#23 - hei alle sammen (épisode 11)

                                                          hei alle sammen

                 


Mardi 25 juillet 0 kms pour moi 120kms pour les copains Température Mini 12,° Maxi 12°

Il est bien « cocooning » le petit RBNB de Birgit. C’est un lieu que nous partageons avec nos hôtes. Premièr étage pour nous et salle de bain et cuisine commune, où nous n’avons pas le droit de faire de cuisine, juste le petit déj et faire réchauffer notre reste de Pizza de la veille mais ce n’est pas un problème.

Le temps est absolument exécrable, il tombe une petite pluie fine qui n’incite pas à mettre le nez dehors et pourtant nous nous équipons de moults k-way et chapeaux de pluie pour partir à la découverte des quelques maisons qui bordent le littoral.

La veille notre hôtesse nous avait indiqué un petit resto non loin de notre logis, mais elle avait dû le rêver car point de restaurant malgré notre marche de plusieurs Kms sur les bords de routes.

Bon, les bords de plages c’est beau et c’est bien, mais une fois que tu as jeté un œil sur les étendoirs à morues (seule curiosité du coin) et bien tu as fait le tour du problème. Sauf que de passer la journée la dessus c’est un peu long. Il faut tout de même souligner que nous sommes dans un endroit absolument sublime.

 Retour à notre point de chute pour déguster notre énorme reste de Pizza et un petit paquet de crêpes que la mère de notre hôtesse a préparées à notre attention. Si c’est pas mignon.

Alex et moi sommes aux anges à bouloter ce dessert accompagné de cassonade et de confiture de myrtilles tout en regardant la mer (et la pluie) par la baie vitré. Encore une fois délectons nous de ce petit moment de bonheur.

Qui dit Pizza, crêpes et lit douillet dit forcement sieste (pour moi) qui suis un passionné du « glandage ». En ce qui concerne les deux ostrogoths, ils décident d’aller voir la ville de A répertoriée par Lorenzo comme étant la ville avec le nom le plus court de notre voyage (et du monde...)

Bon je vous passe les délices de se glisser sous la couette en écoutant la pluie tomber et le bruit des moteurs des motos des potes s’éloigner dans cette météo incertaine.

Bien plus tard le retour des glorieux « combattants » un poil frigorifiés et surtout trempés par 120 kms de  pluie quasi ininterrompue pour aller voir ce fameux village qui visiblement ne « cassait pas trois pattes à un canard » marquait la fin de journée.

L’heure avancée et les estomacs gargouillant donnent le top départ pour essayer de trouver un endroit pour se sustenter sans se faire assassiner.

Une espèce de pizzeria (oui, le choix est très limité dans ce pays) fera l’affaire pour diner .... d’une salade grecque ??? que je qualifierais de « salade Norvégienne » et d’un plat de spaghettis qui fera bien « la rue Michel ».

De nouveau affalé sur le lit, il est bien temps de se préoccuper du Ferry du lendemain (bande de Baltringues). Évidemment en s’y prenant quelques heures à l’avance nous avions de grandes chances de nous retrouver « le bec dans l’eau ».

Effectivement le ferry le plus court (tout de même 4 heures de navigation) n’est plus disponible. Reste l’omnibus qui se balade d’île en île et met quasiment le double de temps.

Bon, bah pas le choix, en avant pour une croisière de plus de 7 h.

Il est donc temps de fermer les liseuses et les yeux car le réveil de demain sera matinal.

A demain La Biz



Mercredi 26 juillet  plein de kms milles en bateau (200 kms en moto) temps variable, oups au moment où j’écris ces mots le bateau tangue tout de même un peu.

Yeh !! pas trop mal ce matin, il y a comme un peu de ciel bleu ce qui permet de terminer les paquots au sec (quel confort)

Une soixantaine de kilomètres nous sépare de l’embarcadère. Nous sommes précautionneux et avons pris de l’avance car quelques photos à faire sur le chemin ne sont pas à exclure.

Bien reposés et à l’abri derrière la bulle de nos carénages nous profitons de la route sèche et du paysage toujours magnifique qui s’offre à nous. Nous croisons un nombre incalculable de petites criques où mouillent des bateaux de pêche.

A ce propos une grande énigme reste encore à ce jour non élucidée. Comment un pays avec autant de bateaux de pêche et autant de littoral ne propose  jamais de poisson, ni dans les magasins, ni dans les restaurants ?

 Si je ne m’abuse, la mer de Norvège n’est pas réputée pour être insalubre ? Si nous étions au bord de la baltique je comprendrais, car en effet d’après mes informations, la baltique sert de dépotoir aux Russkofs qui laissent pourrir leurs sous-marins à bout de souffle dans la flotte en ayant bien évidemment laissé les réacteurs nucléaire à l’intérieur et là pour le coup « Verboten » si tu ne veux pas que ton gosse naisse avec trois couilles, tu touches pas au « poisbé » GLOSSAIRE : poisson en Europaland .

Je suis donc preneur de toutes informations à propos du poisson norvégien.

Les arrêts photos se succèdent. Tiens, un attroupement sur la gauche sans doute un point de vue remarquable aller hop, allons voir.

Soyons prudent car ça glisse, nous somme en « off road ». Béquillage. Et bah rien à voir, ce n’était qu’une fake view.

Redémarrage sur la roche glissante et et et .... ??? tagada boum boum cascade pour Alex qui améliore son score au « roulé-boulé le pachyderme »  mais le plus étonnant c’est que Malik sans doute jaloux du score de son contemporain se casse lui aussi la gueule dans une synchronisation relevant du grand art.

Je n’ai malheureusement pas le temps de faire une photo des deux meules les deux pneus en l’air sous le regard hilare des badauds « Y sont amusants ces français ! »

Alex 4

Lorenzo 2

Malik 2

Bernard 1

L’arrivée est tout de même réalisée dans les délais. L’embarquement se fait rapidement et nous montons aux étages pour nous installer à la proue du navire et ainsi bénéficier d’un confort absolu et d’une vue imprenable qui à l’heure où j’écris n’a rien d’exceptionnelle, juste la mer redevenue grise à perte de vue. Comme expliqué juste avant le bateau commence à tanguer et la mer à se former. Décidément la météo ici aurait rendu dingue Alain Gillot-Pétré. GLOSSAIRE : pour les plus jeunes, allez voir sur le net.

3 pipis, un pique-nique, 2 films et deux siestes plus tard, nous accostons à Bodo (désolé je n’arrive pas à mettre les barres sur les O). Finalement cette petite croisière de 7 heures est plutôt vite passée et au regard de la pluie incessante qui frappait les fenêtres du navire et bien nous étions mieux à l’intérieur. Mais la journée n’est pas terminée car entre Bodo et notre lieu de résidence « Mo i Rana » un nom qui semble plutôt venu de la Polynésie, il y a encore 280 kms et la journée est déjà très avancée.

Le temps de faire le plein et de caler le GPS et nous voici parti pour 3 heures; d’enfer ... Mais ce n’est pas possible ce pays est une véritable éponge. Nous allons prendre la « drache » pratiquement non-stop.  

Depuis notre départ je crois que c’est le pire moment. Une flotte glacée que te balaye de bas en haut. Les camions que tu croises te balancent un tsunami à chaque passage. Nous ne voyons même plus la différence entre le ciel et la terre, tout est gris. La nature elle-même n’en peut plus de cette pluie. Le torrent, je dis bien le torrent, qui longe la route est en furie, les cascades qui descendent de la montagne le font déborder pour encore plus l’exciter. Un vrai cauchemar.

L’arrivée à Mo i Rana se fait maintenant sous un petit crachin et heureusement nous trouvons l’hôtel assez rapidement mais nous restons bloqués devant la porte comme une poule devant un couteau. 

