#26 - Hello everybody (épisode 14)
hoi allemaal, hello everybody, siwmae bawb, haigh a chairde
Mardi 23 aout 118 kms température mini 24° maxi 33°
Le petit déjeuner est déjà sur la table. Noor,
bien plus matinale que nous a été acheter des croissants, du jus d’orange
et des petits bols de fruits frais. N’est-ce pas mignon ?
Il est temps de se remettre à l’ouvrage, les motos sont à nouveau chargées et l’autoroute nous emmène vers notre destination et je la laisse aller (cf Téléphone). Les inévitables bouchons seront de la partie ainsi qu’un tour dans Rotterdam dont je me demande encore l’utilité. En effet il fait une chaleur de dingue, cette ville est truffée de feux tricolores et la circulation est infernale, vraiment il ne fallait pas y aller.
Le spectacle du port de
Rotterdam la nuit est assez magique. Nous sommes impressionnés par le trafic
des bateaux qui vont et viennent dans tous les sens avec en fond ces millions de lumières qui
éclairent les terminaux de raffineries.
A ce moment précis j’ai encore l’impression de vivre un truc extraordinaire. Je vois ces innombrables cargos et pétroliers quitter ce port et j’imagine le boulot de ces capitaines et ces marins au long court qui vont pendant des mois naviguer pour rejoindre des ports aux noms exotiques. Il fait encore très bon sur ce pont et j’aimerais que ce moment s’éternise, mais la nuit va être courte et il nous faudra toute notre lucidité pour débarquer demain et rouler à gauche. Oups !!!
A demain La Biz
Mercredi 24 aout 500 kms température mini 17° maxi 27°
Nuit très agitée sur mer tranquille ? allez comprendre. Pourtant tout était réuni pour un « roupillon » haut de gamme. Cabine individuelle digne d’une chambre d’hôtel, petite douche avant le dodo, draps propres et frais, silence monacal et mer d’huile. Et bah non, je me suis battu avec la couette toute la nuit, cauchemars, etc etc . Serait-ce l’angoisse de poser le pied sur le territoire de la perfide Albion ? La peur du porridge ? de la panse de brebis farcie à la sauce menthe ? la peur de boire ma tasse de thé avec le petit doigt en l’air ? Allez savoir et pourtant j’allais également fouler le sol natal des Rolling Stone et des Beatles (entre autres, rien que ça). Quoi qu’il en soit j’ai bien entendu les pods (GLOSSAIRE : hélices qui se déplacent à 360° pour permettre au ferry d’accoster sans déglinguer tout le port) se mettre en route et il ne m’a fallu que quelques minutes pour rejoindre les potes et prendre un petit déjeuner français à bord du bateau avant de rejoindre les soutes.
Ouf l’air frais et ciel bien gris nous attendent. Tiens une douane ? avec guichet et un fonctionnaire à l’intérieur. Le fonctionnaire : Good Morning sir You go here for the Holiday ? Moi : Yes sir ,but i go all European country le fonctionnaire : Really, you are the best!!! Bah tu m’étonnes, I am the best, but the best have the ass broken. Ce Douanier rentre dans mon top Three.
L’arrêt pour la pause du midi se fera sous un petit crachin typiquement Britannique. Le soleil reviendra nous réchauffer les os que très sporadiquement. Il faudra attendre le 400 ème kilomètre pour voir arriver le paysage que j’imaginais en arrivant ici.
Après avoir visité la ville
de A (nom le plus court sur toute la planète aussi bien par le nombre de lettre
que par sa place dans l’alphabet) aux Loffoten, nous allons visiter la
ville au nom le plus long d'Europe. Accrochez-vous :
Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch
C’est du Gallois... Ce qui veut dire:
L'église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d'un tourbillon rapide et l'église de saint Tysilio près de la grotte rouge
A vos souhaits.
Demain direction LIVERPOOL autant pour aller faire un pélerinage dans la ville des Beatles que pour moi aller voir le stade de football mythique des « Reds » Anfield road. Pour les initiés : You ll nevers walk allonne.
Jeudi 25 aout 247kms Température mini 18° maxi 24°
Le Pays de Galles est très calme au réveil et de surcroit le ciel est bleu ce matin. Après les grands classiques dont je vais vous faire grâce, nous décollons pour une étape qui va nous faire traverser le Pays de Galles et rejoindre l’Angleterre et plus précisément Liverpool.
