#27 - Dia duit (épisode 15)
Dia duit, Hi all, Hallo, Bonjour à tous
Mercredi 31 aout ( ça y est
terminé pour ce mois-ci) 234 kms température mini 16° maxi 21°
Ce doit être la bouffe épicée d’hier mais je suis chauffé au gaz, il y a une condensation dans la tente de ouf.
Le beau temps a l’air de se maintenir, mais la fraîcheur est là et je sens tout de même que mon duvet a terminé ses meilleures années. Il va être temps de penser à son remplacement, car sans avoir froid il faut reconnaître que ses performances d’antan sont maintenant à reléguer au rayon des souvenirs. D’ailleurs il faut avouer que le matos commence à marquer le pas après pratiquement 4 mois d’utilisation intensive.
Pour le reste nous avons de temps à autre fait quelques achats pour remplacer chaussettes, tee-shirts, caleçons qui eux aussi avaient « déposé le bilan ». Heureusement le nécessaire de couture a réussi parfois un sauvetage in extremis.
Heu pourquoi je parle de fringues moi ? ah oui pour dire que comme nous elles sont fatiguées.
En effet Belfast se situe à 140 kms. Pour rappel nous avons RDV demain pour le changement de pneus et le surlendemain pour prendre le bateau direction l’Ecosse.
Le début de la route n’est pas folichon comme la veille, mais Alex maitre de la topo décide de nous faire prendre le chemin des écoliers et nous allons pouvoir user nos derniers morceaux de pneus sur les petites routes de la campagne Irlandaise. La magie opère à nouveau et nous traversons des paysages qui respirent la tranquillité. Pour un peu tu te mettrais bien au point mort moteur coupé dans les descentes pour savourer davantage. Je sens que je vais finir Hermite sans doute mon prénom qui me prédestine à ça (bon d’accord je sors).
Totalement inhumain, mais bon il parait que c’est le progrès. Après avoir bataillé avec le site de réservation Alex réussit enfin à obtenir un code d’accès (Une bonne demie heure). Et bah devine Evelyne !!! Le code ne fonctionne pas. Encore une demie heure à se demander si on découpe le portail au chalumeau ou si on fout une grenade dans la serrure. Un client qui lui a le code se pointe et nous profitons de cette aubaine pour nous faufiler. En même temps nous sommes dans la légalité car le code ne fonctionne pas certes mais le fric a déjà été encaissé. Maintenant que tu es dedans bah c’est bien, mais comment tu fais pour en ressortir, bande de gros malins.
Encore une fois la chance nous sourit car en revenant vers ce maudit portail nous voyons une autre personne qui elle aussi est en perdition. L’avantage qu’elle a sur nous c’est qu’elle parle parfaitement anglais et qu’elle se trouve avec la hot line du camping. Nous profitons donc courtoisement de son téléphone pour solutionner notre problème. Ouf.
Petite douche et petite
lessive pour nous remettre de nos émotions.
les gars sont déjà prêts à repartir sur Belfast. En ce qui me concerne, j’ai une putain de flemme et comme vous avez pu le deviner les villes me gavent un maximum. Bon d’accord c’est Belfast mais nous allons y passer la journée de demain donc y a pas mort d’homme. Le taxi emmène les deux « gonzes » en ville.
Jeudi 1er septembre (c’est
le mois de la rentrée , pour nous aussi) 17 kms Température mini 14° maxi 22°
A peine 7 kms plus tard nous voici devant le magasin. Les pneus sont bien là et le boss Irlandais nous attend de pied ferme. Je vous passe le message de bienvenue, je n’ai absolument rien compris. Mathieu m’avait prévenu : l’accent Irlandais ? tu ne vas rien piger. Quoi qu’il en soit le gars est super pro et en deux temps trois mouvements les motos sont déjà en mains. Le boss :come back in an hour and a half and they will be ready. Nous : its possible to have a breakfast proxility ? Le boss : yes go to the docks.
Nous voici donc en route sur
les quais ensoleillés, oui oui, où le Subway local nous fournira de quoi
patienter le temps nécessaire.
Que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie ( cf Gilbert Becaud) et bien par exemple visiter le Musée TITANIC qui se trouve à quelques centaines de mètres, car oui mes amis Belfast a été le plus grand chantier maritime du monde et c’est donc là que le TITANIC est né. Placez ça dans une conversation vous allez prendre 10 points. Le musée est gigantesque et bien organisé, comme quoi on peut faire pas mal de thunes avec une catastrophe qui même si ce n’est pas la plus terrible (il y a eu pire en nombre de victimes) reste celle qui sera imprimée à jamais dans la mémoire collective.
L’audio guide est bien utile
(en français évidement, il y avait une option chinois mais c’était trop
facile).
Cette visite est à faire si
vous passez dans le coin, ou plutôt si vous vous y perdez, car à mon sens c’est
la seule curiosité de cette ville (encore une fois c’est très personnel).
Quoi qu’il en soit la visite est vraiment très instructive car au-delà de la
construction de cet immense bateau, le guide raconte la vie des gens à cette
époque et croyez-moi, ce n’était pas la « fête du slip ».
A cette époque les
concepteurs savaient que pour tant de mètres de bateau construits il y aurait X
morts. Bah tant pis. C’est à nouveau la loi des 5 C : C’est Con
mais C’est Comme Ça.
La visite de la ville continue tout de même par un autre point incontournable : LE MUR DE LA PAIX. Une succession de fresques assez jolies avec au final un énorme portail qui permet de boucler les deux parties de la ville en cas de « chicore » et on sent bien qu’ils ne sont pas vraiment copains et comme dans beaucoup d’endroits au monde il ne suffirait pas de grand-chose pour que tout flambe à nouveau.