Bah oui, nous n’avons pas encore eu le temps d’apprendre à lire le norvégien et évidemment le mode d’emploi collé sur la porte est dans la langue du pays (quoi de plus normal). Heureusement un trio de motards français venant des Alpes maritimes et confronté au même problème quelques temps auparavant ont été d’un grand secours.

Nous voici donc dans notre petite chambre pour éviter de passer une nuit sous le déluge.

Le trio motard dans sa grande bonté nous indique même l’endroit où nous pourrons nous restaurer car à l’heure qu'il est inutile de chercher à faire les courses pour une éventuelle tambouille dans la kitchenette de la piaule. Au grand dam de Malik qui je pense y a cru jusqu’au bout.

Ce petit restaurant est ma foi fort sympathique. Les menus sont comme à l’accoutumée hors de prix mais au fond pas beaucoup plus chers que lorsque les courses sont faites.

Malik fulmine devant le prix d’une misérable bruschetta. Malik : Il est hors de question que je mette ce prix-là pour une assiette de poisson grr grrr. Fais c…r Bande d’e…. etc etc.

Enfin moi je dis qu’un petit restaurant chauffé avec une petite bouffe au demeurant délicieuse et bah ça fait le taf après un roulage de 3 heures sous la flotte.

Retour à pieds sous la flotte pour une nuit réparatrice.


A demain La Biz

 

Jeudi 27 juillet 479 kms température mini 10° maxi 21° (sous un tunnel) sinon 13°

 

Bah ? tiens les motards des alpes maritimes sont déjà partis, il ne reste plus que nos meules sur le parking .

Ciel gris comme d’habitude même si une langue de soleil accompagne les derniers préparatifs.

Encore une grosse étape à faire aujourd’hui, pas loin de 500 kms. Elle n’apportera rien de bien particulier ou de bien alléchant. Ça va être compliqué de faire une page sur cette journée.

Je vais donc vous passer le froid, la pluie qui ne va pas nous lâcher et qui a pour particularité de gâcher l’appréhension du paysage .

 En effet, tu es plus préoccupé par la route et l’endroit où tu mets tes pneus que par le spectacle qu’offre le pays, même si en terme d’intensité il n’y a plus rien à voir avec les Lofoten qui restent pour moi  N°1 sur le podium (peut être temporaire) de ce que nous avons vu.

Un des moments où nous trouvons un peu de chaleur est le repas du midi où Alex optera pour une omelette à 19 queusses et moi quelques gâteaux pour le même prix (salaire moyen du Norvégien 4 700 euros) donc forcément là-bas, nous sommes des clochards.

 Nous y retrouvons les motards du 06 (de Grasse exactement), avec qui nous pourrons échanger un bon moment sur nos expériences, car nous avons traversé à peu près les mêmes pays mais eux en version plus courte car ils n’ont qu’un mois de congés.

Ils  sont également trois dont un qui a des sacs poubelles au pieds. Soit on lui a piqué ses grolles, soit il est équipé comme un manche.

 Quoi qu’il en soit ils sont vraiment sympas et je pense que nous allons encore les croiser sur la descente de la Norvège.

Il faut savoir que ce pays fait plus de 2 500 kms de long, alors forcément « on n’est pas sorti du sable » ( cf Kamelott).

Le deuxième endroit où nous allons trouver de la chaleur, c’est un surprenant tunnel qui à l’inverse de ses congénères est chauffé, oui oui chauffé à 21,5° et ça fait un bien fou. Revers de la médaille c’est forcément la pollution qui te prend à la gorge et le vacarme terrible des véhicules et des extracteurs qui n’extraient visiblement pas grand-chose. La sortie de ce tunnel te libère les poumons, mais te colle un coup de « congélateur » de tous les diables.

Pour aujourd’hui nous avons opté pour le choix de la jouer à la « one again bistoufly » (cf Franck Duboscq) c’est-à-dire ne rien réserver du tout et voir sur place.

Il faut dire que nos ami du 06 en anticipant ont trouvé une piaule à 150 queusses ce qui n’est pas compatible avec nos moyens limités.

Advienne que pourra, « la paille au cul et le feu dedans».

Trondheim est maintenant à une portée de lance pierre et dans la foulée un panneau indique un camping avec des « cabines » GLOSSAIRE : petit chalet avec lits superposés (Voir photos) dont nous sommes devenus des fans vu le temps apocalyptique qui s’acharne sur nous depuis plusieurs semaines.

Bernard: Hello miss you have one cabin for trees people for Two nights .La Miss: yes off course. Bernard: ho mutch?. La miss: 75 queusses par nuit . Bernard: mais vous parlez Europaland ? C’est formidable. La miss : bah oui mon gars.

La bicoque n’est pas très loin de la mer mais le vrai bord de mer est réservé aux tentes et aux inconscients car le vent qui souffle est glacial et il commence à lever quelques petites vagues qui ne demandent qu’à devenir plus grosses.  Bonne chance et bonne nuit.

En ce qui nous concerne petit détour à la supérette qui ma foi est assez bien garnie et permet à Malik de faire des pâtes au saumon qui vont requinquer nos métabolismes en mal d’énergie.

 A l’heure où j’écris les derniers mots de notre journée nous sommes tous allongés sur nos couchettes afin de détendre nos muscles crispés par cette journée qui n’aura pas été la meilleure.

Demain nous allons visiter Trondheim afin de rester dans le tempo car visiblement le côté «ceinture et bretelles» de Lorenzo n’est pas compatible avec notre avancement. En effet, comme tout baigne, les jours de sécurité qui s'ajoutent aux étapes assez roulantes et au mauvais temps limitant le tourisme font que nous avançons largement plus vite que son planning. Pour le coup nous sommes obligés de freiner des quatre fers. 



Va falloir revoir tout ça, mais demain car ce soir c’est dodo.

A demain la Biz   


Jeudi 28 juillet 30 kms Température mini 12° maxi 16°

A chaque fois que nous avons un jour de repos et bien le réveil traine, comme au début d’un week end.

 Il est 8h largement passé et ça se tourne et retourne dans le plumard sans vouloir mettre le pied par terre.

 Alex : Il fait comment dehors ? Bernard : Bof, reste au lit.  J’exagère, il ne pleut pas mais le ciel est bas et ici tout est possible.

Programme de la journée ? Petit dej dans la « cambuse » puis enfin trouver la machine à laver. Retour à l’accueil où bonne nouvelle la machine existe et « cerise sur le bateau » il y a un sèche-linge parce que faire sécher le matos par ce temps-là tu peux toujours courir.

TRANCHE DE VIE : Pour vous parler d’un petit détail de ce camping, je suis obligé de revenir sur une anecdote d’il y a quelques années

Malik et Alex se rendant aux « Chichmas » GLOSSAIRE : en Europaland commodités dans un camping.

Alex  est au lavabo croyant Malik sur la « chaise percée »

Alex avec sa voix qui porte : Ho Malik, tu es en forme ce matin c’est le plat des haricots qui te fait faire ce bordel ? houla, là tu fais fort calme toi,  hé mais ma parole t’as bouffé au père Lachaise. Et ainsi de suite.

Malik sortant de l’ombre : Mais Alex , c’est pas moi qui suis aux chiottes , je n’ai rien fait !!!

Grand blanc !!! J’imagine la tête du pauvre mec qui à subit les commentaires tout en se retenant au possible.

Tout ça pour dire que dans les commodités de ce camping il y a de la musique assez forte en permanence permettant « aux trompettistes amateurs » de pouvoir faire leurs gammes en toute quiétude.

C’est un détail, mais il peut embellir ta journée. Fin de l’histoire qui me fait toujours autant rire.