Désolé, mais il va falloir à nouveau que j’emploie les mots : magique merveilleux, à tomber par terre, etc etc. En effet ce pays est aussi à classer dans les « incontournables ». La route serpente, monte et descend dans les vallons, la végétation faite en majorité de bruyères colore les montagnes environnantes d’un mauve pale. Les inévitables petites rivières rajoutent une touche de beauté à ce tableau idyllique. J’aime ces paysages déserts.
Ces bientôt 4 mois en immersion totale ont largement bénéficié à notre maîtrise de l’anglais et sans vouloir se jeter des fleurs nous nous débrouillons plutôt bien. En ce qui me concerne, je me surprends même à lire les pubs, panneaux et étiquettes comme les gosses qui apprennent à lire en déchiffrant la composition de la boite de Kellogs au petit dej.
Sous mon casque je construis de petites discussions avec questions et réponses dans la langue de Shakespeare. C’est vraiment top. Mais, mais, mais !!! de là à commander des pneumatiques avec date et heure de rdv, dimensions etc etc en anglais par téléphone avec un concessionnaire Irlandais de Belfast et bien je suis encore un peu juste. D’où l’appel à un ami ou plus simplement à mon gendre Mathieu que je remercie encore. Il va prendre les choses en mains et en un temps record faire tout ce boulot pour nous.
Nous sommes donc attendus à
Belfast vers 8 h heures le 1er septembre pour un dernier changement
qui nous permettra de rejoindre la maison sans trop d’angoisses.
Bon « treffle de plaisanterie » la patrie des Beatles nous attend. A peine un quart d’heure pour rejoindre la ville qui de suite nous charme. Juste le temps de garer les motos et nous voici partis pour flâner le long du port et visiter les nombreuses boutiques dédiées quasiment toutes aux « 4 Garçons dans le vent ».
Nous décidons de nous rendre à la Cavern où en 1957 quatre génies musicaux allaient révolutionner la planète. Au moment où j’écris ces mots j’en ai encore des frissons. Tout le quartier est en ébullition permanente, il y règne une ambiance de concert de rock avec une cacophonie de tous les diables. Les pubs sont bondés et les pintes de bière se vident à la vitesse de la lumière.
Nous quittons à grand regrets ce
sanctuaire et promettons d’y revenir.
Le retour vers les motos se fait à petits pas. Bien sûr la nuit est tombée sur cette ville magique. Au moment de mettre la clef dans le contact un couple nous aborde (légèrement alcoolisé). Comme à l’accoutumée le look des motos a fait son œuvre et nous sommes bon pour notre petite ritournelle et photos (c’est vraiment trop cool) .
Bon mais y faut y aller les gars, car demain
embarquement pour un autre lieu mythique pour les motards L’ile de Man. (Je reviendrai
en détail sur ce lieu demain). Allons bon, c’est au tour d’un français de nous
aborder, et re belotte bla bla bla et bla bla bla. Il est jeune mais envisage déjà
de passer sa retraite dans le coin, soit Liverpool soit Birmingham ( Cf voir la
série Peaky Blinder) Étonnant tout de même, visiter oui mais y finir sa
vie ???
Retour de nuit en tâtonnant un
poil dans la ville et dodo.
vendredi 26 aout 20 kms température mini 17° maxi 22°
Étant maintenant familier avec la
ville nous trouvons très rapidement l’embarcadère. Le rafiot est déjà à quai et
commence son lent débarquement des véhicules venant de l’ile de Man.
Nous allons donc avoir le plaisir de fouler ce circuit et nous ne sommes pas les seuls croyez-moi. Le bateau qui se rempli en ce moment même est composé de 80 % de motards et motardes. Il y a une ambiance de grand prix bien éloignée de la croisière s’amuse. La bière coule à flot, les plats de haricots saucisses ne font pas les fièrs et le ton monte de minute en minute. Il y a du cuir et de la botte de moto en pagaille et là aussi un mélange savoureux de genres.
Le motard clairement fan de circuit en combinaison de course et sliders (GLOSSAIRE: protection pour
faire frotter les genoux, voire les coudes plus les plus téméraires) bien en vue,
le mec qui a construit sa moto lui-même avec un moteur de Renault
5 (véridique), la catégorie old school avec des motos dont les marques ont disparu depuis
des années Matchless, Ariel, Norton, Bsa. En général ils ont le look qui va
avec la meule, Barbour (GLOSSAIRE : Veste en toile huilée pour le coté
étanche mais qui te pourri l’ensemble de tes fringues), Cromwell
(GLOSSAIRE : casque en bol qui a le mérite en cas de chute de te découper
la boite crânienne juste au-dessus des oreilles) et puis le
voyageur au long cours (il n’y en a que trois hé oui c’est nous).