L’heure tourne et je sens la motivation du duo pour reprendre la moto fondre comme neige au soleil. C’est donc à proximité de notre campement que nous irons diner et à pieds. L’endroit est plutôt sympa et la musique « écoutable ». Allez, il va falloir penser à plier les gaules car demain nous prenons le bateau. Hé oui encore, pour l’antépénultième fois afin de rejoindre l’Ecosse.
Vendredi 2 septembre 334 Kms
température mini 16° maxi 22°
Après quelques hésitations
nous arrivons à trouver le quai d’embarquement et pour le coup nous sommes vachement en avance et les seuls motards. Il est loin le temps de l’île de Man
et ses cohortes de bikers.
Pour la première fois nous
allons poireauter un certain temps avant que les portes du bateau ne s’abaissent.
La pluie a cessé et comme tout bon voyageur au long cours, nous prenons notre
mal en patience. Moi qui suis d’un naturel impatient, j’ai appris avec ce
voyage à relativiser certaines situations.
Ça y est nous sommes à nouveau à bord avec la compagnie STENA LINE qui a sans doute le monopole des transports maritime sur tout le nord de la planète. Nous sommes certains qu’avec le pognon que nous leur avons donné et bien la moitié du bateau nous appartient, d’ailleurs c’est bien simple le commandant nous appelle par nos prénoms et est limite de nous « claquer la bise » Le capitaine : Salut les couillus ça biche ? toujours au taquet ? Nous : ouaip ma poule ça baigne mais fait chauffer ton bouzin, on n’a pas que ça à faire.
Vous avez sans doute remarqué que dès que j’aborde un nouveau pays je suis assez critique et je n’arrive pas à me mettre dans le bain de suite. Et bien pour le coup ce n’est pas le cas avec l’Ecosse. Dès que la cale du bateau a laissé voir le jour, j’ai senti que ça partait bien. Certes le temps est très gris mais il ne pleut pas ce qui est déjà un exploit là bas. La température est de 20° ce qui explique peut-être en partie le bon feeling.
Immédiatement les paysages sont au rdv. Routes viroleuses, moyenne montagne couverte de sapins et ruisseaux tumultueux. L’étape programmée par Lorenzo est très importante et il est déjà 14h. Nous décidons donc de n’en faire qu’une partie, quitte à « scrapper » le prochain jour de repos. De toute façon nous sommes quoi qu’il arrive fatigués et pour la lessive nous en faisons un peu chaque soir. Nous roulons donc tout l’après-midi dans un paysage formidable et nous en oublions même l’heure du repas, ou tout du moins la pause pour avaler une barre de céréales.
A demain la Biz
Il a vasé toute la nuit et le vent souffle. Je jette un œil à travers la fenêtre de la chambre. Ouh !!! comme diraient certains : Ça pue du C.l. bah quand il faut y aller il faut y aller. Les ablutions et l’habillage se font vraiment sans entrain. Bonne nouvelle tout de même, il fait 17,5 ° donc plutôt acceptable dans ces contrées.
Allez Go avant que le ciel ne nous tombe sur la tête. Il est noir mais noir, d’une noirceur noire. Le vent reprend de plus belle mais il est tiède et c’est toujours ça de pris. Nous longeons la mer. Le paysage ressemble un peu à l’Islande avec une chaleur relative en plus. Les montagnes noires plongent dans la mer et les bourrasques tentent désespérément de nous faire augmenter nos scores à « roulé-boulé le pachyderme », mais nous tenons bon.
Evidemment avec le soleil ce serait un plus, mais je dois avouer que ce côté sombre donne une ambiance particulière. La mer est recouverte d’une couche de brume et je ne serais pas étonné de voir un monstre sortir de ces eaux ténébreuses. Difficile d’éviter les répétitions pour décrire ces paysages. j’ai les yeux en ébullition. Je me concentre et essaye de faire le point et le tri dans tous les paysages que j’ai eu la chance de voir en presque 4 mois.
Le Connemara a chaud aux
fesses pour conserver sa place sur le podium. Je ne suis pas loin de rajouter
une marche de 1er et demi pour l’Ecosse.
Franchement c’est une tuerie
et pour couronner le tout les écossais sont des gens adorables. Ils nous abordent
curieux avec toujours un petit mot gentil. Pour exemple cette petite dame qui
m’accoste sur le parking d’une supérette.
La petit dame : Where are you come from ? France chère petite madame. Et elle me raconte que son père a été tué pendant le débarquement et qu’elle porte la France dans son cœur. Au revoir petite madame.
L’écosse, moi je valide.
Parenthèse :
Dieu : Ha merde, j’ai un peu trop chargé sur le projet, les autres pays vont être jaloux, ça va encore créer des tensions. Je vais donc mettre quelques handicaps sur ce nouveau pays pour rétablir un certain équilibre. Bon déjà il va y faire un temps de merde, ensuite les hommes devront porter des jupes pour avoir froid aux roubignoles.
Nous arrivons juste à temps pour rater le Ferry qui doit nous emmener vers L’ile de Skye qui d’après les rumeurs est le petit plus du bon dieu juste avant de s’endormir. Une petite heure d’attente toujours sous un ciel menaçant permet de croquer un hot-dog moutarde Ketchup. Le bateau est déjà là pour nous emmener sur une traversée de 30 minutes. Nous restons sur le pont car le vent toujours présent est tout à fait supportable. Avec le bonnet, veste et pantalon de moto, les gants et le tour de cou!
