#25 - hallo ihr alle (épisode 13)
hæ allir, hallo ihr alle, hej alle , hoi allemaal
Lundi 15 aout 166 kms température mini 9° maxi 18°
Ma mère a coutume de dire : Après
le 15 août le temps se dérègle et c’est reparti pour la pluie. J’espère
que c’est vrai pour vous qui manquez d’éléments aqueux, car pour nous le 15
août c’est 5 fois par jour.
Mais l’option d’un petit déjeuner « continental » servi jusqu’à 10 heures incite notre trio à s’extirper du plumard pour fouler la moquette soyeuse de ce palace.
Les baies vitrées de la salle de restaurant nous laissent admirer un temps tout simplement extraordinaire. le ciel bleu tranche sur cette steppe verdoyante. Au loin nous voyons les cimes enneigées. Comme première vision de la journée nous ne pouvons pas espérer mieux.
Le Check-out étant à 11 h, il va tout de même falloir s’activer. L’hôtel est déjà pratiquement vide. Nous sommes avec un couple de japonais les derniers à quitter ce lieu. Le passage obligé à la réception va peut-être ternir notre début de journée.
Oups !!! 460 queusses pour
la « bill » ça pique, mais en même temps c’est la deuxième fois en
trois mois que nous nous payons un peu de luxe.
Nous avons bien mangé, super bien dormi,
profité du sauna, piqué les petits paquets de sucre dans la chambre alors la vie
est belle ? oui elle l’est !!!
Le soleil change tout et ça tombe
bien car aujourd’hui nous allons vraiment avoir une petite session qui va nous
permettre de flâner et de ne rien rater de ce que la côte sud de ce pays nous réserve.
La route fait une délimitation
très nette. A droite la pampa et sa végétation rase et d’un vert qui tire
clairement sur le vert et de l’autre côté des falaises de pierres volcanique déchiquetées
qui pourraient presque faire penser au mont Rushmore aux état unis avec la tête
des présidents.
Un saut de quelques kilomètres
pour voir un glacier qui forcément comme tous les glaciers du monde se réduit
comme peau de chagrin et se termine dans un petit lagon où flottent des icebergs.
Malik fait le lézard au soleil,
je vais donc l’imiter et faire le tri de mes photos en attendant le retour
d’Alex.
Un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, le voici de retour, lui aussi n’a pas été jusqu’au bout mais à tout de même franchi deux gués tout seul, ce qui n’est pas prudent et a décidé de rentrer lui aussi, sans doute rattrapé par les paroles de sagesse de Malik.
Prochaine étape, the Black beach. Devinez pourquoi ? L’endroit est magnifique, cette plage est immense et baignée par l’océan atlantique si je ne m’abuse. Des falaises recouvertes de Lichen tranchent avec la noirceur du sable volcanique et la petit touche des cimes enneigées au loin rajoute encore à ce paysage sublime.
On imagine que le jour où le bon
dieu s’est fâché il ne devait pas faire bon trainer dans les parages car la
roche a été comprimée avec une force infinie ce qui donne l’impression d’un
mille feuilles dont les morceaux ne demandent qu’à se détacher.
La journée tire à sa fin, nous
sommes sur notre cinquième jour en Islande, encore deux et ce sera le retour
au bateau (Blurp)
Vous avez dit recherche de
camping ? Mais bien sûr !!! il est l’heure et nous n’avons pas les
moyens de nous taper un palace tous les soirs.
La ville de Vik est en approche et un camping assez sympa nous accueille pour un plantage de tente au soleil, celui-ci ne nous a pas quitté de la journée. Petites courses pour les gars (à pieds), petite moue pour Malik insatisfait de ses achats. Ce sera donc poulet pâtes pour ce soir. En ce qui me concerne ça fera bien l’affaire, du moment que mon estomac est rempli.
Ha oui particularité de ce
camping, les douches sont communes. Ça me rappelle l’armée et n’étant pas
plus pudique que ça, je m’en amuse mais visiblement ce n’est pas le cas de
tout le monde car certains rebroussent chemin et d’autres se douchent habillés...
