vite en laissant filer notre pognon
dans les mains crochus de cette vielle morue.
Lorenzo tente comme un diable de trouver un endroit où
crécher, mais nous sommes vendredi veille de week-end donc et tous les
établissements contactés répondent par la négative.
Un dernier coup de fil ? un dernier espoir avant
d’envisager de coucher sous les ponts ? La chambre d’hôte située à 20
minutes de la répond de manière positive à notre demande. Ouf, un dernier coup
de gaz pour nous retrouver dans un endroit totalement fabuleux. Des hectares de
terrain et de pelouse genre gazon anglais, de ravissantes bâtisses où nous
accueille un charmant monsieur à l’air jovial qui ne doit pas connaître le gout
de l’eau. Son teint virant sur le rouge vif indique clairement qu’il doit être « grammé H
24 » ou alors qu’il doit jouer de la trompette. Quoi qu’il en soit il est vraiment sympa.
Robert (oui nous allons le nommer ainsi) nous propose de
garer les motos bien à l’abri sous sa cuisine d’été et c’est tant mieux car il
recommence à vaser.
Nous suivons ensuite Robert afin de choisir notre chambre
dans la multitude de pièces qui nous sont proposées. Tout est parfait, la
demeure est décorée avec goût, les parquets sont en bois massif d’époque, l’harmonie des lieux et le silence qui y
règne sont un vrai délice pour moi qui suis en quête permanente de cette rareté
(et le moins que l’on puisse dire c’est que jusqu’à présent je n’ai pas été gâté).
Malik pose la question de savoir comment nous pouvons nous
restaurer (bah oui il pourrait bouffer un gosse et son cartable). Il a parait-il une hygiène de vie et saute donc le repas du midi (faudra qu’on
m’explique). Ayant repéré une petite épicerie non loin de là, il se
voyait déjà aux fourneaux. Mais que nenni, le cuistot du domaine vient à notre
rencontre pour nous demander à quelle heure nous voulons diner. Il se pliera
en quatre pour nous concocter une délicieuse viande sur lit de purée de céleri,
carottes et pommes de terre (une tuerie). Elle est pas belle la
vie ? Nous sommes les seuls clients de cette immense bâtisse et le calme y
est absolu (merci mon dieu).
C’est donc avec ironie que nous repensons à quoi nous avons
échappé à l’auberge rouge. L’aventure c’est l’aventure. Que madame Claude
brûle en enfer.
Allez Dodo à demain où nous attend la Lituanie si tout va
bien. La Biz
Samedi 9 juillet 394 kms température mini 17° maxi 21°
Une nuit « aux
petits oignons ». Etant donné la multitude de chambres dans ce gîte, j’ai
pris le parti de m’isoler. Pas de musique, pas de bruit de voiture, pas de mecs
qui gueulent dans les rues, pas de ronflements, même pas le bruit de la pluie
sur les Vélux et ça c’est bien dommage.
Le petit déjeuner pris dans la salle qui peut contenir au
bas mot une centaine de personnes est aussi un pur moment de calme.
Ce matin le ciel est menaçant et pour l’instant il arrive
à retenir ses torrents de larmes, mais jusqu’à quand ?
Bernard : Alex tu mets les manchons ce matin ?
Alex : faut voir. Et toi Lorenzo tu gardes ta « polaire »? bof,
je ne sais pas, par contre Malik est ce que tu mets tes gants étanches ?
C’est tout de même étonnant qu’à notre âge nous ayons encore
besoin d’être rassuré en demandant aux uns et aux autres comment ils vont se
saper. Cette manie a toujours existé chez les motards.
Allez soyons fou et
optimiste, pas de manchons ce matin. Glossaire : Espèce de capuches que tu mets aux extrémités
de ton guidon pour protéger tes mains du froid et de la pluie.
Encore 330 kilomètres avant de franchir la frontière
Lituanienne. 330 kilomètres de route monotone où rien ne se passe. Heureusement
le temps frais permet ne pas trop subir. La traversée de Varsovie se fait d’une
traite par une voie express.
Comme expliqué
précédemment nous manquons de temps pour la visiter. Certains ont des à priori sur cette ville disant que ce n'est pas un immanquable de la Pologne, d'autres la trouve très sympa. Elle a été rasée à pratiquement 90% pendant la seconde guerre mondiale et
tout le quartier historique a été reconstruit à l’identique à partir de gravures et
de photos. On ne saura pas, ce sera pour une prochaine fois.
Nous traversons le reste du pays à une vitesse assez
soutenue. Notre chef de file a passé le relai à Alex pour la journée afin de se
reposer un peu car il est certain que d’ouvrir la route et d’être en permanence
sur le qui-vive peut amener une certaine tension incompatible avec les petites
douleurs dorsales qui taquinent Lorenzo.
Un petit vent de travers nous amène des odeurs d’ensilage. Glossaire : Mais, mais, c’est de la merde (cf le
père noël est une ordure). Effectivement ce n’est pas du Van Cleef, mais en
même temps nous sommes à la campagne.
Les kilomètres défilent, l’attention se relâche.
Pourtant les camions venant en face ne sont pas avares
d’appels de phares, mais Alex tête dans le guidon continue sur sa lancée, jusqu’au
moment où !!! Un monsieur avec un képi et brandissant une petite raquette
fluo lui intime gentiment (pour l’instant) de se mettre sur le côté.
Le policier : Monsieur bonjour, coupez le moteur
. Alex : Bonjour Messieurs, c’est à quel sujet ?. Le
policier : Veuillez nous présenter les documents afférents à la
conduite de cette motocyclette.
Alex : Heu les quoi?. Le policier : Les paplars de la
meule imbécile Alex : Ha ok. Le policier : veuillez
souffler dans l’embout (Heureusement pas d'inquiétude, c’est Alex qui est contrôlé). Le policer :
Bon ça va pour l’alcootest, par contre sur l’échelle du Tiramisu vous éêtes
positif, il va falloir vous calmer sur les desserts mon vieux. Allez ça va pour
cette fois, mais attention à la vitesse monsieur Magne car votre réputation
vous précède dans toute l’Europe.
Alex : (intérieurement) c’est ça mon pote, compte la dessus et bois
de l’eau fraiche.
Ce petit intermède passé nous reprenons brièvement la route
qui nous amène aux portes d’un resto routier
Polonais, (Attention ça peut faire mal). « Youriquette numero 3 » n’entrave
pas un mot d’anglais et a laissé son sourire sur sa table de nuit. Bon bah à
grand renfort de gestes, nous lui faisons comprendre que nous voulons le même
plat que le gros routier derrière nous.