Ça y est l’ile est à nous et franchement c’est aussi beau que dans les films. Nous nous régalons et jouons avec les nuages toujours aussi menaçants mais qui à part quelques gouttes éparses nous laisseront tranquille jusqu’à l’arrivée au campement qui se situe à la pointe de l’île. Il est comme toujours très roots et est occupé en majorité par des ouvriers qui travaillent à l’amélioration du port.
Ce sera tout pour cette journée
Dimanche 4 septembre ( une personne que je connais bien m’a dit : le compte à rebours a commencé) 439 kms température mini 17° maxi 22
Le vent a continué à souffler méchamment cette nuit accompagné d’une copieuse pluie. Fort heureusement celle-ci s’est arrêtée pour laisser sa place à Eole qui a pour le coup séché nos tentes. Petit déjeuner pris dans la « caillante ». C’est certain, nous n’allons pas traîner.
Le ciel est très menaçant et j’ai bien peur que la « drache » ne nous surprenne en plein rangement, je me hâte donc au maximum. Ouf ca y est, l’intégrité de mes effets est préservée. Ce matin pas de période de « chauffe » nous attaquons immédiatement par une route que je classerais entre le chemin vicinal et la très très petite route nationale de chez nous. C’est simple, à deux véhicules tu ne passes pas d’où d’innombrables mini espaces sur le côté pour laisser passer les véhicules qui viennent en face, la dénommée Passing Place. Heureusement le conducteur écossais est prudent et de surcroit très respectueux. Je n’ose imaginer la même chose en France, ce serait au plus « couillu » de foncer pour arriver le premier et ne pas laisser passer le voisin.
Ce tracé ondule et virole dans tous les sens, c’est assez sympa de rouler là-dessus. Nous grimpons légèrement pour pouvoir admirer en contrebas les falaises et la plage. Le soleil n’est pas au RDV mais il ne pleut pas, il faut tout de même rester vigilant car la route est détrempée.
Ce paysage continue à m’enchanter.
Imaginez l'immensité de la lande écossaise battue par le vent avec au loin les montagnes presque sinistres et tellement impressionnantes. On imagine que c’est le tombeau des vaillants guerriers écossais morts en combattant pour protéger leur souveraineté. Pourquoi le glorieux Wallace ne surgirait-il pas la Claymore (GLOSSAIRE Enorme épée typiquement Ecossaise) au poing sur un air de cornemuse. Hou !!! j’ai des frissons rien que d’y penser.
J’adore ce pays et je le place sur la première marche de mon podium reléguant le Connemara à la seconde place. Je l’aime car il parait indompté, comme résistant à jamais contre les éléments, la pluie, le vent et ses voisins envahissants. J’aime ses habitants qui lors de nos contacts ont toujours été charmants.
La journée a été un enchantement d’un bout à l’autre, que du bonheur, avec à chaque virage ou à chaque lac ou ruisseau l’envie de t’arrêter pour bien imprimer ce que je ne reverrai pas de sitôt.
14h22 le 4 septembre 2022, je roule à allure réduite en surveillant le tableau de bord de la moto. Le compteur affiche 29 999 kms, dans quelques secondes j’aurai franchi la barre des 30 000 kms depuis le départ. Les dernières centaines de mètres défilent lentement. Je veux ABSOLUMENT voir le 30 000 arriver et je veux me souvenir exactement de l’endroit où ça va se produire. Pourvu que ce soit un coin magnifique. Bingo, juste sur ma droite, un petit lac à l’eau limpide, sur ses berges des bouquets de bruyères mélangés à d’autres fleurs oranges et jaunes que je ne connais pas. C’est l’endroit idéal, je suis presque à l’arrêt et hop le 30 000 apparaît.
Je sais c’est con, mais pour
moi c’est un symbole. Je pense : je suis là, au milieu de nulle part
dans un endroit tellement beau que ton cœur pourrait exploser et dans une
semaine jour pour jour, heure pour heure, minute pour minute, tu seras à la
maison et à 14h22 tu regarderas ta montre.
Lundi 5 septembre ( 4 mois jour pour jour que j’ai quitté la maison et dernier lundi dehors) 249 kms température mini 17° maxi 23°
Oui le paradis, ne cherchez plus, c’est ici. Nous longeons le littoral sur les routes 838 et 836 pour ceux qui connaissent. A droite la mer et ses falaises et à gauche la montagne. Cette mini route n’est pas très large et encore une fois il faut faire preuve de courtoisie. J’ai l’impression que ce pays est immense tellement la perspective est impressionnante. Le paysage change sans arrêt. La terre se bat avec la mer pour lui voler quelques parcelles. Dans les criques les amoncellements d’algues peuvent faire penser que la terre a gagnée !!! mais pour combien de temps ?
La végétation est assez rase avec en grande majorité de la bruyère, ce qui fait comme un linceul mauve sur ces paysages vallonnés. Bien sûr, j’aimerais voir pointer le soleil, mais visiblement ce n’est pas au programme de la journée, même si au loin j’aperçois comme une trouée bleue. Elle me rappelle une lithographie que j’ai à la maison de F. Clarck qui représente un Spitfire. (Glossaire : avion Anglais mythique de la seconde guerre mondiale) qui sort de cette tache bleue sans doute pour se jeter dans l’enfer des combats sur les côtes françaises (oui je sais j’ai pas mal d’imagination).
Je préfère rester assis sur ce
rail de sécurité rouillé à contempler la moindre parcelle de ce tableau vivant.
Par pitié venez voir.