La salle commune d’où j’écris est
complète, je peux même dire que la moindre chaise se négocie au prix de l’or et
gare à celui qui n’a pas pris la précaution de poser son manteau dessus pour
aller pisser.
La plaque de cuisson est prise
d’assaut, heureusement Malik en cuisinier prévoyant à prévu son propre mode de
chauffage, car sinon le poulet cru, bof bof.
Malik patient attend que les
places se libèrent pour pouvoir s’installer. En attendant nous allons nous
« claquer » un apéro, sirop de cassis pour moi, smoothie pour Alex
et Malik a tenté une Leffe sans alcool avant de vomir. Il est pas à la fête
depuis notre entrée dans les pays scandinaves.
Camille et Philippe sont en
vacances pour 15 jours en Islande où ils ont loué un 4X4 pour parcourir le pays. Ce sont de vrais « Parigots » du 12 ème arrondissement. Ils
naviguent un peu comme nous, de camping en camping avec parfois des couchages
dans leur véhicule.
Nous échangeons nos expériences
comme d’habitude et ils nous confirment que la traversée des gués est assez sportive même en 4X4, alors je n’ose
imaginer avec nos brèles qui pèsent le poids d’un âne mort.
Camille et Philippe ont sans doute l’âge de mes enfants. Cette belle jeunesse fait plaisir à voir. Le regard franc, l’œil pétillant et l’envie de découvrir. Nous les laissons maintenant dévorer leur plat de « Noddles ».
Le soleil est partie faire son dodo du coup il fait maintenant vraiment très froid, le vent de bord de mer te glace les os, nous devons être à 4 ou 5 degrés ressentis, donc "pilou pilou" ce soir.
A demain La Biz
Mardi 16 aout 283 kms température
mini 9° maxi 18°
Il m’a semblé entendre de la
pluie cette nuit, mais au matin le soleil a déjà réchauffé la tente et cette
douce chaleur t’incite enfin tel un papillon à sortir de ta chrysalide.
Pour ceux qui ont des jardins et ont forcément des taupes et bien imaginez-vous d’énormes monticules de taupes sur une pelouse de centaines de kms carrés. Autre image, prenez un pot de crème fraiche que vous laissez moisir, ça y est vous y êtes? Et bien c’est ça sur également des distances infinies. Certes l’image du pot de crème fraiche moisi n’est pas ragoûtante, mais sur ces étendues gigantesques ça rend un spectacle sublime, comme un manteau de coton verdâtre posée sur la roche.
Au loin les chaines de montagnes
qui semblent inaccessibles retiennent des couronnes de nuages. C’est dommage,
moi j’aimais bien ce ciel bleu, même si il est plutôt bleu assez pâle.
Nous passons au-dessus d’un pont pour voir ces énormes glaçons quitter le glacier afin de gagner la pleine mer. Nous sommes en plein National Géographic par pitié ne changez pas de chaîne. Sans doute une des plus belles journées passées sur cette île. Il nous reste encore demain avant de quitter ce paradis.
Its time camping !!! Le GPS
dit 40 kms il faudra en rajouter 30 de plus car celui indiqué ne correspond pas
, il est impossible de planter une tente. Il se trouve à proximité du glacier
alors forcément ça ferait tache.
A l’heure où je tape ces mots nous sommes installés dans une espèce de couloir derrière la réception du camping. C’est le seul endroit chauffé et bien sur, tout le monde s’y entasse. Je suis coincé entre une poubelle qui a des relents de Roncevaux (oui d’accord je sors) et les chiottes. Franchement nous sommes à la peine comme trois pauvres SDF, ça fait pitié. Il est déjà loin le temps des peignoirs soyeux et du sauna à gogo. Tiens j’ai déjà des frissons rien que de penser à mon duvet qui doit être glacé.