Pendant que Malik se reconnecte aux dures réalités du monde du travail, Alex et moi allons jouer les lavandières. Ah oui petit détail, 12 queusses pour un coup de machine à laver de 5 kgs, elle ne se fait pas c..r la mère Denis, elle doit rouler en Rolls.

En attendant que les fringues retrouvent une apparence permettant de ne pas passer pour des « kosovars » nous allons trainer nos guêtres sur un petit ponton histoire de faire quelques photos pour Alex et pour moi rendre visite au pécheur qui vient de commencer ses premiers lancés.

Le bougre est sacrement doué. Il sort devant nous un superbe maquereau qu’il remet à l’eau aussitôt puis un deuxième et enfin un troisième et à chaque fois il fait bien attention à ne pas abimer les poissons puis il les remet à l’eau.

Je regarde Alex.  Bernard: ce doit être interdit de garder les poissons ? C’est dommage au prix où il est ici ça donne envie. Alex : Bah oui c’est con !!! Bernard : c’est trop bête je vais aller lui poser la question. Bernard: Hello mister its forbiden to take the fish outside the sea ? Le pêcheur : No no i dont like the maquereau. Bernard: ha ok its possible to sale your fishs ? Le pécheur: No no its free . Et c’est comme ça que nous nous retrouvons avec de jolis maquereaux que Malik va nous préparer.

 Je viens de les vider et la chair est d’un rouge qui atteste de la fraicheur. De plus, même vidés et sans têtes ils bougent encore.

Voilà encore une petite anecdote qui nous fait sourire. Du maquereau de la mer de Norvège pour diner. 

Nous en sommes à notre neuvième mer car lors de ma dernière énumération j’avais oublié la mer de Barents et maintenant la mer de Norvège.

L’après-midi pointe son nez et nous décidons d’aller visiter Trondheim. Troisième ville de Norvège avec une population de 175 000 habitants.

 Un petit bon de 15 kms nous amène au centre-ville. Ayant une confiance toute relative dans la météo nous avons pris le soin de partir en combinaison mais de prendre dans nos sacoches des fringues plus adaptées à la visite d’une ville.

Après « déssapage » et enfilage de nos tenues de touristes, nous partons à la visite d’une ville plutôt sympathique où les gens se croisent en silence, respectent les feux tricolore, pas de chahut, pas de coup de Klaxon, pas d’éclat de voix, énormément de voitures « full électrique » qui glissent dans un sifflement.

 Nous rejoignons le centre-ville où se tient une espèce de foire à la victuaille avec de petits stands où nous pouvons déguster des produits typiques. L’ambiance est bon enfant, il y a un monde fou mais tout se passe dans le calme, j’adore.

Je ne connais pas le Taux de délinquance de ce pays mais je pense que les prisons ne doivent pas être surchargées, pour preuve le nombre de motards qui laissent leurs machines avec paquetages et casques posés sur le rétroviseur afin d’aller se balader en toute quiétude.

Forcément, petits Français parano nous ne partirons pas sans avoir mis les antivols, la grenade sous la selle et le chien de garde en faction.

Alex et moi goutons un petit mélange de légumes et viande avec une sauce assez confite servis dans une petite barquette et comme le soleil est de la partie, nous profitons de la terrasse pour déguster ce succulent petit plat arrosé d’un jus de fruit de « je ne sais quoi » tout à fait délicieux.

La promenade nous mène vers le fort de la ville et ses canons puis vers le pont en bois qu’il ne faut pas rater ?? bof.

Quoi qu’il en soit cette petite après-midi est fort sympathique et a permis de renouer avec le beau temps en espérant que demain soit égal, car nous entamons la route de l’atlantique qui va longer la mer, et il y a fort à parier que notre compte " Ferry pass "va prendre cher.

Voilà une journée qui se termine gentiment, il va être l’heure de l’apéro et Malik entame sa valse des gamelles pour sustenter nos estomacs qui commencent à réclamer leur dû.

Ah oui dernière nouvelle, nous recommençons à avoir un peu de nuit. Nous avons franchi le cercle Arctique pour la deuxième fois et nous le refranchirons à nouveau en Islande dans le sens sud nord. Mon dieu que d’émotions !!!


A demain La biz

 

Vendredi 29 juillet 258 kms température mini 13° maxi 20°

Nous sentons bon la lessive et le propre ce matin et nos fessiers nous remercient pour cette petite pause fort sympathique, mais nous ne sommes pas là pour rigoler et comme expliqué plus haut la Norvège est un très très très long pays et nous en avons encore pour un bout de temps avant d’en sortir.

 De plus nous venons de modifier notre itinéraire (désolé Lorenzo) comme nous l'avions fait en Italie, afin de le rallonger pour être dans les temps pour prendre le bateau pour l’Islande.  Nous n’allons pas nous en plaindre car ce pays regorge de surprises visuelles.

Mais, je ne vous ai pas dit !!! ce matin, grand beau temps et oui, pas un nuage à l’horizon. Le sacrifice d’un renne sous la pleine lune ( ha bah non y a pas de pleine lune) aurait donc marché ?

Oui Messeigneurs un ciel comme nous n’en avons pas vu depuis des jours et des jours et des jours (bon Ok je me calme). Bon il faut tout de même rester tranquille car à l’heure de mettre le coup de démarreur il fait tout de même 13°.

Bien emmitouflés nous prenons le large direction Trondheim par l’autoroute que nous laissons sur notre droite pour filer vers des routes bien plus sympathiques.

 Plus nous avançons et plus la route devient intéressante pour finir par un serpent bitumé qui monte et qui descend avec des virages « Commak » le pied intégral.

Pour un peu et nous pourrions nous croire en Eténale. GLOSSAIRE : Arsouille rituelle qui se déroule en montagne chaque année sur la 3 eme semaine de juin pendant 10 jours avec Bivouac à l’arrache et toilette dans les torrents OBLIGATOIRE et ceci depuis maintenant 35 ans.

Je disais donc virages à la corde, regard loin devant, anticipation etc etc. Ce pour quoi la moto a été inventée.

 Nous reprenons l'itinéraire par la route de l’Atlantique, une pure merveille (encore une) qu’il ne faut absolument pas rater. Cette route est une invitation à se plonger au plus profond de la Norvège.

 C’est croiser au détour d’un virage une jolie petite maison sans clôture  avec sa pelouse anglaise et son incontournable mat immense au bout duquel flotte un drapeau Norvégien. Des lacs, des ruisseaux, la mer , que d’eau que d’eau.

L’heure du déjeuner approche. Nous passons devant un petit centre commercial où Alex a la lumineuse idée de stopper pour proposer des achats afin de tenter un pique-nique. Heureuse idée.

Aussitôt dit aussitôt fait, il ne reste plus qu’à trouver un endroit approprié  pour «  casser la graine » et comme nous sommes dans un jour de chance nous tombons nez à nez avec le passage d’un Ferry où nous profitons de l’attente de la navette pour nous sustenter et ensuite nous taper une petite croisière de 25 minutes.

Je trouve les gens plutôt sympas même si ça n’égale pas la gentillesse des Finlandais. Petite particularité tout de même assez troublante. Les femmes te fixent du regard et t’obligent à baisser les yeux et légende urbaine ou pas, quand elles sont bourrées (ce qui visiblement arrive tous les vendredi soir) bah t’as intérêt à faire attention à tes miches car pour le coup tu risques de passer à la casserole. Sic !!! .

 Merde, nous sommes vendredi soir !!! je vais aller mettre un cadenas à la fermeture éclair de ma tente et mettre mon slibard en tôle.

 Lors d’un de nos arrêts, nous croisons une mère de famille (pas bourrée, c’était pas l’heure) avec ses deux petits jumeaux de 2 ans (Ramon et Pedro pourquoi pas). Ils sont fascinés par les motos, et en oublient même de grignoter leurs croutons de pain.