Viande en sauce avec beaucoup trop de gras (comme disait ma belle-mère)
oignons, choux blanc et rouge. Pas mauvais en fait, mais je redoute la suite
quand il va falloir se coucher dans la même chambre que les potes (si vous voyez
ce que je veux dire). Ca va me rappeler l’épisode précèdent avec les povs mecs
qui faisaient exploser les poches de Grisou. Ho damned.
Ce repas pantagruélique aura eu pour effet de recharger les
batteries afin d’attaquer la deuxième partie de la journée.
La pire punition pour un motard c’est la ligne droite. Pourtant on a rien fait de mal! Mais
qu’est ce qu’on se fait chier et pour le coup de la ligne droite il y en a à
revendre.
Pour passer le temps,
tu chantes, tu révises tes tables de multiplication, tu te dandines d’une fesse
sur l’autre. A ce propos, je me suis aperçu que le mal au cul qui arrivait en
général vers les 120, 130 kilomètres de roulage a disparu. Nous sommes
maintenant à plus de 300 kilomètres depuis le départ et je n’ai plus aucune
douleur au « derma ». Ca y est je rentre dans une autre dimension,
j’ai la peau du cul en Zamac. Glossaire : Métal, alliage à base de zinc essentiellement
auquel sont liés de l'aluminium, du magnésium et du cuivre.
Le temps est long alors tu mets ton ordinateur sur la position
« maximum d’informations » et tu constates que ta batterie charge à
14,2 volts, que tu consommes en instantané 5,3 litres au 100 que la
température du moteur varie entre 79 et 83 degrés que tu viens de franchir les
17 000 kilomètres depuis le départ de la maison (hé pas mal, la moitié du
périple) que la pression des pneus est un poil basse 2,7 à l’arrière et 2,4 à
l’avant, que tu te diriges vers le Nord, etc... c’est chiant hein !!!
La frontière Lituanienne est maintenant proche et le paysage change, la
route est toujours aussi droite mais elles est bordée de pins parasols. Ca me
rappelle les paysages de vacances de ma jeunesse, les landes et la mer au bout. Mais pas du tout, au fin fond c’est la frontière et un peu plus loin la
capitale Vilnius (endroit de villégiature très prisé par Bertrand Quentat (cf
noir désir) que nous ne pourrons pas
atteindre ce soir.
En effet l’ordinateur de bord dont nous parlions justement affiche 390
kms depuis ce matin ce qui est bien suffisant, de plus nous venons de franchir
la frontière et nous sommes maintenant en Lituanie. L’arrêt obligatoire pour la
sempiternelle photo du panneau est accompagné par quelques gouttes d’eau.
Une vacation téléphone avec les hôtels à bas prix des alentours est
nécessaire afin de conserver l’intégrité physique de certains. La ville de
ALYTUS est donc choisi pour la nuit.
L’hôtel en pleine rénovation nous accueille ainsi que sa réceptionniste
ancienne lanceuse de javelot de l’ex URSS qui d’après Malik : elle à un
œil coquin. Heu comment dire, non merci je te cède ma place.
Après avoir enjambé les pots de peinture et les câbles électriques nous
atteignons une chambre très sympa totalement neuve où nous allons pouvoir mettre
le souk en deux temps trois mouvements.
La visite de ALYTUS est très déprimante. Nous sommes samedi soir et il
n’y a pas un rat dans les rues. Réflexion
de Malik regardant les boutiques : il y a si peu de monde dans ce bled qu’ils ont mis des mannequins dans les vitrines pour donner l’illusion.
Nous trouverons tout de même un petit resto sympa assez branché qui
servira de cantine pour le repas du soir. Sinon ALYTUS, faut pas y aller.
La biz à demain.
Dimanche 10
juillet (c’est l’anniversaire de ma maman, 97 ans) 445 kms température mini 16°
maxi 21°
Nuit de chine nuit câline nuit d’amour ???? bah
non la lanceuse de javelot avait entraînement, donc nuit tout court.
Quoi de plus excitant que de commencer sa journée par un
« Roulé-boulé le pachyderme » et oui Alex avide de
compétition ne pouvait pas rester avec 2 points, il en rajoute donc 1 et devra
évidemment payer sa chatte.
Alex 3
Lorenzo 2
Malik 1
Bernard1
Ce « roulé-boulé le
pachyderme» vaut la peine d’être détaillé. En effet les motos ont dormi à la
belle étoile et comme prudence est mère de sureté, chacun a pris le soin de mettre
son antivol. Sauf qu’avant de démarrer, il faut penser à enlever ce genre d’accessoire
(oui c’est mieux). Alex a réagi, mais une seconde trop tard, que le sien
était encore bien en place d’où la chute.
Mais attention pas n’importe quelle chute.
La moto étant garée près des poubelles et des encombrants s’est
effondrée sur (et dans) un vieux sommier qui n’avait rien demandé. Le guidon
perforant le plumard et donc impossibilité de dégager «Babar». Après de
multiples essais et une concentration maximum, nous avons réussi à sortir la
moto de sa position un poil humiliante.
Alytus le dimanche c’est pire que le samedi soir, pas un
chat dans les rues. Nous tentons de
rejoindre Vilnius la capitale afin de faire un vrai petit déj, car le café
« Only » pris en présence d’Olga et de son œil coquin ne « fera
pas la rue Michel ». Elle garde toujours son javelot à proximité alors forcément
ça intimide.
Vilnius est une capitale plutôt sympathique. Elle possède quelques monuments intéressants, la population est paisible et respectueuse. Personne n’essaye d’écraser les piétons sur les passages cloutés.
Particularité de tous les derniers pays que nous venons de
traverser, ce sont les feux tricolores.
Le feu vert clignote avant de passer au rouge, là bas les
gens s’arrêtent, chez nous ils mettraient un coup de gaz pour passer in
extrémis en essayant de t’arracher une guibolle au passage. Un compte à
rebours te signale quand le feu va passer au vert. Là bas les gens démarrent
gentiment sans faire exploser l’embrayage. Chez nous les mecs seraient déjà en
post combustion prêt à déchirer leurs pneus. C’est un autre monde.
Le petit dej à 65 «queusses » nous reste en travers de
la gorge même si il est délicieux. Un petit tour en ville à pieds est
entrepris afin de ne pas passer dans les villes comme des bourrins, mais à
notre décharge il n’est pas facile de visiter avec nos tenues de cosmonaute.