Pas d’échanges ce soir avec
d’éventuels routards, c’est dommage nous avions pris l’habitude. Il y a
juste un petit gamin qui avec son père prend un cours de géographie en essayant
de deviner la nationalité des drapeaux collés sur les valises. Le petit môme en
regardant Malik : Bah pourquoi t’as pas mis le drapeau de la
chine ? Malik : Comment te dire, pour l’Asie, nous nous sommes
arrêtés en Turquie.
A la relecture je m’aperçois que
je n’ai pas été très prolixe et pourtant c’est une journée qui a été tellement
riche. Etonnant non ? etonnein nicht ? (cf Pierre Desproge).
Allez souhaitez moi bon courage.
A demain La bise
Mercredi 17 aout 290 kms température
mini 7° maxi 11°
Malgré cela le campement est
plutôt sympa avec une vue magnifique sur les montagnes faisant comme un cirque.
Ha non j’ai allumé une nana hier
soir qui faisait tourner son diesel non-stop car elle avait froid la pauvre
chérie. Au-delà du bruit, tu as des émanations de diesel direct dans ta tente. C’est moi ou c’était la journée des gros
porcs ? Non mais des fois.
Le début de la journée commence sous un temps sec mais diablement frisquet avec un vent qui accentue cette ambiance glaciale.
Alex a prévenu : Aujourd’hui nous roulons, il n’y a rien de particulier à voir et nous devons nous rapprocher le plus possible du camping près de l’embarquement pour notre retour au Danemark. Nous allons donc rouler toute la journée sur une route de littoral avec des paysages toujours aussi spectaculaires. La seule différence c’est qu’aujourd’hui tout est gris. La route, le ciel, les nuages et les montagnes. Malgré tout, ce décor reste inédit et nous continuons à en prendre plein les yeux. Il faut en profiter car demain il sera trop tard. Un petit crochet sera tout de même effectué pour se rendre dans un petit village au nom imprononçable qui fut un port d’attache réputé pour les navires français qui venaient pécher dans ces eaux hostiles à partir du 16 ème siècle jusqu’en 1930. 5000 de ces marins ne revirent jamais la mère patrie. Imaginez le climat, les conditions de pèche de l’époque et tout le reste !!!
Le temps de faire le plein et de manger un morceau histoire de recharger les batteries et de se réchauffer et nous voici partis à la recherche de notre dernier camping islandais. Il est déjà presque comble car évidemment tout ce petit monde va reprendre le bateau demain ce qui promet un joyeux bordel vers les 6h30 du matin, et encore une fois la douche ne sera qu’un souhait inabouti (Nous nous rattraperons sur le bateau).
A force de patience nous avons réussi à trouver une place pour ne pas avoir à réintégrer nos tentes trempées. Un motard, (Vincent Fontaine) : je peux m’assoir avec vous ? Nous : Oui bien sûr avec plaisir. Ce gars a mon âge, 62 ans. Il n’est pas dans la démonstration de grande gueule. Inévitablement les premières questions arrivent: Qui es-tu ? d’où viens-tu, que fais-tu ? y es-tu ? louppppp.
Espérons que demain la mer sera calme.
A demain La biz
Jeudi 18 aout 500 mètres
température mini 9 ° maxi 9°
En parlant de bateau, nous pouvons le voir
accoster du camping, non seulement il est énorme mais le port d’embarquement se
situe à proximité de nos tentes.
Nous retrouvons à cet effet nos voyageurs de l’aller et notamment nos toulousains qui ont fait plus de 2000 kms dans ce pays en franchissant des gués que nous n’avons même pas osé prendre. Chapeau les gars.
L’organisation danoise est au top, nous ne mettons que quelques minutes pour embarquer, guidés par des "gilets jaunes" (productifs ceux-là) qui canalisent le flot de motards tous les 10 mètres. Arrimage des meules, perception des affaires perso et direction la cabine qui pour ce voyage retour n’est pas munie de hublot, forcément c’est moins bien.