 Nous échangeons quelques mots en « franglais » (pas avec les gosses, ils sont précoces mais tout de même) avec la maman qui demande à ce que nous fassions vrombir les moteurs pour faire plaisir aux bambins.

Ça va paraitre idiot mais je n’oublierai pas la bouille de ces petits mômes (j’ai même pris une photo). Les voyages ce sont les paysages mais aussi les personnes (enfin je crois).

Tiens nous sommes en Bretagne sur la côte sauvage ? Même pas, juste à l’ouest de la Norvège où nous poussons jusqu’à la ville de Bud (pour ceux qui connaissent)  .

Le campement au bout du bout de ce morceau de terre est tout simplement magnifique.

Nous allons renouer avec le plantage de la guitoune sous le soleil et la fraicheur quand même toujours présente et ça fait un bien fou.

 j’ai l’impression de retourner à la maison, même si je suppose que la « presque » nuit va nous obliger à ne pas sortir le nez du duvet.

Quoi qu’il en soit, nous profitons au maximum de la soirée et de cet endroit qui est visiblement très prisé des pêcheurs .

En retournant à l’accueil, je viens de me rendre compte que le camping loue des bateaux de pêche avec tout le matos. Ce ne sont pas des « barcasses » mais de véritables rafiots avec des moteurs de 100 ch.

Je tente donc une approche auprès du gérant pour savoir comment nous pouvons profiter de cette activité (en Anglais messieurs dames, ho putaing je transpire).

Ouf je m’en suis sorti. Reste l’incertitude de la météo, donc affaire à suivre. 

Malik est aux fourneaux avec le sourire. Omelette pommes de terre !!! Berk, c’est moi qui n’ai pas le sourire (J’aime pas les œufs.)

Le soleil est encore présent, je vais en profiter pour aller faire un tour sur le petit  port




A demain la Biz.

  

Samedi 30 juillet 163 kms en moto et une vingtaine en bateau Température mini 16° maxi 22°

Même pas froid cette nuit et si il n’y avait pas eu une espèce de Viking suédois qui avait avalé un sifflet et qui a ronflé comme un demeuré toute la nuit ça aurait été un dodo correct.

Il est 8 heure et ce B….d ronfle encore, je passe près de sa minuscule tente, il y a comme une protubérance contre la toile (sans doute sa tête) Je tenterai bien un pénalty histoire de lui apprendre.

8 heures et le soleil brille oui oui. Donc ? Perception du bateau de pêche.

Ah mes amis aller caboter sur les fjords  norvégiens alors que le beau temps est de la partie c’est comment dire, presque un orgasme !!!

 Nous embarquons sur notre « barcasse », soyons prudent nous n’avons pas laissé de caution. Ici ça ne se fait pas tout est basé sur la confiance ( doux pays).

Mais tout de même respect pour le matériel. La sortie du petit port se fait en douceur je mets gentiment les gazs pour que nous puissions nous éloigner de la côte sans toutefois se faire la « cerise » au diable vauvert.

Je passe maintenant la barre à Alex avec la recommandation de ne pas mettre gazzzzzzzzzz comme un demeuré car il y a comme un « shunt » qui se fait dans son cerveau lorsqu’il a dans les mains un engin à moteur.

Le responsable nous a munis de deux cannes  afin de pécher « à la traine » ou en immobile, ce sera selon notre humeur.

Nous achetons des « Rapalas » GLOSSAIRE : leurre en aluminium sensé berner le poisson.

Je profite d’avoir les mains libres pour équiper les cannes et commencer cette partie de pêche qui durera quelques heures.

Comme on dit dans le « Bouchonnois » nous sommes revenus « Brocouilles » ( cf les Inconnus). En même temps nous aurions bien été embarrassés si nous avions sorti de l’eau un thon de plusieurs kilos. Je ne suis pas certain de son transport sur la moto, même avec quelques tendeurs.

Le gars nous a bien dit : Surtout ce sont des cannes pour pêcher à la traine et pas pour pêcher au lancé.

Je vous le donne « Emile » ( cf coluche) Alex a forcement tenté le lancé et là, miséricorde, il a emmêlé les 10 kilomètres de fil dans le moulinet, un vrai bordel, pire qu’un casse-tête chinois.

Alex : Heu les gars , je crois que j’ai fait une connerie. Les deux autres : bah tu te démerdes, nous on pêche. Au bout d’une demie heure Malik vient à son secours pour une nouvelle demie heure sans plus de succès.

 Bernard : Bon les comiques laissez-moi arranger ce bordel. Deux trois coups de  Laguiole. GLOSSAIRE : (meilleur couteau du monde) plus tard  le moulinet était à nouveau opérationnel. Serrez moi la pince et appelez-moi Monseigneur.

Bon ce n’est pas tout, mais le but du voyage c’est de faire de la moto et non pas du bateau. Cela dit entre les ferrys de toutes sortes que nous avons pris et que nous allons prendre ça représente quelques Milles.

Cap vers le port, mais avant tout comme nous sommes des petits gars bien élevés, il va falloir aller faire le plein du rafiot.

Autant pour tourner le guidon je ne suis pas trop maladroit, autant pour accoster un bateau  heu comment dire ? je manque d’expérience et après avoir faillit flinguer l’hélice dans les rochers, défoncer la carène contre le ponton, je réussis enfin à faire un accostage très moyen.

Bernard : Heu Alex tu veux bien prendre la barre pour rentrer le Bateau au port ? Alex : Bon bah on va essayer. Même punition même motif, plusieurs essais avant de pouvoir trouver la bonne place pour garer la « barcasse ».

Ouf nous n’avons rien cassé. Le propriétaire : its good ? Nous : we are the bad fishing.

Pliage de la tente sous le soleil pour tout de même essayer d’aligner quelques kilomètres.

Banaliser ce que nous vivons, c’est un monde tout de même, non ? En effet nous longeons encore les fjords, les montagnes enneigées, les coins sublimes et j’ai la tête ailleurs. Non mais des fois, réveille toi mon garçon et arrête de penser à autre chose que ce que tu vois, c’est fou tout de même de s’habituer à l’extraordinaire.

Le soleil est toujours avec nous et pour toute la journée. Après avoir suivi la route de l’Atlantique, nous allons suivre la route des Trolls. Nous n’en avons pas croisés, par contre un pur moment de pilotage s’offre à nous.

 La route quitte temporairement le bord de mer pour s’enfoncer dans la montagne et ses reliefs, et je dois avouer que pour le coup nous n’avons pas trop regardé les panneaux qui signalaient la vitesse.

 Mais comprenez nous, il est hors de question d’arriver à Oslo pour le changement de pneus en ayant un énorme plat sur celui-ci.

C’est une question d’honneur, nous devions faire disparaitre « la bande de la peur » GLOSSAIRE : Comment expliquer la bande de la peur ? Le milieu du pneu tout le monde voit où ça se trouve ? et bien la bande de la peur c’est la partie à l’extrême limite extérieure du pneu, au plus près de la jante. Là où pour « les mous de genoux » il reste encore des petits picots de fabrication qui doivent, si tu veux te faire respecter dans le monde de la moto, avoir disparu et ceci en prenant une prise d’angle parfois au-delà du raisonnable.

Bien, ceci étant fait, nous pouvons dormir tranquille. Encore faut -il trouver l’endroit adéquat.

 En Norvège les campings ne manquent pas, il y en a un a peu près tous les 20 kilomètres. Le problème est plus pour le ravitaillement, mais pour ce soir la chance est avec nous.

L’étape d’aujourd’hui a été courte mais suffisante car nous sommes fatigués (sans doute l’air du large).