Décision est prise d’aller visiter une distillerie. Bah oui l’Ecosse, le whisky, quand même ça vous parle ?
Le projet Glenfiddich est
abandonné ,parce que fermé le lundi et mardi, au profit de la distillerie de Dalwhinnie.
Mais pas de bol Anatole la visite n’est pas disponible à l’instant T.
Nous trouvons un camping à proximité. Il est tôt et nous nous posons la question de savoir si il faut chercher mieux ailleurs car celui-ci est certes très joli avec de grandes étendues gazonnées en bordure de rivière mais niveau dépendances ce n’est pas là gloire. La concierge étant dans l’escalier (c’est-à-dire personne à l’accueil) avec juste un panneau pour préciser qu’il ne prend que du cash. Nous décidons d’aller voir la ville la plus proche pour savoir comme chaque soir où nous allons pouvoir diner car encore une fois le repas de midi est passé à la trappe. Ah oui le cash. Premier distributeur venu, Alex béquille la moto sur un trottoir qui à première vue n’a pas l’air méchant mais la suite va prouver le contraire.
En effet en remontant sur sa meule, il tire un poil trop fort sur le guidon et voici que la moto tombe de toute sa hauteur et de celle du trottoir ce qui fait un sacré barouf. Alex tente bien de la retenir, mais ne s’appelant pas Sylvester Stallone, il lâche rapidement l’affaire pour regarder avec effroi sa moto se prendre un énorme gadin. Forcément dans ce cas-là, pas de moquerie, car ça peut t’arriver dans la seconde d’après, mais un élan de solidarité bien nécessaire pour relever les 300 kgs de la moto.
L’inquiétude est tout de même
visible sur le visage de notre contemporain car dès les premiers tours de roues
la meule affiche un certain strabisme.
Alex : heu les gars la meule elle ne
roule pas droit.
Bah ça c’est ballot. Les diagnostics vont bon train : T’as ton guidon qui est tordu, t’as les T de fourche desserrés etc etc . Au retour au camping, Alex remettra de l’ordre à tout ça car visiblement rien de bien méchant. La suite de la route donnera son verdict. Restez à l’antenne. Évidemment il n’échappe pas au point supplémentaire à «Roulé-boulé le pachyderme ».
Lorenzo 2
Malik 2
Bernard 1
Le rdv pour la visite de la distillerie a été pris pour demain 11h. C’est parfait, ça va me laisser une matinée off. Sans doute une petit balade à pieds dans la campagne. Oui parce que la visite d’une distillerie, pour reprendre la formule consacrée, comment dire, je m’.. b .. l.. c…..s. Autant une fabrique de shamallows ou de M&MS je veux bien, mais alors la « babasse » même pas en rêve. Le routier de la petite ville voisine fera bien l’affaire pour ce soir, il permettra de recharger les batteries des ordinateurs et autres téléphones.
Nos trois motos entourées de
multiples camions sera la dernière vision de ce soir.
Retour à la base et Dodo.
Du coup je vais me refaire un petit roupillon en attendant que la météo soit plus clémente. Et bien voilà, il suffisait de patienter. Un bon coup de serviette sur la toile de tente, un petit coup de vent là dessus et « emballé c’est pesé ». J’ai rendez-vous avec les gars vers 13h ce qui me permet d’aller prendre les petits chemins de traverse pour m’imprégner davantage de ce pays magique.
Je m’enfonce dans les petits sentiers forestiers où pour le coup tu n’as pas intérêt à croiser un véhicule, car même avec de la courtoisie tu te retrouves avec une obligation de faire marche arrière. Pas d’ours ni de cerf en vue et pourtant l’endroit me semble propice. Je vais donc me contenter de prendre mon dessert avant l’heure en me gavant de mûres toujours aussi nombreuses et délicieuses.
Alex et Malik sortent de la distillerie avec un petit échantillon de produit alcoolisé. Le temps de caler tout ça dans les bagages et nous voici reparti pour une petite étape de 173 kms afin d’atteindre les faubourgs d’Edimbourg.
A peine le contact mis qu’une
pluie soutenue nous accompagne pendant la quasi-totalité du trajet.
Ce jeune gars est super sympa et la conversation s’engage sur le thème de la moto et des voyages bien sûr. Il est forcément fana de motos de marques anglaises et nous retrouvons grâce à ses yeux lorsque Alex lui dira qu’à nous deux, nous avons eu pas moins de 6 Triumph. Ouf, il ne nous fera pas sauter la tête à l’aide de sa Claymore.
Vous êtes de brave gars, je ne vais vous compter qu’une tente au lieu de deux. Les Ecossais je vous dis, des mecs biens. Nous avons au cours de ce voyage expérimenté toutes sortes de plantages de tente, mais ce soir nous innovons par un plantage sous une grosse pluie, et il n’y a pas pire.
Tu ne sais pas où mettre tes
fringues vu que la tente n’est pas encore montée, tes affaires de moto (casque
et compagnie) se retrouvent sous la flotte, tes lunettes sont pleines de buée,
tes sardines qui glissent entre tes mains.
Merde, ton duvet qui est à moitié sorti du sac et qui commence à se tremper et ce tapis de sol qui ressemble à une serpillère, Ho putaingggg. N’oublions pas que la tente des gars a déjà été pliée trempée ce matin. Plus rien n’est sec. Tu te ressaisis tout de même, maintenant abrité par ton auvent, et tu essayes de retrouver une logique de fonctionnement parmi tes fringues trempées. Calme, Caaaaaalme. Voilà on va faire au mieux, tu te détends et pour se faire tu commences ta gym de relaxation pour détendre tes muscles endoloris. La pluie tambourine de plus belle et chacun sous sa tente attend que l’un ou l’autre prenne une décision. Ne l’oublions pas, le but est d’aller visiter Edimbourg.