Petit point que je tiens également à signaler, si vous êtes Russe, évitez de passer en Lituanie car on sent vraiment que Poutine et ses concitoyens ne sont pas les bienvenus. Des drapeaux et des flocages Ukrainien de toutes sortes flottent sur les devantures et sur tous les édifices, avec en point d’orgue, une immense banderole accrochée à un Building «Putin the hague is waiting for you » J’imagine que les 50 ans de communisme n’ont pas encore été digérés par les lituaniens.

Aujourd’hui encore la pluie nous cherche mais arrivera à
peine à humidifier les bulles de carénage, par contre la température a
sacrement dégringolé et mon option de partir sans la polaire n’était pas la
bonne j’ai caillé « ma race ».
La Lituanie c’est comme le pays de jacques Brel, plat mais plat, d’une « platitude, plate ». La campagne est certes superbe et les
couleurs de la végétation ne m’ont jamais parues aussi verte sans doute
l’effet Tchernobyl). Plate oui mais pas que. Les routes sont droites, mais
droites, d’une « droititudes droite ». C’est simple le patron des
ponts et chaussées Lituanien a pris un cutch (Glossaire : règle de dessinateur industriel), un
gros feutre et a tracé un trait tout droit en disant : la route qui
traversera la Lituanie ce sera ça.
Et bim c’est maintenant la Lettonie qui nous tombe dessus.
Pas de frontière pas de douanier, donc pas de carte grise à montrer. Mince moi
qui en rêvais.
La Lettonie c’est
plat mais plat d’une « platitude, plate" .Oui mais pas que, les routes sont
droites, mais droites, d’une « droititude droite » . Normal le
mec des ponts et chaussées Lituanien s’est fait viré et a été embauché aussi
sec par la Lettonie.
Un petit détour par la colline aux 150 000 croix ( si si les copains les ont comptées) où Lorenzo fera un mini cours d’histoire pour nous informer que cet endroit datant du moyen âge est un haut lieu de la résistance pacifique Lettone, notamment devant l’oppresseur Russe (encore eux ? mais ils sont pire que la vérole). Ils l'ont rasée 3 fois mais elle a toujours repoussé ! Merci de vous référer à Internet, j’ai la flemme de vous faire le laïus.
Nous repiquerons sur Riga la capitale de ce petit pays de
moins de 2 millions d’habitants.
Riga ?? Et bien nous pouvons dire que ce n’est pas
Vilnius. Il y flotte comme un petit air de Roumanie, c’est un peu déglingué
pour une capitale en bord de mer qui forcément doit avoir une activité
portuaire intéressante (et oui, nous sommes au bord de la mer Baltique et ça
fait bizarre).
Les routes en pavés
sont défoncées à tel point que nous devons nous mettre debout sur les cales
pieds comme en TT. Les tramways et trolley bus sont d’un autre âge, mais il y a
tout de même un certain charme qui s’en dégage. Elle recèle le plus grand nombre de bâtiments Arts Nouveaux d'Europe.
Le taxi qui nous mène en centre-ville pour la colossale
somme de 3,5 euros nous fait même un bout de visite guidée. Le classique petit
resto et le retour au dodo termine donc cette journée.
Demain direction l’Estonie.
Lundi c’est
ravioli ( cf la vie n’est pas un long fleuve tranquille) 11 juillet 261 kms
température mini 19° maxi 22°
Petit dej pris au drugstore du coin, un peu comme des
clochards. Les croissants sous vide fourrés au fromage et jambon trempés dans
le café !!! bah ça fait des yeux dans le gobelet.
Ce coup je ne me ferais pas avoir par le temps, je démarre
couvert comme un esquimau, pour crever de chaud dans la circulation de sortie
de ville juste après. La vie est vraiment trop injuste (cf calimero, dessin
animé de mon enfance). Vivement la campagne. Ha tu veux de la campagne ?
et bien en voilà mon ami . Une tranche de
250 kms avec seulement 2 virages .
Bon la campagne c’est bien mais trop de campagne tue la
campagne. Un petit crochet pour que Lorenzo et Alex visite un château (un de
plus ) a le mérite de rompre la monotonie du trajet, car nous passons par un
parc national plus vallonné et même si le bitume n’en a plus que le nom ça a
pour effet de te rendre plus attentif et ainsi d’éviter la somnolence.
Tranche de vie
Entre le tableau de bord et le carénage, il y a un espace ou
tu peux voir le travail des fourreaux de fourche de ta moto qui se débattent comme des
forcenés pour que tu puisses rouler dans un confort absolu. Certes, ça ne vaut
pas une série Netflix, mais ça fait passer le temps et en même temps je sens
que ça vous passionne.
N’ayant aucune hygiène de vie nous stoppons pour le déj dans
un espèce de snack qui ne restera pas dans les mémoires, par contre la sieste
qui l’accompagne oui. Un succulent moment. Pas vrai « Notaire ? »
L’Estonie est devant nos roues. Pas même un panneau pour
officialiser ce changement de territoire.
Tiens, Vladislav (oui c’est le nom du responsable des ponts
et chaussées Letton) vient encore de se faire virer et travaille maintenant
en Estonie. Je vais donc vous passer le chapitre sur les routes Estoniennes.
Sauf que ; au détour d’un virage ou plutôt d’une légère courbe (la seule)
nous nous retrouvons nez à nez avec la mer Baltique et c’est beau. Atlantique,
mer Méditerrannée, mer Noire, mer Egée, mer de Marmara, mer Adriatique, c’est donc notre septième mer depuis le
départ.
Petit arrêt pour fouler le sable de cette plage déserte. Un
petit doigt (ho) dans l’eau pour tester la température au demeurant très
acceptable (enfin il parait que je ne suis pas une référence en matière de
« testeur » de température d’eau, au-dessus de 19° ça me brûle).
Nous n’irons pas plus loin, car le gite bord de mer est à une portée de lance pierre et nous imaginons qu’une baignade en toute
décontraction est peut-être possible.
Le père Ob . Glossaire : à une époque lointaine, les
auberges de jeunesse fleurissaient un peu partout, c’était la période
« Peace and Love » Patchouli et guitare dans le dos où quand tu
savais gratter « jeu interdit » sur une corde au coin d’un feu de
bois, tu étais certain de ne pas dormir seul, "Amour libre , pas de
soutien-gorge et pas de culotte". Houla
je perds le fil. Donc ces auberges de jeunesse étaient des lieux de rencontre
pour la jeunesse justement (ça tombe bien). Elle étaient gérées (même si cette
frange de la population était plutôt drapeau noir de l’anarchie et musique de
Léo Ferré.) par une personne à temps plein qui était appelé « Père
Aubergiste » d’où le diminutif de père Ob.