Petite constatation tout de
même, il y a un paquet de cheveux blanc, pour ceux qui en ont encore.
Une fois dessus, tu as juste à ouvrir les yeux et fermer tes oreilles et ton nez car 2000 motos qui mettent le contact les unes après les autres dans une cale de bateau c’est saignement de tympans assuré et dose de CO2 au-delà de la normale. C’est un tonnerre mécanique qui gronde jusqu’à la sortie du Bateau.
Le temps est à nouveau maussade et les grappes de motards se regroupent pour essayer de prendre la bonne direction. Notre projet est comme expliqué plus haut de faire le tour de l’ile demain. Malik : heu les gars si nous devons faire le tour de l’ile nous allons forcément rester au campement deux jours non ? Il serait donc judicieux de trouver un camping assez près de l’embarquement car l’heure du départ pour l’Irlande sera très très matinale.
ET si c’était une course de motos ? Ho bien sûr pas le fameux TT mais juste une course, même de mobylettes, allez quoi soyez sympas.
Le temps se couvre et il est encore tôt je vais donc aller trainer mes guêtres dans ce camping qui ressemble plus à un salon de la moto et essayer de glaner quelques infos. Bon bah ça y est, Alex revient avec des infos fraiches. Demain si le temps le permet il y a une course. Revers de la médaille les routes seront fermées à la circulation, donc pour le tour mythique de ce circuit ce sera très tard, voire de nuit, voire pas du tout !!!
Alex a décidé de partir immédiatement pour faire le tour, pour moi il est trop tard, il fait froid et il va surement pleuvoir. Nous verrons donc demain. Je vais tout de même aller me balader et vous tenir au courant, restez avec moi. La soirée se termine sur une barquette de poulet frites avec une sauce bizarre qui t’arrache la gueule mais c’est tout à fait comestible.
Il fait nuit je suis seul dans la
salle et je vais regagner ma tente.
Mais Merde !!! il fait noir comme dans un four et avec mon sens de l’orientation foireux je vais finir par dormir par terre dans le champ et comme une rosée monstrueuse vient de tomber, ça va finir en pharyngite. Ouf ça y est à la lueur du clavier de mon téléphone (je ne sais pas comment mettre la torche) j’arrive tout de même à retrouver le chemin de mon duvet.
Samedi 27 aout 0 kms température
mini 18° maxi 23°
Il fait beau, Il fait chaud, la
vie chante comme une chanson ( cf Claude François).
Entre le volcan d’Islande qui
roupille pendant 6000 ans et qui attend notre venue pour nous offrir un
spectacle grandiose et l’ile de Man qui choisit pile poil que nous soyons sur
son sol pour organiser une course, c’est à peine croyable.
Bin, il ne faut pas tarder car la moto sur ce bout de cailloux est une religion. Tout le pays s’arrête. Les grands-mères sortent leurs fauteuils dans le jardin pour regarder les bolides passer. Elles sont incollables sur le nom et le palmarès des pilotes. Les routes sont coupées, les enfants ne vont pas à l’école et l’ile entière est dédiée aux monstres mécaniques. Nous nous dépêchons d’aller faire un tour en ville et sur le paddocks (GLOSSAIRE : lieu où sont entreposées les motos pour les derniers réglage avant la course).
Kawasaki 750 H2 (mon rêve) Kawasaki 900, Laverda 750 SF, Aermachi 350, Benelli 6 cylindres, BSA lightning, Norton commando, Ducati Pantha, Triumph 750 Trident. Oh mon dieu !!!! Le plus grand salon de motos du monde. Je veux être enterré ici. Il faut me tirer par la manche pour me faire décaniller de cette ville fabuleuse.
Ça y est les routes se ferment une à une, la police et les commissaires de pistes sont intraitables plus aucune possibilité de traverser la moindre route. Heureusement nous avons anticipé et nous sommes maintenant placé dans un virage mythique (pour 10 livres par personnes tout de même). C’est « un pif paf » (GLOSSAIRE : virage droite-gauche), en descente avec une accélération en sortie de folie. Nous voyons les pilotes arriver de loin et faire un freinage de trappeur avant de remettre les gaz. C’est du pur délire.