Il pleut toujours à torrent, et la visite de la ville s’annonce bien mal. Nous faisons un peu de shopping autant pour trouver le fameux Sticker Ecossais à coller sur les valises, que pour éviter de finir noyés sous ce déluge incessant. Visiblement la solution du Pub est la bonne et c’est là que nous échouerons pour passer le temps et laisser cette flotte se calmer.
Un répit permettra tout de même de flâner dans les rues pour découvrir des monuments assez étonnants et je dirais même lugubres, ambiance sans doute accentuée par ce ciel qui ne demande qu’à se déchirer à nouveau. Je pense tout de même qu’une visite de cette ville doit valoir le coup à condition d’avoir un énorme parapluie et des bottes en caoutchouc. Un restaurant indien nous accueille pour la soirée.
Le Uber tombe à point pour nous ramener en deux temps trois mouvements vers notre campement suintant. Allez bonne nuit et virez-moi ces poissons rouges au fond de mon duvet !!!
Les vacances de 4 mois sont quasi terminées et nous rentrons à la maison. La descente plein sud commence maintenant.
Nous devons rallier le port
de Hull en Grande Bretagne. Le départ du bateau est à 20h30 mais si nous
pouvons y arriver avant histoire de prendre possession de nos cabines, prendre une douche et se changer, et bien ce
ne sera pas du luxe.
Alex toujours inquiet : j’espère que quand nous arriverons là-bas la ville sera toujours là !!! ha bon pourquoi cette inquiétude ? Alex : bah tu imagines si il manque Hull !!!!. Celle-là ne pouvait pas lui échapper pour ceux qui connaissent le personnage. Quoi qu’il en soit Alex est pour le coup vraiment inquiet car le « roulé-boulé le pachyderme » de la veille a tout de même eu un impact sur sa moto et visiblement elle ne roule pas droit.
Nous aurons donc droit à un desserrage resserrage des T de fourche à chaque arrêt, mais comme dit Malik : Le mieux est l’ennemi du bien, alors arrête de trifouiller ta moto, elle roule alors c’est bien le principal. La route n’a aucun intérêt et nous égrenons les kilomètres le plus vite possible afin de rejoindre le bateau. Pour une fois le temps sera clément, mais la route humide laisse imaginer que certains orages ont dû nous précéder.
Malgré les bouchons de fin de journée nous arrivons assez vite à l’entrée du bateau où l’embarquement se fait très en avance et c’est tant mieux. Perception des cabines, douche, changement de vêtements et direction le bar pour attendre sereinement l’heure du diner que nous avons réservé.
Ce Ferry est encore plus
grand que celui qui nous a conduit en Islande. Il y a même un mini théâtre,
des salles de jeux, des machines à sous et
des écrans géants où sont bien sûr retransmis des matchs de foot.
Le restaurant ouvre et pour le coup c’est gargantuesque. J’aimerais avoir deux estomacs pour avoir le plaisir de tout goûter. Nous nous régalons. C’est sur cette note de plaisir que je fais un petit détour sur le pont pour voir le bateau s’éloigner du port sous un orage et des éclairs. Je termine ces quelques lignes sur la couchette en attendant le débarquement de demain à Rotterdam et l’étape marathon de presque 700 kms pour rejoindre Dijon qui sera notre avant dernière étape, pour terminer à Barcelonnette le jour d’après.
A demain la Biz
Ça y est le départ est donné et chacun fait au mieux pour refaire son paquot et
désentraver sa moto. Il fait chaud et il y a une pointe de stress. Ne pas
glisser sur les plaques de tôle, ne pas s’accrocher dans les sangles qui
dépassent. Contact et bim notre bon Alex
se ramasse avec fracas, il vient d’avoir une absence sans doute son coup chaud. Il est complètement groggy et
transpire de ouf.
Immédiatement une cohorte de personnes vient nous donner un coup de main pour relever la moto et notamment le propriétaire d’une magnifique Ferrari qui a frôlé la catastrophe. En effet Alex est tombé à quelques centimètres de la fabuleuse voiture et son guidon aurait pu faire une superbe entrée d’air sur la portière de la voiture.
« Roulé-boulé le pachyderme » :
Lorenzo2
Malik 2
Bernard 1
Nous ne sommes pas sorti d’affaire car un contrôle de passeport effectué par un douanier zélé va nous faire poireauter encore un bout de temps. Ça y est la route est à nous et pour un sacré de bout de temps.
L’étape de la journée sera la plus longue du périple, plus de 700 kms avec la traversée de 4 pays. Hollande, Belgique, Luxembourg et France. Rien à dire sur cette énorme étape. Nous allons prendre deux trois giboulées force 10 sur l’échelle de la drache. Alex : c’est bizarre, en France les gouttes d’eau sont plus grosses !!! Le mal au cul se fait un tout petit peu sentir mais sans plus. Notre « fessard » est maintenant en peau de crocodile.
Dijon est normalement notre étape de la journée, nous cherchons donc un camping assez proche de la ville et ce n’est pas une bonne idée. Dijon c’est 72 345 feux tricolores. A mon avis le maire est maqué avec la DDE . Tout ça pour se trouver devant un camping qui affiche complet, Grrrrrr.
Les tentes plantées, nous
retournons à Nuit St Georges pour nous faire un restaurant avec enfin une
cuisine digne de nos références.