Tout ça pour dire que le mec qui nous accueille aujourd’hui
dans ce que nous pourrions appeler une pension de famille ressemble à un père
Ob sauf qu’il est tatoué comme un
légionnaire. Malik : Sûrement un
prisonnier ou un déporté.
Il faut avouer que son tee shirt Kaki et sa tête d’ancien
bagnard ne t’incite pas à partir à la cloche de bois. Glossaire : Partir sans payer.
Quoi qu’il en soit son petit pied à terre est tout à fait
sympathique et situé « cerise sur le bateau » à quelques mètres de la
mer. Nous y croisons une multitude de personnes qui pour l’instant nous paraissent
tout à fait respectables. Nous changerons peut être d’avis quand l’heure de
l’apéro sera passée.
Ce soir point de resto. En effet l’heure précoce de notre
arrêt a permis de faire quelques courses et la présence d’une cuisine va redonner un peu de baume au cœur à Malik
qui à l’heure où je couche ces mots a une « demi molle » rien que
d’avoir la perspective de pouvoir touiller quelques sauces.
Nous n’allons pas nous plaindre, il est assez doué pour ce
genre d’exercice même si faire les courses en amont avec lui est un véritable
supplice. Il est capable de rester une demie heure devant un paquet de pâtes
pour en étudier la composition. Bon je vais arrêter de le vanner sinon il va
cracher dans ma gamelle.
La soirée est fraîche et je vais aller mettre ma polaire.
La biz à demain .
Mardi 12 juillet 171 kms température mi 16° Maxi 17,5°
Matin chagrin, le ciel est plombé comme une vielle
P..e , il est 9h et nous sommes encore tous collés aux draps. Il faut dire
que la flotte qui frappe les carreaux n’est pas une invitation au réveil
« de l’ami Ricoré ».(cf pub des année 80)
Heureusement l’établissement qui nous héberge a une cuisine à disposition ce qui
permet de descendre en slop pour prendre un petit dej au sec et sans avoir à se
fringuer.
Ça sent la loose ce matin. Vladislav qui doit nous mater par
l’intermédiaire des nombreuses caméras placées dans la cambuse doit se demander
à quelle heure cette bande de motards
va décaniller de son établissement. Nous pour le coup ne sommes pas plus pressés
que ça, en effet l’étape qui doit nous mener à Tallinn n’est pas très longue et
je vous rappelle que dehors il « tombe la mer »
Le dernier verre de jus d’orange est terminé et nous avons
bien fait trainer les choses, il est temps de charger les motos sous un petit
crachin qui ne demande qu’à se transformer en grosse drache.
Ce matin personne ne lésine sur les équipements car nous
sentons bien en regardant ce ciel de fin du monde que nous allons prendre cher.
C’est donc perception des manchons, des gants d’hiver, de la
polaire, du tour de cou en « pilou pilou », de la fermeture de toutes les
écoutilles. Grand bien nous a pris car à
peine le contact mis que la flotte se met à dégringoler pour ne plus nous
lâcher du trajet .
Ha oui petit fait amusant, puisque précédemment je parlais de partir à la cloche de bois.
Malik et moi avions
déjà franchi les grilles de la pension de famille, ne reste plus que Lorenzo
et Alex à l’intérieur qui terminent de s’équiper sous l’œil interrogateur, intrigué, menaçant ? ( je ne sais plus) de Vladislav. Lorenzo et
Alex : bon bah au revoir monsieur et merci pour tout et surtout pour
votre charmant sourire. Vladislav, avec le geste du pouce qui se frotte contre l’index : vous payez quand ???
Ha merde nous avions oublié de payer. C’est sans doute le
bruit du percuteur de la kalachnikov de Vlad qui nous a persuadé que ce n’était
pas une bonne idée.
La dette acquittée nous pouvons prendre la route.
C’est surprenant
comment les choses peuvent être perçues différemment selon l’humeur et l’état
de fatigue. La veille cette route droite m'insupportait et pourtant le temps
était plutôt clément, aujourd’hui il
flotte tout ce qui peut et la route est toujours aussi chiante, mais malgré ça
je me sens bien. Super protégé par mon équipement.
La pluie tambourine
sur mon casque, pas une once de buée sur la visière, la chaleur du moteur te
renvoie l’air chaud sur les guibolles et les manchons doublés de l’action des
poignées chauffantes te font sentir comme
dans un cocon. La route est
déserte et la moto ronronne de bien-être. Bah oui je vais oser dire que je suis
content de rouler sous la pluie.
Tallinn arrive assez vite malgré la modification de
l’itinéraire par Lorenzo afin de nous faire découvrir d’avantage les petites
routes du pays. Notre arrivée à la capitale se fait toujours sous les trombes
d’eau.
La première mission de cette après-midi est de trouver le
concessionnaire BMW car c’est le moment de faire réviser nos motos et de
changer les pneus pour la deuxième fois et ça tombe plutôt bien car le voyant
du tableau de bord prévenant de l’imminence d’un entretien vient de s’allumer.
Bmw est trouvé assez vite. La concession est gigantesque et
splendide, elle traite également la vente des autos. C’est à peine si nous
osons rentrer dans les lieux avec nos fringues dégoulinantes.
Une attente d’une bonne heure avant notre prise en charge
nous permet de rêver devant les autos dont le prix dépasse les 100 000
euros à l’unité (trop cher pour de pauvres retraités)
Formalités faites, nous prenons le chemin de la guest house afin de
déposer les paquetages et ramener les motos dans l’atelier pour qu’elles soient
prisent en charge au plus vite.
Guest house sans prétention en bord de route qui fera bien
l’affaire. Magda (pourquoi pas) est charmante et met à notre disposition un
local pour que nous puissions entreposer notre matos et rendre les motos plus
accessibles en vue des entretiens programmés. Petite douche et vêtements de
circonstance pour retourner à la concession déposer les pachydermes et ensuite
prendre un « tacos » qui permettra de rejoindre le centre-ville pour
commencer la soirée.