  Les dernières places d’un camping au bord de l’eau seront pour nous, il faudra juste que je fasse la police pour ne pas que nous nous les fassions subtiliser le temps qu’Alex et Malik aillent faire les courses.

La sortie de mon couteau Norvégien fera fuir les plus tenaces. Je déconne, car le Norvégien est très courtois, nous ne sommes pas à la Courneuve. 

Cela dit une espèce de mégère proche de notre campement n’arrêtera pas d’envoyer c…r les gens qui se garent devant son mobil-home afin de préserver sa vue imprenable. Comme quoi même chez les gens bien éduqués, il y a toujours une « tatie Daniele ».

L’arrivée d’un camping-car Breton à proximité de nos tentes permettra de continuer la soirée sur des échanges de voyages et d’expériences toujours intéressants. Ils sont jeune et plein d’enthousiasme ça fait vraiment plaisir. Leur gamin lui n’est pas à la fête car les parents ont décidé de profiter de ce voyage pour le sevrer de Youtube.

Ho garçon, regarde autour de toi et tu auras pour le coup des trucs fantastiques à raconter à tes potes à la rentrée.

Une petite baignade à quelques mètres de la tente clôturera cette journée encore un fois délicieuse.

Un bout de Saumon (de Norvège) de la semoule et des légumes « façon Malik » une tape sur les C….s et au lit. J’espère que le suédois ronfleur s’est noyé au fond d'un fjord.

A demain La biz.



Dimanche 31  juillet C’est l’anniversaire de mon frangin 60 ans et de Sylvie la compagne d’Alex 59 ans .178 kms température mini 8° maxi 22° (drôle de pays)

 Le bruit de la pluie sur la toile de tente au matin, c’est comment dire ? et bien plutôt sympa à vrai dire. Vous allez dire : mais il est pas bien ce garçon !!! En fait ce qui est désagréable, c’est de sortir de son duvet et de se glisser dans les fringues humides.

Tant que tu restes dans ton duvet bien chaud, que tu constates qu’aucune entrée d’eau ne vient faire flotter tes effets personnels et bien ce n’est que du bonheur, c’est donc après que ça se complique.

 Vous l’avez deviné, la journée s’annonce un tantinet humide. Confirmation lorsque que je sors la tête de la tente pour constater que le ciel ne va pas être très gentil avec nous.

ORGANISATION est le maître mot pour gérer un habillage, et un pliage de paquot sans baigner dans la merdasse.

Prendre son temps, être méthodique et ne jamais, au grand jamais, déroger de l’organisation que vous avez privilégiée au départ. Toujours avoir les mêmes gestes et le même mode opératoire, sinon vous vous préparez des lendemains qui déchantent.

Houlà il est pratiquement 11h et nous n’avons même pas fait un demi-tour de roue. Forcément quand le soleil n’est pas de la partie et bien nous trainons des pieds.

Bon, nous voilà confortablement assis sur nos meules pour affronter la suite de la routes des Trolls GLOSSAIRE : Un Troll est un être de la mythologie nordique, incarnant les forces naturelles ou la magie.

Cette route se prête vraiment à la magie, nous nous enfonçons comme dans un conte, dans un monde fantasmagorique. La roche est noire d’où des cascades dévalent dans tous les sens. Un léger vent fait frissonner la cimes des sapins. Il fait de plus en plus froid, les plaques de névés se font de plus en plus présentes et des langues de brouillard commencent à envelopper les montagnes. Ça y est, j’ai les chocottes, c’est certain, la tant redoutée sorcière de la forêt de Malcombe va pointer son nez crochu.

Blague à part le temps se corse mais d’une force. Le brouillard ou les nuages (je ne sais pas bien) sont devenus quasi impénétrables. La visibilité est de l’ordre de deux mètres pas plus. Pour arranger le tout la route n’est pas large et le droit à l’erreur n’est pas dans l’ordre des possibilités car le ravin sans parapet n’est vraiment pas loin de nos roues.

Les choses n’étant pas assez compliquées il faut rajouter les autos voir les autocars qui n’y voient pas plus et qui « tâtonnent » du bout des pneus pour trouver leur chemin, et la pour le coup, j’ai vraiment les chocottes car la buée vient de former un écran sur la visière, j’y vois que dalle M…e .

Ce délire va durer des dizaines de kilomètres pour arriver au sommet ou se trouve ???? une boutique de souvenirs (y a pas de petit profit).

Cette pause salvatrice permet de souffler un peu, de nettoyer la visière et les lunettes et puis de craquer quelques queusses pour l’achat d’un bonnet, d’un autocollant, que sais-je.

Pensez-vous que notre calvaire ait pris fin au sommet ? que nenni, la même chose , mais en descente Ho mon Dieu. Vous avez dit une journée en enfer ? oui je confirme.

Enfin la punition prend fin au croisement de deux routes dont une qui file vers l’accalmie. Pitié, faite que ce soit notre direction. Yes c’est la bonne.

La veille nous avions croisé pas mal de gens de type asiatique dans les campings et pas forcément avec le profil du touriste. Ca paraissait étonnant dans ce paysage où tout le monde est grand, blond aux yeux bleus.

La réponse est maintenant sous nos yeux.

 Nous longeons maintenant d’immenses champs de fraises (on se demande avec quel soleil ils arrivent à les faire murir) et les gus à 4 pattes dans les fraises se sont nos pauvres copains asiatiques.

La température remonte à une vitesse vertigineuse, nous sommes à 21,5° au tableau de bord de la moto. C’est à ne rien y comprendre.

Vite profitons de cette accalmie pour trouver un endroit où planter la tente.

Les campings ne manquent pas et c’est un formidable petit endroit près d’un torrent tumultueux qui a l’honneur de nous héberger pour la nuit (voir photo). Cerise sur le gâteau, pour une fois il y a même un restaurant à prix plutôt modéré à proximité.

La piscine creusée dans la roche avec l’eau du torrent à peine réchauffée permet de se délasser pour la somme de 5 queusses par personne (bah oui, tout se paye ici).

Heu c’est quoi les gros nuages qui pointent leurs sales trognes las bas? Bah c’est la suite de ce temps de malade. Nous avons juste le temps de gagner le restaurant où je rédige ces mots en regardant une pluie persistante marteler le sol.

Les questions que nous nous posons immédiatement : Avons-nous bien planté les piquets? Avons-nous bien fermé les fenêtres? Est-ce que nous n’avons rien laissé dehors?

Pour ce qui est du bruit de la pluie qui tombe sur la toile de tente, je pense que je vais être servi.

 


A demain La biz

Lundi 1 août (comme le temps passe) 268 Kms température mini 5° maxi 17°

Dans cette météo détestable, nous avons tout de même un peu de chance. En effet une fenêtre de tir de quelques minutes a permis de regagner les tentes hier soir sans se faire rincer avant que les canadairs du ciel se remettent à ouvrir les vannes pratiquement toute la nuit.

7 h ce matin , il « vase » encore et pas un mot dans la tente d’à côté. Personne n’est motivé pour mettre le nez dehors. Bon bah je me retourne et repart pour une deuxième session d’une heure.

 8h grand bien m’a pris car le martèlement de la pluie sur la tente a cessé, il ne reste plus que le vacarme du torrent à proximité qui a profité des averses incessantes pour prendre du volume. Ça déménage sévère.

Un semblant de soleil pointe son nez et nous profitons de cette accalmie pour prendre le petit déjeuner dehors aux pieds des tentes (comme j’aime) .

Pouah, mais qu’est-ce que c’est que cette saloperie (cf Full métal jacket). Le jus d’orange acheté la veille est une horreur chimique, impossible à boire et si par malheur tu réussis à l’ingurgiter et bien évite de te pisser sur les pieds car il y a de la brûlure au 3eme degré dans l’air.