C’est un pur régal. Escargots
de Bourgogne, pièce du boucher, Bœuf Bourguignon, Jambon grillé sauce moutarde
etc etc.
Il faut absolument effacer
ces 4 mois de Fish and chips, pizzas, burgers et autres kebabs. Nous terminons sur une
tarte chaude aux pommes. Yessssssssssssss.
Retour au camping de nuit ou
nous retrouvons une spécialité bien française : Les routes gravillonnées.
Que l’on pende avec ses boyaux, l’abruti qui a mis ce « casse gueule en
place » (sans doute un énarque)
Vendredi 9 septembre 456 kms température mini 17° maxi 24,5°.
Je déteste cette période de
rentrée des classes, même si je ne suis plus concerné depuis longtemps par ce
sujet, je déteste cette période de reprise de boulot, même si là aussi je ne
suis plus concerné.
C’est l’époque où les
marronniers lâchent leurs fruits, bref
ça sent le début de l’automne et je trouve cette période morose.
Quoi qu’il en soit je
remballe mon paquot pour la dernière fois.
En effet je range pour environ la centième fois cette
tente qui m’a si bien protégé et ce matin j’y mets un soin tout particulier
alors que dès mon arrivée à la maison le nettoyage complet de tous mes effets
est déjà programmé. Un léger vent et un léger soleil m’accompagnent.
Nous traversons les vignes de
grands crus où s’affairent déjà les vendangeurs.
L’autoroute nous emmène
direction Grenoble via Lyon et pour le coup il nous tarde d’arriver à
destination car même si l’amoncèlement de kilomètres se passe relativement
bien, il n’y a rien de folichon à se « coller » à 130 kmh et attendre que le temps passe.
Je gardais un mauvais
souvenir de l’arrivée sur Grenoble qui dans mes souvenirs était en perpétuel
travaux. Et bien non c’est passé comme une lettre à la poste et enfin les routes
sinueuses pointent leurs nez, ça sent bon la montagne. Droit devant nous les
falaises infranchissables du Vercors.
Alpe Aventure Motofestival est notre but final. En effet dès le début de ce road-trip, nous avions
convenu avec le directeur de la concession Bmw de Nîmes que nous terminerions
notre périple là-bas. Patrick Gras, puisque c’est de lui dont nous parlons est
bien au RDV avec une vingtaine de ses clients
L’accueil est chaleureux et
nous sommes ravis de le retrouver. La tournée générale qu’il nous offre est la
bienvenue. En compagnie de toute son armada nous évoquons déjà certains de nos
souvenirs. Les questions fusent et c’est toujours avec plaisir que nous y
répondons. Sans se prendre pour des vedettes nous avons notre petite heure de
gloire.
Nous avons réussi. Quasi 50
pays traversés, 32 000 kms et 4 mois dehors, sans être dans le Guinness des records, nous avons tout de même fait un sacré bout de route.
Moi : Heu, bonjour messieurs a qui avez-vous demandé l’autorisation pour filmer ma meule ? Je déconne.
Eux : Ha elle est à vous cette moto? Nous faisons une étude sur les BMW GS suréquipés et attribuons une note sur 10 sur notre GSmètre: Nous cherchons le GS le plus équipé pour le look, mais qui ne roule quasiment pas, pour lui attribuer la plus mauvaise note! Visiblement la vôtre est très équipée, mais est-ce que tout cet équipement sert vraiment, où est-ce de l’esbrouffe?
Moi : Sachez
chers messieurs que vous avez devant vous un exemplaire unique. Voyez ici l'équipement le plus sophistiqué: Un tube PVC de Leroy-Merlin pour mettre les démonte-pneus. Et comme vous la
voyez, elle revient en direct d’Islande, via le Cap Nord et tous les pays d’Europe.
D’un coup le reportage change de tournure et je dois une nouvelle fois faire le récit de notre aventure mais sous les feux de la rampe ce coup-ci.
Eux : Alors-là, pas le choix c'est un 10/10 et vous n'entrerez donc pas dans notre classement ...
Malik toujours friand de figurer sur un reportage essaye
subrepticement de passer dans le champ de la caméra. Il se fera donc remarqué ainsi
que le paquetage improbable de sa moto et aura droit lui aussi à son petit
moment d’interview.
Eux : Ah c'est à toi la moto de manouche! 10/10 aussi, donc pas classé!
Visiblement notre périple ne
laisse pas insensible nos journalistes qui nous invitent au plus tôt à nous rendre
dans leurs studios de Montreuil afin de nous consacrer une émission sur leur chaîne Youtube.
L’heure tourne et nous avons
à nouveau rendez-vous avec Patrick qui aura la gentillesse de nous inviter au
restaurant où nous passerons une superbe soirée.
Le programme du lendemain: Retrouver les journalistes afin de les aider à débusquer les
« faux baroudeurs », ensuite rdv avec Patrick pour faire le tour des
stands et nous terminerons sans doute la journée au stand BMW pour se tester
sur des parcours Off Road. Et n’étant jamais à l’abri de surprises ou de
rencontres nous ne savons pas si cette journée sera assez longue pour caser tout ce programme.
Samedi 10 septembre 40 kms
température mini 17° maxi 24°
Elle commence par un petit déjeuner
pris au camping avant de nous rendre à notre RDV avec Patrick.
En bon organisateur il a
prévu un espace spécial à l’intérieur de la manifestation pour que nous
puissions garer les motos. La place est de choix, nous sommes au centre de tout
et immanquablement les meules crados, flanquées des paquetages et des
innombrables autocollants attirent les curieux comme un aimant.