Tallinn est vraiment une magnifique capitale avec des rues piétonnes
pavées, de très jolies bâtisses datant du moyen Age. La population est détendue
et nous nous sentons en sécurité. La fraicheur de la soirée fait du bien et
comme à l’accoutumée nous nous mettons en quête d’un restaurant afin de
rattraper le repas de midi que nous avons encore « scrappé »
Ho pas si vite !!!
avant c’est l’heure de l’apéro ou nous ne manquerons pas de trinquer à
Tallinn la divine et à cette journée qui s’achève. Le restaurant choisi est
assez remarquable, en effet histoire de changer des hamburgers nous sommes dans
une auberge médiévale, avec serveurs et serveuses en costumes d’époque. Les
plats sont originaux et franchement délicieux.
Le retour se fera sous un ciel ou le jour refuse obstinément
de se coucher .
Il est maintenant 00h, les copains s’éteignent un par un et c’est moi qui vais faire le marchand de sable.
Demain sera la suite de la visite à Tallinn, et si j’ai le
courage, je vous parlerais un peu de l’Estonie qui est un pays assez singulier.
La Biz à demain
Mercredi 13 juillet
Cette journée restera à jamais la pire de notre périple . En
effet, Lorenzo arrête les frais, en clair le voyage se termine pour lui
aujourd’hui .
Ces derniers jours, j’ai
menti dans mes récits pour ne pas affoler sa femme Isabelle (Nounoute pour
les intimes) sur l’état de santé de notre copain, mais notre arrêt de plusieurs
jours à Cracovie était pour essayer de sauver la santé précaire de notre
contemporain qui je dois le dire maintenant était en souffrance permanente
depuis 2 mois.
Voici la réalité
écrite à Cracovie le jour où ça allait vraiment mal, mais laissé en « off ».
Avant de commencer ce périple, nous savions que ce ne
serait pas forcément un « long fleuve tranquille » et que ce trajet
pourrait être semé de quelques embuches. Certes la perte des clefs (temporaire)
ou la course à la carte grise ont mis une certaine pression et un
peu de retard (vite rattrapé) sur le timing. Mais rien de vraiment pénalisant, si ce n’est le fait de ne pas avoir eu la chance de franchir la frontière
Moldave.
J’avais souhaité que le « corbeau noir »
quitte mon épaule et prenne son envol pour s’éloigner loin et au plus vite,
mais sans doute par fainéantise, il n’avait pas daigné aller très loin et c’est
malheureusement sur l’épaule de Lorenzo qu’il a choisi de faire une pause. En
effet, ce matin notre contemporain est au bout de sa vie. Deux mois de
souffrance en silence, ce coup-ci c’en est trop. Le teint gris et le moral en
berne ne présage rien de bon. Lorenzo est
prêt à renoncer et pour la première fois depuis notre départ, l’équipe est
vraiment abattue.
Que faire ? la pluie qui tombe sans discontinuer
n’arrange pas les choses. Dans un premier temps trouver un ostéopathe en
imaginant qu’il puisse faire des miracles et remette notre pote en selle. Dans
un deuxième temps trouver un hôtel ou Lorenzo pourra se reposer au chaud et
dans un lit convenable le temps qu’il faudra. Pour la suite nous prendrons les
décisions en fonction de son état de santé. Le consulat de France (he oui
encore) est donc sollicité pour trouver
un ostéopathe capable de donner un rdv en urgence, ce qui est fait assez
rapidement avec un praticien franco polonais qui libère un créneau pour le
lendemain (11h). Alex de son côté « dégotte » une chambre d’hôtel dans
le quartier juif de Cracovie.
Un premier convoi part en direction de l’hôtel en
laissant Lorenzo au camping pour qu’il reprenne quelques forces car quoi qu’il
en soit il n’est pas en état de prendre la moto. Il s’y rend donc en taxi .
Malik reste sur place pour décharger les paquots des motos pendant qu’Alex et
moi retournons au camping pour ramener la moto de « notaire ( vous
suivez ?)
Vers 15 h toute l’équipe est à nouveau réunie dans la
chambre (ma foi pas trop mal ) en plein cœur de la ville. Une petite descente
au pied de notre nouvelle résidence nous permet de nous « caler la dent
creuse » avec une énorme tartine locale (genre bruschetta) et un coup de
limonade pour faire descendre tout ça. Pour Lorenzo et moi retour à la chambre
pour un dodo réparateur alors que Alex et Malik pris d’une frénésie d’achats
compulsifs iront battre le pavé pendant plus de deux heures dans les ruelles de
Cracovie.
Lorenzo est
visiblement plus décontracté mais il sent bien que le mal rode encore et qu’il
va falloir être très prudent. Le dos « strappé » en forme de flèche (suivez le guide) le soulage. La visite de la ville peut continuer entre les
pluies intermittentes. Le diagnostic du praticien se veut rassurant.
Connaissant maintenant notre périple, il ne sera pas avare de quelques conseils
pour ainsi préserver notre intégrité physique.
Malheureusement
Tout a été essayé pour qu’il puisse se soulager, les jours
de repos, les séances chez l’ostéopathe, les massages, la ceinture de maintien,
le changement de position de son guidon, le double matelas, les pommades, le
Tramadol à haute dose, mais le mal a gagné la partie et c’est avec une profonde
tristesse que j’écris ces mots ce soir. Je ne vais pas vous cacher que j’ai été
pleurer en cachette, car au-delà de son départ c’est une déception de voir que
notre projet de 5 ans se termine à trois.
Chacun de nous a réagi à sa manière mais comme disait Freddy
Mercury « the show must go on »
En ce qui me concerne la journée a été horrible et d’une
longueur interminable. Après la triste nouvelle, nous avons tout de même pris
les billets de bateau pour la Finlande mais 3 au lieu de 4. Ça fait chier merde
merde et merde.
Nous avons trainé nos
âmes en peine dans Tallinn dont nous avons vite fait le tour. La récupération
des motos après les révisions s’est faite comme dans un songe, j’avais
l’impression de ne plus être en phase avec moi-même (Je suis du genre à
extérioriser mes émotions), de leur côté mes camarades faisaient tout de même
bonne figure, j’avais même l’impression que Lorenzo était soulagé, car je pense
que cela devait faire quelques jours qu’il redoutait cette décision mais il
a attendu le dernier moment, dans l'espoir d'une rémission, pour se décider et nous l’annoncer.
La soirée se termine dans un restaurant indien pour faire la
« passation » des feuilles de route, des traces GPS et autres
recommandations, car ne l’oublions pas, Lorenzo est à la tête de tout
l’itinéraire ce qui représente des mois et des mois de travail. Nous allons
donc prendre le relai, ravaler nos larmes et conduire à bien ce projet jusqu’au
bout.
Il est certain que les premiers tours de roue en Finlande se feront en automatique et je redoute plus que tout le moment de la
séparation.