Bon ce n’est pas trop grave, j’ai juste paumé mes plombages.

RA, dans sa grande mansuétude a décidé de nous accorder un répit et nous arrivons à plier les tentes (presque sèches).

Au programme du jour, nouvelle journée de « roulage» en Norvège, sans doute 250 kms. Nous allons quitter les fjords pour la matinée et nous enfoncer davantage dans la montagne.

Et bim c’est reparti pour la « grande lessiveuse ».

La répartition des richesses et de l’eau dans le monde est vraiment mal foutue.

Comment imaginer que des pauvres gars dans le Sahel vendraient leur couille gauche pour un verre d’eau, alors qu’ici tu as l’impression d’être un batracien.

De la flotte il y en a partout, ça dégringole de tous les côtés, tu as même l’impression que parfois il pleut par en dessous(cf Forest Gump).

 Je vais entamer une analyse approfondie d’un spécimen de Norvégien et je suis à peu près certain de découvrir qu’il a les pieds palmés.

La pluie bon ok, mais le froid au mois d’Août !!!  c’est juste inimaginable. 

La route grimpe dans la montagne avec comme toujours des panoramas formidables. Les torrents et rivières qui déboulent de toutes parts ont des couleurs qui n’existent nulle part ailleurs.

La température est en chute libre et je crains comme en Suisse de me retrouver face à la neige. Nous atteignons les 1400 mètres et la température est de 5 degrés. Les névés sont partout autour de nous et nous sommes pratiquement à hauteur des glaciers. 

Nous nous arrêtons sans cesse pour admirer ces eaux bouillonnantes et regrettons que les photos ne puissent rendre la sensation de déferlement et de clarté que nous ressentons. Ce pays dégage une impression de puissance et de tranquillité. A titre personnel, je suis totalement séduit.

La vision de chacun est totalement différente et nous n’avons pas forcement le même ressenti de ce que nous vivons. C’est toujours intéressant de confronter nos points de vue et d’associer le caractère de chacun par rapport aux préférences des pays traversés. (je suis clair ? Bof)

Au loin, une éclaircie comme une balise qui nous guide. Ça y est la route redescend vers des températures (je l’espère) plus clémentes.

Oups !!! pris par le spectacle, je n’ai pas vu le voyant de réserve de carburant s’allumer, il me reste à peine 70 kms d’autonomie (allons-nous vers notre première panne sèche ?).

Je vais faire quelques chose qui n’est pas recommandé. Couper le contact et descendre en roue libre en profitant du dénivelé.

 Il faut savoir que quand le moteur est coupée, la moto n’a pas les mêmes réactions, de plus pour rappel la route est mouillée, alors forcément négocier les épingles en descente sur du mouillé moteur coupé !! bah, il faut reste concentré.

La station arrive à point et pour le carburant et pour les estomacs qui commencent à gargouiller. Le soleil est revenu et nous savourons quelques bricoles vendues à la station (c’est pas du Bocuse mais pas pire qu’en France et ça fera bien l’affaire) .

Le passage d’un bac (électrique) permettra de faire la connaissance avec deux motards Hollandais, père et fils très sympas qui nous expliquerons leur escapade vers le Nordkap. Le père roule sur une vielle BMW de plus de 30 ans d’âge dont le démarreur a rendu l’âme, c’est donc son fiston qui l’aide à démarrer chaque fois à « la poussette ».

Avec Alex nous nous faisons la réflexion : Ça serait bien de faire de la meule avec nos gamins ? Heu non réflexion faite, c’est bien qu’ils n’en fassent pas, c’est trop dangereux.

Le reste de la journée se déroulera sans fait particulier. Les éclaircies seront de plus en plus nombreuses et nous aideront à atteindre le campement du soir avec le sentiment du devoir accompli.

Point de cuisine ce soir, car plus nous descendons dans le sud et moins les campings sont équipés, par contre les restaurants sont plus présents. C’est donc au chaud que je rédige ces mots en attendant que nos plats arrivent.

L’arrivée d’un groupe de motards belges (flamands) à proximité de nos tentes permettra de passer un bout de la soirée à encore une fois échanger nos expériences et nos ressentis.

Leur voyage est plus court et plus ciblé sur le hors-piste, ils avoueront d’ailleurs avoir ramassé pas mal de gamelles sans conséquences. Une femme fait partie de la bande et elle ne donne pas sa part aux chiens.

Les flamands n’aiment pas les français ? Même pas vrai. Ils sont adorables. Bonne route à eux.

La nuit sera fraiche et réparatrice, vivement mon duvet et mon « doudou ».

A demain La Biz



Mardi 2 août 282 kms température mini 4° maxi 13°

Plic plic plic . Ha M…e il pleut encore ce matin? Je sors la tête prêt à jurer contre la météo. Ho bonne surprise le plic plic plic sur la tente est dû a des graminées qui tombent des arbres sous lesquels la tente est placée.

Ah ça va mieux tout d’un coup, mais à bien y regarder, la nuit a avalé le ciel bleu de la veille et l’a remplacé par ce ciel menaçant que malheureusement nous ne connaissons que trop bien. Je vais donc dare-dare ranger le matos car mon grand nez est un véritable radar à flotte. Et le fait est, à peine bouclé, cette saloperie recommence à tomber.

Afin que vous puissiez mieux appréhender les éléments que nous rencontrons, nous allons instaurer une échelle dite « de la drache » elle aura dix degrés.

Le démarrage se fait donc sous un 1 sur l’échelle de la drache (même pas peur). Histoire de rester dans le timing nous allons faire de la balade qui n’aura pas pour but de nous faire avancer sur notre trajet, mais juste de nous mettre en phase avec le rendez-vous d’Oslo pour le changement de pneus (je reviendrai sur ce point un peu plus tard).

Petite route au demeurant bien sympathique. Certes elle est humide et demande un certain feeling dans la conduite, mais nous sommes devenus des experts de la conduite en milieu hostile et c’est tant mieux. Hier  je parlais d’une journée en enfer tout simplement parce que je ne savais pas de quoi serait fait le lendemain.

Pour le coup, malgré nos expériences de vieux motards, nous avons rarement connu des conditions aussi dantesques. Pourtant rien ne laissait présager le « pot de pus » qui nous attendait.  Certes au loin les montagnes étaient à peine visibles et le petit vent qui commençait à souffler ne représentait pas quelque chose de plus méchant que ça.

En multipliant ce vent par 10 en passant de 1 à 8 sur « l’échelle de la drache » et bien ce n’est plus la même limonade.

 L’ascension continue, plus un arbre en vue, juste des rochers noirs et luisants, des torrents qui déboulent mais pour le coup tu ne les trouves plus aussi sympas que la veille. Le long de cette route, des perches tous les 10 mètres pour jalonner la route, elles ont des repères de couleurs pour pas que tu te perdes et doivent l’hiver baliser la route recouverte par des monceaux de neige vu la hauteur des perches.

 A ce propos le paysage tu t’en bas les c….s. Tu penses juste à ne pas te faire embarquer par une rafale qui te balance soit dans un lac gelé en bordure de route (espérance de survie de l’ordre de la minute ) soit dans le ravin avec un à-pic de plusieurs centaines de mètres (espérance de vie quelques secondes, juste le temps de l'impact sur les rochers).

Nous sommes en plein cauchemar et contrairement à hier, aucune perspective d’amélioration, pas de petit point bleu dans le ciel, bien au contraire il est encore plus noir. 

Les coups de vent glacé tentent bien de transpercer nos multiples couches de fringues mais sans espoir car mon « pilou pilou » est un rempart efficace.