Nous rencontrons un nombre
incalculable de personnes intéressées par notre récit que nous débitons à tour
de bras, heu de langues.
Impossible d’aller voir
d’autres stands. Nous restons collés à nos motos. A peine notre histoire terminée
que nous recommençons pour les curieux suivants, mais franchement nous adorons
ça.
Nous rencontrons même des
motards que nous avons croisés en Espagne et en Norvège! C’est la fête des
motards, le ciel est d’un bleu. Nous sommes heureux.
Cerise sur le gâteau, Christian Dessout (Bigoud pour les intimes) un pote de longue date a pris la route depuis Manosque pour venir nous retrouver et ça nous a permis de partager un déjeuner ensemble (à ce propos merci Christian).
Nous profitons de l'après-midi pour aller voir des personnes importantes pour nous.
Des références dans le monde
du road-trip et du off-road. Je cite les BLKMK, LOLO COCHET, TOM BARRER, et YANN DUPREY, qui ont
tous été adorables en nous consacrant du temps pour échanger.
Nous sommes invités au mois d’avril par Yann que nous
connaissons depuis 2 ans lorsqu'il nous a organisé notre stage off-road. Il organise un salon du voyage moto en Bourgogne et il
souhaite que nous présentions notre "épopée". Nous allons donc devenir
conférenciers...
Demain la dernière
étape va nous emmener à Draguignan où là encore nos femmes, compagnes,
enfants, petits-enfants et amis nous attendent pour une petite fête.
Dimanche 12 septembre 164 kms
Température 16° Maxi 27°
Difficile de réaliser que
dans quelques heures nous serons de retour dans nos foyers. Tous ces
sentiments qui se mélangent, La joie, la nostalgie, l’euphorie de la journée
d’hier. En clair, c’est le bordel sous mon casque.
Le groupe se sépare, Alex et Laurent vont me suivre sur le chemin de Draguignan où nos petites chéries attendent impatiemment le retour des « aventuriers », 164 kms nous séparent de la maison. La route est encore une fois magnifique et pourtant du paysage à couper le souffle nous en avons dévoré plus que nos cerveaux ne pourront en retenir. Nous nous dirigeons vers le col d’Allos (pour ceux qui connaissent) le décor est sublime. Que la France est belle. Sans doute l’odeur de l’écurie, nous roulons plus vite que d’habitude et les virages s’enchainent, la moto prend de l’angle jusqu’à faire frotter un cale pied. Yessssssssssss le final est à la hauteur de ce voyage, c’est-à-dire fantastique. Nous arrivons dans le Verdon et nous longeons le fameux lac, nous comprenons d’un coup l’intensité de la canicule qui a frappé notre pays et à laquelle nous avons échappé. Le niveau de l’eau n’a jamais été aussi bas.
Le village de Castellane est traversé en coup de vent. Dernier pipi, dernier arrêt carburant. Le 1630 ème litre de carburant est déversé dans le réservoir. Le panneau indiquant l’entrée de Draguignan est franchi à 12h58 minutes, c’est à peine si je me rappelle le chemin de la maison.
Je tape le code du portail de la résidence
et la dernière ligne droite de 100 mètres défile comme au ralenti. Au bout
la famille est là, les amis aussi qui agitent un drapeau français. J’ai l’impression
de ne pas être dans mon corps. Les téléphones filment pour la postérité ce moment inoubliable.
Vite, retirer ces fringues de moto que nous ne supportons plus et qui pourtant ont été nos meilleures alliées. Elles ont su nous protéger du chaud, du froid, de la pluie, de la neige, de la poussière et heureusement n’ont jamais eu à prouver leur capacité de protection en cas de chute. Vite la douche en plein air pour enlever cette odeur de « voyageur » et retrouver des fringues qui n’ont pas été portées depuis 125 jours.
Le sentiment de ne pas être dans mon corps est encore plus présent, je suis sur un nuage à savourer chaque seconde qui s’écoule. Le champagne est au frais et je suis au paradis.
Je vais aujourd’hui trahir un petit secret.
Je faisais une petite prière. Pour quelqu’un qui ne croit pas en Dieu c’est
étonnant, mais je crois en mon ange gardien qui est mon père parti bien trop
tôt en lui demandant de nous protéger pour la journée qui va venir et également
de protéger les miens, en n’oubliant jamais de glisser un mot d’encouragement à
ma moto.
Pourquoi je raconte ça? bah en 125 jours, nous sommes devenus intimes non? alors vous pouvez connaître mon petit secret. Je sais c’est con mais c’est comme ça. Encore cette fameuse loi des 5C. Quoi qu’il en soit mon ange gardien a fait le taf et la moto aussi. j’avais donc envie de venir la voir pour lui dire merci de m’avoir baladé pendant toute cette période sans jamais rechigner, d’avoir bravé toutes ces intempéries et ces potentiels dangers. De n’avoir jamais failli à sa tâche et démarrer chaque matin à la première sollicitation.
Au cours de mon existence
j’ai eu pas mal de motos, mais même si pour certain ce n’est qu’un assemblage
de tôles et de boulons et bien pour moi elle est devenue autre chose.
Bon je vais arrêter le mélo
pour ne pas faire pleurer dans les chaumières.
Ce soir, nous avons dépassé les 10 000 vues sur notre Blog. Évidemment je ne cherche pas à battre des records et le but de ce Blog était au départ d’avoir un lien avec la famille et les amis, mais visiblement ça a pris une ampleur insoupçonnée (l’effet boule de neige). Pour preuve, un couple de personnes rencontré à Barcelonnette à qui je raconte notre histoire pour la énième fois en pensant faire mon effet à propos de notre face à face avec les ours en Roumanie et le mec me dit : Bah oui je sais, je l’ai lu sur votre blog. Ho bah ça alors les bras m’en tombent !!!