De son côté Lorenzo avait l’intention de faire le trajet
retour au plus vite. Plus de 3000 kms en 5 jours minimum ce qui est de la pure
folie. Un coup de fil à ma belle-fille Laura
infirmière et spécialisée des rapatriements chez Mondial assistance aura su le convaincre de laisser le toubib lui
prescrire une ordonnance qui sera le « laissez passer» pour un
retour en avion.
De son côté la moto
sera rapatriée par un chauffeur français qui prendra l'avion jusqu'à Tallinn et se cognera les 3000 kms d'autoroutes.
A nous maintenant de prendre les choses en mains et de
terminer au mieux le « voyage de notre vie » et tant qu’il y aura des
combattants il y aura un combat.
Voilà, il est Minuit, le calme dans la chambre est absolu,
peut être au loin le bruit d’une brosse à dents ?
Nous allons tous essayer de faire dormir les yeux ce qui ne
va pas être une mince affaire. La pluie vient de recommencer à tomber !!
Vous avez dit « journée de merde ? »
La biz à demain
Jeudi 14 juillet 206 kms et 80 kms de bateau température
mini 18° maxi 23°
Il y a des matins où on voudrait ne pas exister et je peux attester que ce 14 juillet est le
plus triste que j’ai connu.
Rien ne passe ce matin, les croissants trop nombreux et
étouffants, le jus d’orange acide et étouffant, le café trop chaud et étouffant,
l’ambiance abominable et étouffante.
Putain, les aiguilles de la montre sont collées ou
bien ? je déteste cet instant où tu sais qu’il va falloir se quitter mais
tu ne sais pas comment t’y prendre, tu sais que tu vas pleurer, mais comme un
con tu ne veux pas que ça se voit.
Ca y est c’est l’heure, les paquots sont à nouveau sur les
motos et nous ne pouvons plus reculer le moment de l’embrassade, car notre
bateau prend le large à 10h30.
Cet instant est d’une intensité absolu et c’est à ce moment
précis que le mot amitié prend son sens , je vous laisse imaginer les accolades
sur le bord du trottoir . Les bises à Lorenzo sont humides et sincères,
nous n’arrivons pas à nous détacher de lui et pourtant il le faut bien.
Direction le port
d’embarquement, un signe de la main sans se retourner et les larmes coulent
sous la visière.
Maintenant les gars il va falloir se prendre en main car
« Notaire » a été notre chien d’aveugle (pour son plus grand
plaisir) pendant 2 mois. A aucun moment nous ne nous sommes posé de questions. Il
disait en avant et nous comme des moutons de panurge nous suivions (c’était d’un confort absolu).
Aujourd’hui ce n’est plus la même limonade, à nous de jouer
du Gps et pour le début c’est moi qui m’y colle suivi assez rapidement par Alex
(je pense que nous allons sur les deux prochains mois jouer à tour de rôle).
Les deux heures trente de bateau sont passées relativement
vite chacun perdu dans ses songes. Nous avons eu le temps d’essuyer un grain au
départ de Tallinn ; sans doute les larmes de la ville en l’honneur de notre
pote.
L’arrivée sur la Finlande s’est passée comme une lettre à la
poste, la traversée d’Helsinki n’a pas eu un attrait quelconque et nous avons
assez rapidement trouvé d’immenses routes au milieu des bois. Nous sentons
vraiment qu’une frontière a été passée, plus rien n’est comme avant.
Nous balbutions nos premiers kms , mais très vite le sens
pratique reprend le dessus, les 206 kms de cet étape se déroulent sous un ciel clément
avec une certaine fraîcheur mais encore une fois sur un nuage car l’équipe n’a
pas encore intégré qu’il manquait un membre (comme une amputation). J’ai longtemps
cherché « Manny » la moto bleue avec ce gros sac jaune (notre phare
en quelque sorte).
Le camping perdu au fond des bois est le bienvenu, il est à
proximité d’un très joli lac (normal nous sommes dans la région des lacs).
L’accueil est chaleureux et c’est tout à fait ce qu’il nous faut.
Nous plantons la tente (ça faisait 10 jours que ça n’était
pas arrivé) au milieu des bouquets de Myrtilles. Le sauna avec vue sur le lac
est pris d’assaut pour une méditation de circonstance. Un petit plongeon dans
le lac en compagnie d’Alex terminera ce moment de « ressourcement »
nécessaire.
Voilà, une première journée sans notre copain, beaucoup d’autres suivront.
Notaire : Profitez les gars.
On va profiter fils, rien que pour faire honneur à ton
travail.
Europaland a subi un séisme
conséquent , mais après un conseil des ministres extraordinaire, il a été
décidé qu’aucun coup d’état ne serait tenté et que «el president »
resterait au pouvoir. Cependant un triumvirat assurera l’intérim afin de gérer les affaires courantes
du royaume le temps de son rétablissement. Longue vie à « el présidente » houra, houra, houra,
Un petit plat de boulettes frites (j’ai l’impression de
bouffer chez IKEA) sous un orage démentiel, je n’ai jamais vu ça, même à
Draguignan, termine cette soirée . Les couleurs de cet orage sur ce lac sont
magnifiques et assez surprenantes d’intensité.
De retour à la tente, nous tombons sur un petit chalet en bois au milieu de la forêt, serait-ce la hutte de Merlin l’emmancheur ? Blanche fesse et les sept mains ? ou celle de Harry ploteur ? Que nenni juste une confortable petite baraque avec des bancs tout autour et un gros braséro central et quelques braises en fin de vie. Ni une ni deux je remets quelques buches dans le « nourrain » bien en tas et à disposition dans la casemate (ils sont vachement bien organisés les finlandais) et nous terminons cette soirée à deviser autour d’un bonne flambée. Malik, le Philosophe (dénommé ainsi par notre Hôtesse Gabriela en Roumanie) heu les gars il va falloir penser à aller se coucher, car si nous nous calons sur l’arrivée de la nuit pour aller au pajot nous allons avoir des lendemains difficiles.
Retour à la tente pour un dodo mérité mais !!! Damned
Malik a oublié de fermer la fenêtre de la tente et Alex a laissé ses bottes
dehors. Comme expliqué à l’instant, il vient de « vaser velu velu ».
Résultat Malik doit pagayer pour rentrer dans son duvet et Alex vient d’adopter
deux petits saumons pour mettre dans ses bottes. Pas mieux chez moi, j’ai une
flaque d’eau au milieu du tapis de sol dans le auvent, rien de grave il
fallait de tout façon que je passe la serpillière.