Les motos en échappement libre
délivrent toute leur puissance et nous entendons les shifters engager les
vitesses une à une dans un claquement caractéristique. Bon j’arrête là je suis
en transpiration.
Le retour à la tente est rapide. Juste le temps de prendre une douche et de
casser la croute. Nous n’allons pas nous coucher tard car demain réveil à 4h 30
pour prendre le bateau qui va nous conduire à Belfast.
Dimanche 28 aout 309 kms température mini 17° Maxi 24°
Bah ça y est nous sommes le matin et il est 4h30, déjà réveillé par des plus matinaux que nous qui n’ont pas la courtoisie de faire chauffer leurs moteurs au plus loin des tentes. Dans ma vie de motard j’ai eu l’occasion de faire des pliages et dépliages de bivouacs dans des conditions folkloriques, mais je dois avouer que celui-là va rester en mémoire.
Ho putaingggg.
Nous traversons la ville de
Douglas qui comparativement à hier est totalement endormie pour arriver à l’embarcadère
où les motos sont chargées Illico (Les gars ont l’habitude)
Le port de Belfast est déjà en vue
et nous regagnons les soutes pour réveiller les « pachydermes » et fouler
le sol Irlandais.
L’Irlande :
Encore un pays qui a oublié
d’être simple. Comme vous le savez il est divisé. D’un côté la république
d’Irlande Catholique, pro Europe bien plus grande en superficie que sa
frangine et de l’autre côté L’Irlande
du Nord Protestante et très attachée à l’union jack.
Il a connu une très grande pauvreté dans les année 1900 (il me semble) ce qui a engendré un énorme flux migratoire vers les états-unis et nous pouvons dire aujourd’hui qu’au moins 40% des natifs américains ont du sang Irlandais.
La situation économique est maintenant une des meilleurs de la planète. Paradis fiscal oblige. Ce pays a connu une guerre fratricide de grande intensité qui a fait des milliers de morts en plus de 30 ans. Entre autres « Bloddy Sunday » ( écouter la chanson de U2) assassinat de 15 catholiques par les parachutistes anglais. Mort de Bobby Sand d’une grève de la faim. Attentats sanglants en représailles etc etc .
Un arrêt restauration tombe à point. Alex friand de fish and chips (moi aussi d’ailleurs) fait un stop devant un établissement qui en propose.
Une erreur dans la lecture du menu fait que nous nous retrouvons devant une assiette de frites arrosées de fromage fondu pour lui et pour moi des frites mélangées avec une poêlée de Haricots blancs à la sauce sucrée. Comme expliqué auparavant, moi la bouffe n’est pas une obsession, quand c’est bon je me régale et quand c’est moins bon bah ça me cale le bide et ça va bien, ce qui m’évite des névroses.
Je frappe au numéro un,je d’mande m’am zel Angèle, la concierge me répond, mais quel métier fait-elle ? elle fait des pantalons des jupes et des jupons et des gilets d’flanelle, elle fait des pantalons des jupes et des jupons et des gilets d’coton ha ha ha ha. je ne connais pas ce genre de métier allez voir à côté. Je frappe au N°2 je d’mande m’am zel Angèle, ... et ainsi de suite ( J’ai tenu jusqu’au 150 comme ça) (cf le petit rapporteur Jacques Martin et sa clique).
Alex doit aussi chanter sa petite chanson, car d’un coup, clignotant à droite, il enlève son casque et se frotte les yeux, lui aussi à les frites qui ne veulent pas passer. C’est donc d’un commun accord que nous nous vautrons sur l’excellent gazon Irlandais (bien plus beau que celui Anglais) pour une grosse sieste sous un temps encore clément.
La douche au bout du monde et
juste tiède fera bien l’affaire.
J’ai une grosse flemme ce soir et je vois déjà les gars se rhabiller pour aller dans un hypothétique village afin de se restaurer. Il pleut encore. Je jette l’éponge et rebrousse chemin.
C’est donc sous la tente bien au
sec que je rédige ces quelques mots.
Lundi 29 aout 369 kms Température Mini 17 Maxi 25°,5
Contact et Go pour s’arrêter 2 kms plus loin sur un
super point de vue. Barrière Péage ??? pour un point de vue et mon
C .. c’est du poulet ?