Mais avant tout, je tenais à
vous remercier d’avoir été assidus à la lecture de notre balade.
Vos commentaires ou réflexions
ont toujours été pris en compte et je peux vous assurer que ça a été une grande
source de motivation. Je ne vous cache pas que certains soirs, après avoir
roulé sous la flotte, avoir eu froid, avoir campé dans un confort plus que
relatif, je n’avais qu’une envie c’était de me jeter dans mon duvet. Et pourtant
chaque soir j’ai sorti mon ordi pour rester en contact avec vous. Moi qui ai été un élève très
médiocre avec une scolarité réduite à son minimum, vous m’avez obligé à faire
mes devoirs tous les soirs. A ce propos une petite pensée pour ma prof de français
en 5ème Madame Lasry : Delamarre vous avez encore copié sur votre
camarade ? cette dissertation n’est pas de vous, vous aurez
Zéro. Delamarre vous n’arriverez jamais a rien dans la vie !!! Comme quoi on peut être prof
et conne comme une poignée de porte.
Message du correcteur :
"Bernard, écrire un livre, car on ne va pas en être loin, je dis c'est un métier. Encore Bravo.
Toute cette prose aventureuse me rappelle d'un coup "la carte postale d'un bout du monde " de Fred Tran Duc (Glossaire: journaliste déjanté et voyageur à moto aux longs courts) que publiait Moto Journal il y a fort fort longtemps... Peut-être le patient zéro ?
J'attends donc l'épilogue pour la correction ... Et peut-être le point de vue des pachydermes 😉"
















Bravo à vous 3 et merci à toi d’avoir partagé votre aventure !
RépondreSupprimerCe fut un plaisir de te lire, de rire de ton humour, sans oublier une pointe d’émotion ! Merci cousin
Edmonde
coucou ma cousine et bien oui c'est terminé , content de rentrer à la maison ou depuis une semaine, je marche au ralentis en essayant de faire le point sur cette balade merci de nous avoir suivi bisous
RépondreSupprimerTon voyage se termine, le mien aussi. La fin est belle, mais triste à mes yeux, après avoir suivi votre parcours durant toute ses semaines je me retrouve avec mon téléphone qui ne me signalera plus tes résumés de la semaine car pour moi c était un grand moment de lire votre aventure. Tu m as fait rêver avec tes récit, tes anecdotes,ton humour c était tellement bien écrit...Mais tellement heureux pour vous de savoir que vous avez vécu des moments qui resterons gravé à jamais dans vos mémoires. Maintenant la vie reprend son cours, en tout cas félicitations pour votre voyage, vous avez été couillus, fallait le faire en un mot RESPECT. Maintenant vas falloir étalé ce récit sur des pages, Merci de nous avoir partagé votre voyage .Encore un grand merci et BRAVO.
RépondreSupprimerFIFI
Hello merci pour ton commentaire il fait chaud au cœur. La rédaction de ce petit courrier hebdomadaire a été certains soirs une petite contrainte ,fatigue, froid etc mais je ne regrette pas d'avoir passé du temps a le rédiger et je dois dire que maintenant ça me manque . merci encore d'avoir suivi notre ballade Renard des sables
RépondreSupprimerNota: Le récit fait presque 300 pages A4 , je vais voir ce que je peux faire avec ça.
RépondreSupprimerUn Road Trip de déglingués !
RépondreSupprimerUne aventure partagée avec des Amis, imagée et vécue. Narrée par toi sandfox! 😉 Avec ta '''Gouaille'' , les glossaire , les références Musicale et cinématographique .
J'ai pris plaisir à découvrir cet endroit, lire tes récits, ressentir la ''deprime'' de Notaire de ne pouvoir continuer faute de santé suffisante. Les photos sont superbes, il manque celle de père noël Malik rasé en fin de trip ! Bravo et merci a toi pour ces écrits ce temps passé a nous emmener avec vous.
Alors ces machines, les GS sont donc vraiment le top ? sur le route ou les TT ?
Tu as maintenant 300 pages A4 a coucher sur papier relié et imagé y a plus qu'à publier !😀😉
Merci Renard 🦊
Un p'ti mot...a glisser a un protagoniste...stp.
Alex regarde tes invitations et messages FB s'il te plaît
Nonosse
Bbx 😉
merci pour ton retour, afin de continuer à alimenter le blog encore quelques temps je travaille sur un épisode qui laisse la parole aux motos elles vont raconter le voyage et certaines anecdotes vues du haut de leurs carénages
RépondreSupprimerBravo pour ce voyage ! Vous êtes des champions ! Bravo pour ces récits / j’en ai lu quelques un entre couches et biberons ! A bientôt ! Rhita Da Canal
RépondreSupprimerCoucou merci pour ce retour. Et oui ça y est nous sommes de retour aux bercails et bien heureux d'avoir fait ce super voyage
RépondreSupprimerBises à toutes la petite famille
Ce fut un réel plaisir de vous lire.
RépondreSupprimerLe ton était excellent.On avait l impression d y être.
Hâte de voir Alex pour lui en parler
Bubu
ET un réel plaisir d'écrire pour des gens qui ont appréciés un épisode donnant "La parole aux pachydermes" sera disponible d'ici 2 jours maximum
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