Demain nous filons toujours plus vers le nord, pour
atteindre le cap dans plusieurs jours avant d’entamer notre descente vers
« un retour maison » dans moins de 2 mois
La Biz à demain
Vendredi 15 juillet 375 kms température mini 16° maxi 22°
Guntrud (première du nom) nous sert notre petit déjeuner ce
matin. La pauvre, elle n’entrave rien à notre anglais pourtant parfait, mais
elle à un tel sourire et une telle volonté de bien faire qui font plaisir à
voir.
Tiens Notaire est à la bourre ce matin il ne s’est pas
réveillé ? Ha M….e c’est vrai il est surement en train de prendre son Zing
direction «Nounoute ville » ou il va se faire dorloter notre petit Ninnin
( oui encore un de ses surnoms). Heu, par contre pas de bêtises hein ? La
brouette tonquinoise et le toutou coquin même pas en rêve. Le toubib a dit
tranquille Emile alors la bagatelle ce sera pour plus tard, où pas.
Comme expliqué hier, ce matin c’est direction le Noooooord
c’est le noooooord ( cf bienvenue chez les Chtis). C’est simple quand tu vois
la mer, bah tu freines ( faut pas déconner) et tu es arrivé. Et après ?
Bah tu redescends sinon tu bois la tasse.
Ce matin le soleil est au rdv mais ici le temps change à la
vitesse de la lumière donc pas de simagrées, nous nous équipons de pied en cape.
En même temps la température plafonne à 16° et avec la moto en mouvement il va faire
tout de même frisquet. Nous sommes très loin de vos températures caniculaires.
Une journée que je qualifierais d’idyllique va s’offrir à
nous et c’est tant mieux car elle aidera à chasser la tristesse qui nous colle
encore à la peau.
La Finlande c’est « Foret land » Nous allons
naviguer à travers un paysage magique difficile à décrire. Nous sommes dans la région des mille lacs et comme dit
Malik : nous venons d’en faire 10, il en reste 990 .
Par quoi commencer ? les lacs sont tellement nombreux
et rapprochés que parfois au hasard d’un pont, nous avons l’impression de
flotter dessus.
La route est
magnifique, elle serpente entre cette forêt qui n’en finit pas, à chaque virage
un nouveau spectacle s’offre à nous. Une petite maison en bois de couleur avec
son ponton et le bateau amarré à proximité, un kayakiste qui s’apprête à faire
sa balade, des pécheurs qui accostent leur bateau près d’une berge pour prendre
une petite bière.
J’ai l’impression de
voler, même la moto a l’air d’apprécier car le moteur ronronne comme jamais.
Bien au chaud avec les manchons, le dos calé contre mon paquot, je suis le roi
du monde.
La Finlande c’est le pays au monde où il fait le mieux vivre
d’après les dernières études. Il est vrai que tous les finlandais rencontrés
sont détendus, souriants, toujours un petit signe de la main. J’ai l’impression
que le pays s’est organisé pour que tout glisse sans accrocs.
La Finlande c’est 5,5 millions d’habitants soit 16 habitants
au km2 c’est la plus faible densité de population de toute l’union européenne.
Quasiment 10% de sa surface est occupée par des lacs.
Nous avons roulé 182 kms avant de rencontrer une ville
(moyenne) et encore autant pour en trouver une deuxième. C’est presque flippant
de voir ces étendues vierges. Une des particularités c’est de trouver au milieu
de nulle part une station-service hyper moderne avec attenant un magasin de
nourritures et deux trois échoppes et c’est un petit lieu de vie ou les gens se
retrouvent et puis autour rien de rien. La route défile comme un tapis roulant,
nous scrutons le bord de ce ruban de bitume à la recherche d’un éventuel
caribou dont les nombreux panneaux nous signalent l’éventuelle présence.
Le Gps nous fait parfois bifurquer sur une (riste ou
rouste, comme vous le savez maintenant contraction de route et piste) qui
parfois se transforme carrément en chemin « Grumesnilien » (pour ceux
qui connaissent) et c’est toujours pour nous emmener côtoyer des lacs et des
endroits encore plus merveilleux .
La journée nous aura
tout de même réservée une soixantaine de kilomètres de « off-road » debout sur les cales
pieds à humer l’odeur des billes de sapin fraichement coupées. Le petit
écureuil échappant de justesse à la roue avant de « Babar » sera la
seule bestiole qui croisera notre route aujourd’hui. Le caribou sera peut-être
pour demain.
La longue étape de la journée s’achève par l’arrivée sur un
lieu de campement du même tonneau que celui d’hier. Comme tous les campings
finlandais celui-ci est une merveille d’équipements tout en restant roots. C’est
à dire perdu dans les bois avec des distances plus que respectables entre chaque
campeur.
Bon je vous laisse 1 h car nous allons au sauna avec Alex avant
de piquer une tête dans le lac pendant que Malik s’affaire aux fourneaux pour
préparer un Risotto. (il est aux anges).
Heu ? là, comment dire. Fermez les yeux. Le Sauna se
situe à l’aplomb d’un lac transparent, un escalier en bois descend jusqu’à sa
berge. Tout autour, les sapins qui grimpent jusqu’au ciel .Il est déjà tard et
le soleil commence sa descente sur ce lac. Le silence est absolu, j’ai presque
le vertige. Mais bon remontons à la cabane et là, fermez vraiment les yeux car
Alex et moi sommes à poil dans cette petite baraque où le chapitre « je
transpire tout ce que je peux » a commencé. C’est pour nous un moment
d’échange sur les sensations de la journée et nous sommes à l’unisson pour
confirmer que nous avons vécu un moment inoubliable qui se prolonge par une
baignade dans ce lac de folie.
Nous avons juste la tête qui sort de l’eau, nous faisons un
360° pour à peine réaliser la chance que nous avons d’être ici. C’est à peine
croyable, nous ici en Finlande à des milliers de Kms de la maison à poil dans
ce lac majestueux a rire comment des gamins sur notre bonne fortune.
J’aimerai que cette image reste à jamais gravée dans ma
mémoire.
Le repas que Malik a concocté est une merveille, comme
d’habitude. Nous terminerons donc sur cette conclusion , les jours se
suivent mais ne se ressemblent pas.
La biz à demain
Samedi 16 juillet 10 kms à pieds, température mini 17°
maxi 20°
Soit nous roulons comme des demeurés soit « Notaire »
a falsifié l’itinéraire, mais quoi qu’il en soit nous sommes en avance sur la
feuille de route. Nous décidons donc de nous accorder une journée de repos sur
notre lieu actuel qui a tout pour nous inciter à rester sur place.