Alors Mesdames Messieurs les Irlandais, très mauvais point pour vous. Sachez qu’un point de vue ça ne se fait pas payer. Un château, un monastère, un temple, pourquoi pas car il faut assurer l’entretien de la bâtisse, mais un point de vue !!! Hou les cornes. Hors de question que je raque une queusse pour ça, même si c’est magnifique, c’est une question de principe et tout de même 15 euros pour nous trois !!!. Seul Alex notre « japonais » ira faire sa 10 784 ème photo.
Le paysage commence à changer. Des immenses plaines, certainement des tourbières, pointent leur nez et au loin enfin des montagnes verdoyantes, Ouf, j’ai failli ne pas aimer l’Irlande. Nous longeons de grandes surfaces d’eau que je prends pour les fameux lacs du Connemara, mais en regardant de plus près les monceaux d’algues sur les berges ainsi que l’odeur d’iode je me rends à l’évidence, nous longeons des estuaires et c’est marée basse. La route devient plus étroite et les courbes voire les virages de plus en plus prononcés, nous sommes à ras de l’eau. La végétation est un mélange de Bruyères, fougères et fleurs des champs que je ne peux définir. Les haies sont couvertes de baies rouges comme du houx c’est juste une explosion de couleurs.
Ayant déjà parlé de l’entorse du
nerf optique, de la rupture de la rétine, nous sommes maintenant sur une
luxation de la cornée doublée d’une inflammation de la paupière. Ho Q’sest beau.
Les derniers kms de cette journée nous font oublier tous ceux que nous venons de passer à siffloter sous le casque perdus dans nos pensées à attendre que le temps passe. Le Connemara et son campement (sans doute le plus beau point de vue de notre périple) sera notre point de chute pour la nuit. Je vous laisse juge.
Court résumé ce soir mais la
journée est à l’image du récit du jour.
A demain La Biz
Mardi 30 aout 370 kms Température mini 17° maxi 24°
Si je me suis levé plusieurs fois cette nuit, ce n’est pas pour des problèmes de vessie mais tout simplement par la peur de finir en Delta plane dans l'Atlantique. En effet Eole avait ses humeurs cette nuit et il a mis le turbo croyez-moi. J’ai cru plusieurs fois que j’allais me retrouver à l’hôtel des courants d’air.
Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin et nous devons maintenant nous éloigner de ce paradis.
Nous devions aller au Sud de l'Irlande parcourir l'Anneau du Kerry, autre lieu exceptionnel, mais le timing pour honorer notre rendez-vous pneus programmé à Belfast, non prévu à l'origine, ne nous le permettra pas.
Nous rejoignons la ville de Galwey, ensuite direction Dublin ce qui nous fait traverser l’Irlande d'Ouest en Est par l’autoroute M6 sur presque 250 kms avec les pneus qui font un vacarme de tous les diables. Je crois que je vais devenir sourd.
Les portes de Dublin sont maintenant à un jet de pierre, il est donc temps de trouver un lieu pour planter les tentes et faire comme à l’accoutumée, vêtir nos habits de lumière et filer sur la capitale pour essayer avec le peu de temps dont nous disposons d’avoir une petite idée de cette cité. Pour info c’est le bus 69 qui en moins d’une heure nous amène au centre, à l’endroit où il y a de la vie, des pubs et des restaurants.
Nous optons pour un « asiatique » car ras le bol des hamburgers et Pizzas. C’est donc attablé que je rédige ces quelques lignes. Les plats sont chargés en piment, j’ai la bouche en feu et à parier que demain je vais chier de la lave.
Le bus à impériale (s’il vous
plait) nous ramène au campement où je tape ces derniers mots de la journée. Les
gars sont déjà au lit.



















Au final, on ne sait plus où donner de la tête pour choisir notre prochain voyage... Bonne dernière semaine les gars. On vous attend ! La bise. Los Molinos
RépondreSupprimercommencez par l'écosse bisous
SupprimerTrès juste le commentaire précédent: mais comment on va faire pour choisir les prochaines vacances😵💫😀??? On a des fourmis ds les jambes… et dans la tête !!! Vive les Beatles 🤩🥳💃 On vous souhaite le meilleur pour la descente vers les rivages de France,… La mer qu’on voit danser …vous attend à …. La porte du garage …. comme aurait dit le Grand Charles (pas celui avec l’uniforme, l’autre) eV, Phil et Den
RépondreSupprimerHello effectivement le choix va être difficile en ce qui me concerne mon podium est L'écosse, le Connemara, les iles Lofoten mais tout le reste est absolument merveilleux Biz
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