Bon c’est bien gentil cette machine à laver mais j’aimerais bien que le programme se termine. La descente du col est comme un espoir et nous espérons tous que la perte d’altitude aura au moins pour effet de faire remonter la température.

La vue sur le fjord en contrebas est absolument époustouflante, il est au bord de la route et pour les candidats au vertige, passez votre chemin. Je suis comme attiré par ce vide, ça me prend les tripes.

Le village dans la vallée permettra une pause déjeuner où nous pourrirons en quelques secondes le restaurant avec nos fringues dégoulinantes de pluie.

Le spectacle maussade de nos motos stationnées sous la pluie pendant que nous reprenons des forces  à coup de hamburgers ne nous mettra pas plus d’entrain que ça.

L’option « plantage de guitoune » n’est même pas envisagée ce soir, Alex réserve donc un petit chalet qui aura pour effet de réchauffer nos âmes et nos fringues car je dois tout de même avouer que 7 heures de pluie glacée Non-stop et bah ça finit par vous mettre des idées noires.

Nous devons en être à 15 jours en Norvège et je crois pouvoir dire que nous avons peut être eu deux jours de temps correct sur cette période (correct veut dire sans pluie).

Sans vouloir « jeter le bébé avec l’eau du bain » j’aimerais bien sortir de ce pays en imaginant que la météo sera plus clémente en Suède prochain pays à nous recevoir.

Demain sera une de nos dernières étapes dans ce pays dans lequel nous aurons à mon avis parcouru pratiquement 3000 kms.

Nous prendrons la direction d’Oslo où un concessionnaire Bmw nous attend pour changer pour la troisième fois nos pneumatiques car nous approchons de notre embarquement pour l’Islande et ses pistes.

 Pour le coup les pneus actuels qui équipent nos motos ne sont plus adaptés aux revêtements que nous allons rencontrer. Nous opterons donc pour des pneus «  dit » tout-terrain (ce qui est un terme inadéquat car sur la route et au demeurant glissante, ça risque d’être Holiday one ice).

Encore une sacrée page de notre road trip qui va s’ouvrir.
Pour l’heure, le poulet basquaise mijote et répand sa bonne odeur dans le chalet. Il est maintenant l’heure de l’apéro (ha tiens y en a qui ont commencé bien avant en « loucedé », ça promet du ronflage bien relou) je vais donc lâcher le clavier .

Ha oui. Tranche de Vie : avant le départ

Leila : (bonne copine) Bah les gars, je vous regarde préparer vos paquots pour le voyage, mais pourquoi vous prenez des polaires des coupes vent et des grosses chaussettes ? vous partez pour les plus belles saisons, le short serait plus adapté non ?

Je réponds :  allez viens je t’emmène au vent j’ t’emmène met bien tes gants et je voudrais que tu te rappelles que les neiges sont éternelles et pas artificielles. Je voudrais que tu te le rappelle souvent  que tu sois la pour voir ce temps et je voudrais que tu te rappelles  que les neiges sont éternelles et pas artificielles (cf Louise Attaque)

 A demain La Biz





Mercredi 3 août 384 kms température mini 16° maxi 24°

 Couché Tardif (0H30) réveil tardif. Il est 8h30 et nous ne sommes pas plus pressés que ça. L’étape qui doit nous mener à Oslo n’est normalement pas très longue (ce qui en fait est loin de la vérité).

Petit dej, petite douche dans un camping très roots où tu te mets de la boue plein les bottes pour aller te laver les crochets, rangement sommaire de la cambuse et Gaz. Il est tout de même 11h et pour le coup nous sommes presque à la bourre.

Je crois rêver, le thermomètre de la meule affiche 17,5° certes nous sommes maintenant dans le sud de la Norvège, mais tout de même bien au nord de la planète.

Allez soyons fous, je vais même oser retirer une couche de fringue.

Le GPS annonce 384 kms, ah mince ça ne va pas être si court que ça tout compte fait. Mais si la météo veut bien rester copine avec nous, ce ne sera qu’une formalité.

Quel bonheur, il fait bon, il y a même du soleil. Ce sont des conditions de roulage que nous avions oubliées, profitons en avant que le vent tourne.

34 kms plus loin « a pu soleil »  84 kms plus loin «  y a pluie » bah oui ça n’aura pas duré longtemps.

 Il fait toujours aussi bon et c’est déjà ça de pris. Malgré les averses (3,5 sur l’échelle de la drache) nous roulons bon train et « avec la banane » car il fait chaud et ça change tout.

Nous quittons la route nationale pour prendre une petite route de montagne qui serpente et ondule comme un dragon chinois. La route redevient sèche pour un moment et autorise un rythme plus élevé. Ça fait vraiment du bien de pouvoir enrouler les courbes les unes après les autres. La moto est au top, le moteur ne rechigne pas à la tâche, car lui aussi en a assez des limitations de vitesses et « il envoie la sauce ».

La route est bordée d’une végétation luxuriante et on comprend bien pourquoi vu la quantité d’eau qui dégringole chaque jour. Les fleurs de toutes les couleurs s’épanouissent dans les bosquets de myrtilles sauvages. A ce moment précis, j’ai une pensée pour ma mère qui serait ravie de voir autant de variété et de couleurs. Surtout bien imprimer dans ma mémoire tous ces paysages.

Lors d’une pause. Bernard à Alex : Je suis frustré de voir autant de belles choses et de pas trouver les mots pour les décrire. Alex à Bernard : idem pour moi avec les photos, j’ai beau m’appliquer et faire du mieux possible pour avoir des clichés au top, je sais que ça ne rendra jamais aussi bien que ce que je vois.

La pause déjeuner dans une station-service sera aussi un moment agréable car il faut savoir que ces endroits sont des lieux de vie assez sympas et qu’il y a toujours moyen de casser la graine et qui plus est sous le soleil (enfin presque) car la pluie interrompra notre casse-croute. Ce n’est pas grave, la pluie est chaude.

Je prends la tête pour les 100 derniers kms qui nous mènent au camping situé à une dizaine de kilomètres d’Oslo. Ce ne seront pas les plus glamours. En effet comme pour toute approche d’une capitale, celle-ci  nous réserve son lot de bouchons, de norvégiens agressifs « si si nous en avons rencontré » de tunnel sans fin ou le GPS perd son latin et moi aussi par la même occasion, pour enfin retrouver notre route et ce fameux campement sur les hauteurs de la capitale qui elle est complètement située dans une cuvette.

Mais que se passe-t-il ? Une queue de voitures invraisemblable à l’entrée du camping où évidemment nous n’avions rien réservé. Une foule sur les trottoirs, des cris dans tous les sens, des pancartes indiquant un évènement majeur affichées un peu partout.

Nous sommes tombés sur un des évènements le plus important du pays. Un tournois international de football où plus de 30 000 joueurs sont attendus.

Le camping pourtant gigantesque est noir de monde. Alex : ma parole on dirait Woodstock !!!

Je me rue à la réception ne croyant pas une minute trouver une place, car tous les bungalows et les emplacements camping-car sont full. Et coup de bol, il reste quelques places pour nos deux misérables tentes !

Malgré la surpopulation, nous  trouvons un coin assez agréable avec des voisins charmants.

A noter que le camping dans les pays nordiques est un art de vivre, chacun est courtois et respecte son voisin, pas de musique imposée aux autres, pas de hurlements, pas de BBC à 30 centimètres de ta tente, tout ce petit monde vit les uns à côté des autres dans une harmonie totale (nous ne sommes pas au camping de l’hippocampe à Marseillan plage).

Notre voisin allemand intrigué par les multiples drapeaux collés sur nos sacoches (ça marche à tous les coups) vient nous voir pour nous torturer en anglais en nous posant mille questions sur notre road trip.