Comme dit Alex : qu’il est bon de ne rien faire. nous
avons droit à cette phrase rituelle au moins une fois par jour. Pour le coup
nous trainons au petit déjeuner bien au chaud dans la cabane qui sert de
cuisine et mis à disposition pour l’ensemble des campeurs.
Décision est prise de partir se faire une ballade pour pourquoi
pas rencontrer le Caribou.
3 heures de marche pour rentrer encore plus en profondeur
dans ce pays surprenant.
Point de Caribou ni autres bestioles, mais une rupture de la rétine à chaque seconde. Les paysages sont sauvages, mais pas que. Au détour d’un chemin, nous croisons un escalier en bois qui descend vers une berge d’un des lacs, puis un ponton qui flotte sur cette étendue d’eau nous amène sur des cabanes chacune pourvue de brasero avec fagot de bois à disposition. Des avancées sur l’eau permettent aux éventuels pécheurs d’être au cœur de l’action ( Mon frangin Phiphi serait au paradis car ces lacs transparents regorgent de poissons nobles), la truite est aussi commune ici que l’ablette chez nous.
Évidemment tout ceci est en libre-service et dans un état
irréprochable, (la suisse à coté est une porcherie). Je commence à comprendre
pourquoi les finlandais sont si heureux.
Une petite baignade malgré la fraicheur viendra conclure
notre excursion. L’eau est transparente mais il y a comme un fond marron donné
par le tannin des arbres, un peu comme au canada.
La balade nécessaire au ravitaillement du soir se fera dans
une petite ville de 5000 habitants où tout où presque est fermé. Bizarre pour
un samedi à moins que ce ne soit également un des ingrédients du « bien vivre en Finlande » : Bosser juste ce qu’il faut et accorder du
temps aux loisirs.
Une après midi calme se profile à l’horizon. Malik qui
commence à tourner en rond autour de ses gamelles, Alex qui fait des tests avec
son drone pour capter des images inoubliables des lacs finlandais et moi qui fait la sieste sur un petit ponton
qui sent bon le sapin, pour ensuite me trainer vers un hamac toujours à
disposition.
Cet endroit est propice à la méditation. Le balancement de
ce bout de tissu entre ces deux sapins gigantesques me font lever les yeux vers
ce ciel « Simpson » ( oui regardez le générique de ce dessin animé et
vous comprendrez) Ces arbres doivent avoir mon Age, je me prends à imaginer ce
que les vikings étaient capables de faire avec de tels morceaux de bois. D’ailleurs
est ce que les finlandais étaient vraiment des vikings ? Bon on s’en fout
ne cassez pas mon rêve.
Bon il va falloir aller à la mine, le sauna n’attend plus
que nous.
Ce soir ,Travers de porc au BBC, légumes confits et ananas,
on ne va pas se laisser abattre. Au passage une ou deux buches dans le brasero
afin de terminer la soirée en beauté.
Il est 22h30 et le soleil ne veut pas se coucher
La biz à la semaine prochaine
Renard
des sables























Waouh ! Quel récit ! Merci beaucoup de partager vos aventures vos émotions.
RépondreSupprimerJ’attends le prochain épisode avec impatience. Un bisou à Laurent en particulier bonne route Edmonde
coucou et oui l'aventure continue malgré le départ de Laurent nous pensons tous les jours à lui bisous
RépondreSupprimerTrop cool, c’est vraiment bien d’avoir tous ces détails. Profitez bien les gars, je vous biz à Bientôt
RépondreSupprimermerci, ce petit message est encourageant. Nous allons essayer de continuer à vous emmener avec nous
RépondreSupprimerSalut les gars, j ai le cœur gros forcément pour mon Nin nin, mais la santé passe avant tout et je s occupe de lui😜, comptez sur moi🥰🥰. Le reportage est juste magnifique, j ai pleine conscience de ce que vous vivez et assez envieuse je l avoue ! C est votre moment et soyez épicuriens jusqu'au bout des ongles et je vous fais confiance pour ça 😘. Une certitude, on sera là à votre retour😘😘.Noute
RépondreSupprimerHello nounoute comment te dire , son départ a été un déchirement surtout quand on sait le temps qu'il à passé a préparer cette aventure. il ne se passe pas une journée sans que l'un d'entre nous ne dise " ha putain si laurent était la" rien n'est plus comme avant , mais nous vivons de grand moment plein de surprises
SupprimerEnormes bisous et bien sur un gros câlin à Ninnin
Que d’émotions pour cet épisode... bon, si je dis que j'ai pleuré, ça ne surprendra personne 😊 Aussi émue par le Départ de notre Laurent que par l'intensité des émotions que vous vivez. Bisous forts les gars ! Los Molinos
RépondreSupprimercoucou los molinos je t'avoue que si j'avais écrit sur du papier et avec de l'encre ca aurait été un beau bordel car même en me relisant je chialais comme une madeleine son départ à été un sacré coup dur et pour lui évidemment et pour nous . l'important c'est que maintenant il soit chez lui en bonne santé
SupprimerSalut les aventuriers! Alors d’abord un mot pour Laurent: on lui souhaite un bon rétablissement et même si ça a du être difficile de se décider, après une bonne moitié de la route, pas d’hésitation, il faut d’abord guérir! Le dos, c’est … comment dire…. Ch…., Pénible , alors courage+++ Par ailleurs, la Finlande …. on a juste très envie d’y faire un tour. Ça a l’air génial et vraiment très beau : les saunas et les petits lacs frais et le calme…. Le pied 🥾👟🩴 profitez bien 😊 ! Il nous tarde déjà de lire la suite. Au fait on a adoré la photo de votre chambre avec la corde à linge… 😂 et tout le bazar 🤪 ds l’épisode précèdent et encore plus le petit feu de campagne dans la cabane finlandaise… bien cordialement à tous , bonne route à bientôt de vous lire eV, Phil et Den
RépondreSupprimeroui son départ a été un coup très dur pour lui et pour nous. Nous avons mis plusieurs jours pour raccrocher les wagons mais l'aventure continue
SupprimerPS. les 150000 croix! Stupéfiant… petit côté « Conversation avec un vampire » après le camping du même nom… Brrrr….. encore des aventures! EV
RépondreSupprimerOUI et à chaque jour ses découvertes nous vivons de grands moments
RépondreSupprimer