La petite douche et les vêtements secs font un bien fou. Nous pouvons rejoindre le pont pour voir le bateau s’éloigner du quai et prendre la pleine mer avec 3 minutes d’avance. La sortie du fjord est tout aussi impressionnante que pour l’aller. Nous voyons une gangue de brume barrer la route comme pour empêcher le navire de continuer. La traversée de ce « nuage » est assez sympa car quelques timides rayons de soleil arrivent à le traverser. Nous scrutons avec une certaine appréhension les petites vagues qui commencent à se former à l’avant du navire, car nous avons encore en souvenir la «baston de l’aller». Bon il ne faut pas nier, le bateau bouge, mais c’est plus un roulis qu’autre chose, c’est donc assez supportable et ça ne t’envoei pas valdinguer contre les parois du navire.
Je ne vais pas vous rejouer
l’ennui mortel de ce genre de traversée car le programme est le même : Sieste,
films, bouffe et dodo.
Vincent : en 1983 je voulais partir en voyage au cap nord mais comme ma moto avait plus de 300 000 kms et que je n’étais pas certain de sa viabilité et bah j’ai pris mon scooter 125 cm3 pour y aller. Heu, les bras m’en tombent.
Le tangage continue de plus belle mais nous berce et la nuit sera calme avec un arrêt sur les îles Féroé comme pour l’aller. Petit dej (oui ce coup-ci je peux) avec une tonne de pancakes et pour l’heure nous sommes dans la bibliothèque du navire à essayer de tuer le temps et mine de rien de se reposer. Cette inactivité forcée devrait nous ravir, mais ça fait plus de trois mois que nous bourlinguons et ce changement de rythme nous déstabilise forcément.
Vendredi 19 aout 0 kms (1600 kms
en bateau en milles je ne sais pas) température froide mais soleil toute la
journée
Hou !!! que la journée fut longue. Merci à Netflix de m’avoir tenu compagnie. Heureusement la mer a été calme et nous l'avons regardée défiler sous nos yeux pendant de longues heures. Mais qu’est-ce qu’on s’emmerde. La seule distraction ce sont les repas en présence de notre nouveau copain Vincent.
Avec lui pas besoin d’allumer la télé. C’est une encyclopédie du voyage à lui tout seul, un hyper actif de très haut de gamme, pourtant il ne s’agite pas frénétiquement. Vincent te raconte dans un calme olympien qu’il à couru pendant 46 heures en faisant le tour du mont blanc après avoir donné un de ses reins à son neveu dialysé, qu’il a descendu quelques fleuves français en kayak sans aucune expérience, sanctionné par une vilaine blessure. Il t’explique sa garde à vue dans le désert de Lybie, son face à face avec le flingue d’un militaire un peu trop zélé, les pannes avec ses motos hors d’âge qu’il réussit toujours à remettre en route avec les moyens du bord. Nous avons passé une soirée à boire ses paroles et ses projets de randonnées à skis et raquettes au canada pour les mois à venir, etc, etc... Ce mec n’arrête pas une minute. Bien sûr comme il a peur de s’emmerder il retape également une vielle deux CV (de la grosse restauration). Ce que j’ apprécie chez Vincent c’est son côté « je me la pète pas ». Il fait les choses un point c’est tout. Je pense que sa philosophie c’est : je me lance et on verra bien.
Merci à lui pour ces récits et bonne route. Vincent, crois bien que si nous passons par Auxerre et que tu es chez toi (ce qui est peu probable) et bien nous viendrons te saluer.
Je suis à nouveau dans ma couchette après une bonne douche et je sens que Netflix va m’accompagner dans les bras de Morphée.
A demain. La Biz
Samedi aout 168 kms Température mini 17° maxi 24°
Pas même un petit clapot pour nous bercer, c’est un scandale appelez-moi le capitaine. Nuit calme (je crois que c’est le nom d’une tisane). Bon il faut se lever, mais quelle heure avons-nous? Nous sommes complètement paumés. Dans le doute nous sautons du plumard de peur de rater les pancakes. Ce matin c’est « royal au bar ». La mer est lisse comme la peau d’un cul de bébé, il fait soleil et le petit dej veut bien rester dans nos estomacs.