Lui est fana de canoé de mer dont il a un superbe exemplaire sur son camping-car. Nous rencontrons pratiquement tous les jours des gens de nationalités différentes et chaque échange, forcement compliqué dû à la barrière des langues nous amène un peu plus de richesse.

J’ai l’impression d’être sorti de la norme (en toute modestie), je suis un aventurier. Comme les Mahuziers en Afrique (le premier livre d’aventure que j’ai lu à 2 ans (oui j’étais très précoce, après ça s’est vite calmé).

Bon l’aventurier à la dalle et en ce qui concerne la cuisine au camping c’est mal embarqué avec les 100 00 « gonzes » qui font la queue devant les plaques de cuisson.

Allez, va pour une pizzéria qui se situe à 10 minutes des tentes  et qui nous contentera pour ce soir. Le retour se fait à petits pas pour bien digérer et aller quérir une glace et un « Bounty » à la réception histoire de finir la soirée sur une note sucrée.

Je termine de taper ces quelques mots sous le auvent de ma tente. Visiblement les copains sont sous leur tente occupé à d’autres activités.

Demain rdv chez le concessionnaire BMW et visite de la ville d’Oslo avant de basculer en Suède.

A demain La Biz




Jeudi 4 août 18kms température mini 13 maxi 16 taux d’humidité 100%

Go blues, go greens, go reds, Go Go Go !!! Ce n’est pas Cat Stevens qui nous sort de nos rêves ce matin, mais bien la multitudes de supporters de football déjà debouts avec bon pied bon œil. L’ambiance est à son paroxysme.

Bon bah va falloir se lever car le concessionnaire n’attend pas. En route vers BMW afin de faire changer les pneus de nos motos, ensuite nous tenterons une visite de la capitale.

 Bernard :Hello sir we are Europatitour , we come for the change to tire ONLY. Le conseiller clients : yes no problèm You come in three hours to take the motorcycles.

Nous voici donc en route le cœur léger vers le centre-ville, afin de découvrir Oslo.

Les transports en commun de toutes les villes n’ont plus aucun secret pour nous et nous naviguons de bus en métro comme des poissons dans l’eau (Heu, sans payer ...  il est impossible de trouver une boutique pour s’acquitter du droit de passage).

 Quoi qu’il en soit nous voici au cœur de cette ville où franchement nous n’avons pas trouvé grand-chose à voir. La surprise tout de même c’est encore ce calme. 99% des voitures sont électriques et de toute façon n’ont pratiquement pas accès au centre-ville. Juste pour info, 90% des véhicules sont électriques dans le pays et je sais maintenant ou Elon Musk vend ses « Tesla », il y en a partout.

Nous nous baladons le long des quais pour aller admirer de vieux gréements tout en bois absolument magnifiques. Le reste de la ville est sympa, mais sans plus et les garçons vont en profiter pour « boutiquer ».

 Nous tomberons tout de même en arrêt devant une boutique de pulls Finlandais absolument magnifiques, mais à 500 queusses le bout, ça pique un peu et après réflexion, un pull dans le sud de la France, bah pourquoi faire ?? Nous passons donc notre chemin.

Jusque ici le temps était plutôt clément, mais forcément pas une journée sans prendre de la flotte sur la Bobêche et c’est donc reparti pour un tour.

Le trajet du retour se fera bien à l’abri des transports en commun (toujours sans payer, c’est pas bien).

Bonjour monsieur le concessionnaire il est maintenant 17 heures vous avez les motos depuis neuf heures elle sont donc prêtes (oui ras le bol de faire les dialogues en Anglais nous en bavons assez dans la réalité)

Le concessionnaire: Pas tout à fait encore un moment, installez-vous ensuite nous les passons au lavage.

Tiens c’est bizarre 7 heures pour changer des pneus, par contre ils sont sympas, juste pour ça : ils lavent les motos.

Voici les factures ???????????????????????????? ho P…..n d'sa M..e. Malik pète un câble, plus de 1000 queusses par moto. Mais qu’est-ce que vous avez fait sur les motos? Bah la totale, révision complète vidange de tous les fluides, freins, cardan, et la tête alouette.

AH mais ça va pas le faire. TYRES ONLY ça veut dire quoi d’après vous ?  Nous n’avions pas compris comme ça.  Ha mais nous n’avons signé aucun ordre de réparation et nous ne paierons sûrement pas cette somme là, d’autant que la révision complète a été faite à Tallinn il y a 6000 kms. Regardez dans vos historiques.

S’ensuit un coup de téléphone en France à Lorenzo pour confirmation des échanges de mail (qu'il nous transfère illico) envoyés lors de la préparation du voyage, et une dernière fois fin juillet par précaution. Grand blanc du côté de chez BMW...

Ne pouvant pas défaire tout ce qui a été fait, le concessionnaire nous octroie 50% de remise sur pratiquement toute la révision et nous sentons bien qu’ils ne sont pas très à l’aise. Ils essayent de justifier le prix par le nombre de contrôles effectués sur les machines, etc etc.

Bon le mal est fait si on peut dire car nous nous en tirons avec une révision complète à moitié prix ce qui nous évitera le rdv programmé à Hambourg après l'Islande pour justement la faire.

Au moment de partir sous un petit crachin breton le concessionnaire nous rattrape pour nous offrir deux Tee-shirt chacun en s’excusant. Voilà une histoire qui comme d’habitude se termine bien.

Reste plus qu’à rentrer au camping avec des pneus tout-terrain neufs et paraffinés sur une route glissante. Je ne vous cache pas que les premiers rond-points ont été pris les pieds par terre.

De retour sous la tente il vase encore et nous attendons l’heure de la Pizza. Les clameurs se sont calmées, et les vainqueurs comme les vaincus sont sûrement maintenant sous la douche.

Demain nous quittons La Norvège (peut-être).

A la semaine prochaine, La Biz

Renard des sables




Commentaires

  1. Un régal ces récits !! J adore
    Bisous

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  2. Un chouette moment de lecture ! Un très beau voyage vraiment
    Ici nous avons beau faire la danse de la pluie rien à faire le soleil donne bises Edmonde

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    1. Dans un peu plus de trois semaines ce sera terminé, alors nous profitons au maximum

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  3. Je me régale toujours autant, vivement la semaine prochaine 😃. Bonne route les coupains 😘

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    1. Hello noute ,nous aussi nous nous régalons aujourd'hui c'était rando pour aller voir un volcan qui vient de se réveiller, voir ça une fois dans sa vie c'est inimaginable

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  4. l'aventure continue aujourd'hui c'était une rando bien comme il faut pour aller voir un volcan. Coup de bol, il est en éruption depuis seulement trois mois

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  5. Maintenant j'attends avec impatience la suite de votre périple, quel voyage ! Ce soir, pour mieux vous imaginer en Islande, nous allons regarder l'émission "Nus et culottés en Islande" hi hi hi ...
    Brigitte et Bernard Bouquet (de Grèce)

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    1. Hello les Bouquétos. Nus en Islande? ton espérance ton de vie est de l'ordre de la minute ce pays n'est pas un pays, c'est une planète. gros bisous à vous

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  6. Salut la ''gru'' team!
    C'est sympa d'avoir de vos news ! Je vois que la durée de l'éténale s'est considérablement allongée. Vous avez visiblement ajouté la saison pluviôse ! Ton récit Renard, fait naître les images, votre périple est carrément sympa ! Et je me ''marre'' a te lire narrer cette aventure. Avec une pensee pour notaire...remet toi bien laurent. Profitez bien les ''d'jeuns'' Des bises à tous Bruno.

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    1. Hello Bruno et bien si ça te fait rire c'est que j'ai atteint un de mes buts car j'avais peur d'être chiant dans ma narration, N'hésite pas les critiques bises

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