Encore 2 heures d’attente avant l’ouverture des soutes et la récupération des machines. Je suis toujours surpris de voir les gens s’agglutiner dans les couloirs qui descendent à la cale bien avant l’heure du GO. C’est le même phénomène quand tu prends l’avion, les gens restent debout dans le couloir avant l’ouverture des portes comme si le zing allait repartir avec eux à l’intérieur. C’est étonnant ce mouvement humain irraisonné.
Pour preuve ce couple d’autrichiens (je crois). Madame est pouponnée comme si elle allait bosser, cheveux bien tirés sur une natte digne de Marie Hingals (cf la petite maison dans la prairie), petites boucles d’oreilles, rouge à lèvre. Pendant qu’elle rajuste son tour de cou semblant sortir de la machine, son mari au jeans impeccable et au rasage frais réajuste son sac Vuitton avec des sangles immaculées. La moto bien évidemment est rutilante. Mais Merde y font comment ces gens-là ? je regarde la moto de Malik couverte de boue, sur son paquetage qui dégueule de partout, tu peux voir pèle-mêle une serviette de bain qui essaye désespérément de sécher depuis 15 jours, une paire de tong mycosée et une gamelle qui n’a pas vu le paic citron depuis une éternité.
Ça y est le top départ est donné par les messieurs en jaune. En quelques secondes, la centaine de moto met le contact en même temps, le vacarme résonne de folie dans cet immense hangar en tôle. Vite, sortir de cet endroit stressant et retrouver la lumière du soleil.
Hooooo q’sest bon. Le soleil te flash la visière instantanément, tu sens l’air frais sur le visage et surtout et surtout !!!! la chaleur. Ho oui du degré, qui n’en veut du degré ??? moi moi j’n'en veux du degré. Il fait 17°, ça te réchauffe instantanément, tu frissonnes de bonheur.
Nous prenons la route immédiatement direction plein sud pour deux jours de « roulage » au Danemark.
La température monte encore, nous sommes à 24 degrés. Nous avions totalement oublié ce plaisir de rouler par cette température. Un arrêt s’impose pour enlever les couches de vêtements superflus, le tour de cou qui te gratte depuis une éternité. J’ose même retirer la face avant de mon casque amovible pour rouler en Jet et enfin sentir le doux vent sur mon visage.
Terminé les gens en Helly Hansen qui courent s'abriter pendant les averses. Je garderai un excellent souvenir de L’Islande pour ses paysages à couper le souffle, mais pas pour sa météo, et encore nous avons été chanceux.
Le camping Danois nous accueille gentiment (forcément), tout est propre et calme. Le plantage de tentes se fait sous le regard curieux de tous les petits vieux venus passer le week-end au vert. Nous sommes en quelque sorte le Jean-Pierre Foucault de 18H. Petite douche et Gazz pour aller trouver de quoi se « caler la dent creuse » en ville.
Forcément, même au bout du monde, il y aura toujours un Kebab d’ouvert et c’est bien sûr là-bas que nous
échouons pour un « salade tomate oignon sauce blanche ».
La nuit tombe vite maintenant et le retour se fera à la bougie (Non je déconne j’ai la lumière sur mon vélo). Le camping est maintenant dans le noir et le silence complet. Je tape ces derniers mots de la journée à la lueur de mon clavier (et ça c’est vrai). L’humidité vient de tomber et le ciel est constellé d’étoiles. Espérons que ce sera de bonne augure pour la journée de demain qui va nous emmener vers un nouveau pays, l’Allemagne.
Dimanche 21 aout 410 kms
Température mini 15° maxi 25,5°
Mon radar anti flotte se met en route, le ciel est pourtant encore bleu mais je vois au loin des nuages que j’ai appris à déchiffrer et ils sont annonciateurs de pluies.
Moi : Heu les gars je ne voudrais pas vous angoisser mais je pense qu’il ne va pas tarder à « vaser ». Eux :Ho cool on va déjeuner et nous verrons après. Moi : Bon comme vous voulez, mais moi je plie les gaules maintenant.
En bon copain, je suis parti me
réfugier à la réception du camping bien au sec afin de pianoter sur fesse bouc.
Fallait m’écouter, je suis infaillible sur l’arrivée de la pluie.
La traversée des villes et
villages n’a rien de transcendant. Nous sommes revenus sur des standards que
nous connaissons, déjà des tags garnissent les murs et les ponts environnants.
Les trottoirs ont à nouveau des touffes d’herbes et les sacs plastiques sont
présents un peu partout.
Le restaurant grec trouvé au bout d’une impasse fera bien l’affaire pour cette fin de journée. Il fait encore bon ce qui permet de diner dehors. Voilà pour cette fin de journée qui ne sera pas la meilleure de notre périple.
A demain. la biz
Lundi 22 aout 500 kms Temperature mini 22° maxi 29,5°
Les boules Quies étaient bien une
obligation, mais bon une fois bien en place et le sweet shirt correctement enrubanné
autour de la tête la nuit peut
effectivement paraître correcte.
Bon, aujourd’hui il suffit de ne pas mollir car une grosse étape nous attend et visiblement sur des routes qui ne vont pas nous faire frémir. Bah devine Evelyne? Nous commençons par la traversée de Hambourg qui soit dit en passant est l’un des plus grand port de commerce d’Europe. Le début de la traversée est plutôt sympathique et à mon grand étonnement les bombardements des forces alliées pendant la seconde guerre mondiale ont laissé encore quelques monuments debouts. Pourtant mon père qui avait eu le « privilège » de passer plusieurs années comme STO. (GLOSSAIRE : Service du Travail Obligatoire) là-bas racontait que les « carpet bombing » des superforteresses américaines allumaient de sacrés incendies pratiquement tous les soirs. Il y a peut-être un intérêt a y passer un peu de temps, mais pour nous ce sera un autre jour car la route n’attend pas. Enfin si. Elle va attendre un peu car pour sortir de cette immense ville c’est un peu la galère. Entre parenthèses chapeau à Alex qui avec l’aide du GPS arrive à nous guider.
Des containers il y en a des millions à perte de vue, c’est inimaginable et je comprends un peu mieux que parfois tu ne reçoives pas ton colis Amazon dans les temps. Mais comment font-ils pour s'y retrouver dans un dédale pareil? Les grues de chargement sont par dizaines alignées comme à la parade. C’est un spectacle grandiose.
L’autoroute est enfin en vue et la centaine de kilomètres que nous allons emprunter n'est pas non plus une partie de plaisir. D’une, parce que nous sommes en pneus tout terrain qui font un « barouf » d’enfer, et de deux, je n’ai plus l’habitude de rouler à ces vitesses là, et enfin, tu as en permanence des grosse berlines allemandes qui te collent au cul ou qui déboulent dans ton dos à des vitesses stratosphériques.
Heureusement un peu de répit avec quelques routes de campagne qui n’amènent rien de nouveau en terme de paysage mais qui ont au moins l’intérêt de te faire voir autre chose que des rails de sécurité. La température va en grandissant et ça aussi nous avons perdu l’habitude. Même si c’est plus agréable que la pluie, ça rajoute rapidement à la fatigue. Les kms défilent et le mal au cul lui aussi oublié se rappelle à ton bon souvenir (La peau de renne commence à se tasser).
Un grignotage vite fait sur le gaz vers les 15h30 permet de rompre la monotonie du voyage, de faire prendre l’air à la bestiole et de boire un bon coup (du grand classique). Les pays bas ne sont pas encore à portée mais nous nous en rapprochons. Nous profitons de cet arrêt pour faire une vacation téléphonique avec nos hôtes, histoire de leur donner l’heure approximative de notre arrivée.
Bim !!! un drapeau Hollandais planté dans un jardin nous indique que nous sommes en pays Batave. Mais rien de plus, pas même une guérite ou un simulacre de barrière. Les innombrables feux tricolores deviennent un peu agaçant et rajoute à l’épuisement.
Heureusement, ce soir nous sommes invités dans la bourgade de Hertogenbosch. Pas de camping à chercher, pas de montage de tente et la perspective de passer une super soirée avec des amies que nous n’avons pas revues depuis près de 40 ans.
A paris, il y a la rue de la soif! A Hertogenbosch il y a la rue de la faim. Une multitude de restos avec terrasse à l’extérieur où nous allons nous vautrer sur des canapés pour continuer une soirée « remember ».
Nous aurions pu passer la nuit
comme ça, malheureusement nos hôtes ne sont pas encore à la retraite et pour
elles demain c’est « arbeit ».
C’est donc assis dans le canapé que je rédige les mots qui vont clôturer cette journée.
Demain nous prendrons la route de
Rotterdam où un nouveau ferry nous déposera chez nos « meilleurs
ennemis » ...
A la semaine prochaine. La Biz
RENARD DES SABLES















Noor et Carla !!! Comment dire... ça fait loin dans le rétroviseur !!! Le chemin du retour ne vous arrête pas vers Bonnal 😉 bon courage les gars pour ces dernières semaines. La bise. Los Molinos
RépondreSupprimerJuste 40 ans ? Nous avons tous bien vieillis l'aventure continue encore 15 jours et ce sera le retour au pays. Hâte de tous vous revoir. Pour l'heure nous sommes sur l'ile de Man en Irlande Bisous
SupprimerTes récits vont nous manquer ! Chaque semaine je me régale
RépondreSupprimerBonne route pour la suite
Bises à vous 3 Edmonde
Ho mais ce n'est pas fini et il y aura un épilogue qui risque d'être assez long pour le moment nous sommes sur l'ile de Man en Irlande la Mecque du motard et hasard fabuleux il y a une course demain la chance, toujours la chance gros bisous ma cousine.
SupprimerEncore une étape saisissante pour les derniers jours en Islande! On se régale à la description des cascades (Indiana Jones n’était pas loin) et des superbes icebergs très bleus. On attend des nouvelles de Grande Bretagne, moins « exotique » certes mais toujours très dépaysante… d’ailleurs les « bikers » adorent les « cups of tea » avec un nuage de lait 😇 est-il n’est-il pas …. Bonne ballade à tous et surtout on veut des photos avec vous trois en Kilts 🤭sur vos mobs eV, Phil et Den
RépondreSupprimerSalut les amis,
RépondreSupprimerPetites nouvelles de Vincent.
Je suis rentré d'un trait en France à la sortie du bateau. Le temps de vider la moto et je reprenais le boulot le mardi. Plus pour très longtemps car en préretraite en octobre. Je vais pouvoir commencer à voyager sérieusement ;)
J'ai commencé à désosser la GS pour une inspection d'hiver. Donc si vous passé par Auxerre, y de la place pour loger tout le monde.
Bonne fin de voyage.
Hello Vincent ravis d'avoir de tes nouvelles . nous sommes actuellement sur l'ile de Man ou nous avons assisté à une course de moto fantastique. Demain nous partons pour l'Irlande. A bientôt j'espère
RépondreSupprimerMerci pour tes récits Bernard , ils auront rythmés mon été et c’était vraiment sympa 👍
RépondreSupprimerTu devrais penser à écrire tes mémoires maintenant que tu es à la retraite 😉
La bise à tous les trois , Aglae
Coucou ma belle désolé pour ma réponse tardive, mais il fallait que je trouve une connexion internet viable pour envoyer la réponse. merci à toi d'avoir pris la patience de me lire. Effectivement le voyage touche à sa fin. Il reste encore une grosse dizaine de jours avant notre retour dans l'hexagone Gros bisous et à bientôt j'espère.
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