#26 - Hello everybody (épisode 14)

 

           hoi allemaal, hello everybody, siwmae bawb, haigh a chairde




Mardi 23 aout 118 kms température mini 24° maxi 33°

 

 Le petit déjeuner est déjà sur la table. Noor, bien plus matinale que nous a été acheter des croissants, du jus d’orange et des petits bols de fruits frais. N’est-ce pas mignon ?

 Ce matin nous prenons le temps de visiter la ville d’Hertogenbosch qui a aussi un nom français bien plus joli à mon sens. Cette ville s’appelle également : Bois le Roi. Un petit souvenir de l’époque où le petit corse avait la folie des grandeurs et avait annexé pratiquement toute l’Europe. Nous nous baladons dans cette ville qui n’est pas dénuée de charme. Il fait bon et nous prenons le temps de flâner, de jeter un coup d’œil à la magistrale cathédrale dont la construction a mis pratiquement 2 siècles avant d’être achevée.

 Le calme dû sans doute à l’absence presque totale de véhicules est très agréable. Et oui comme souvent en Hollande le vélo est roi. En fait nous sommes également à la recherche d’un magasin de sport afin de quérir un nouveau matelas pour Malik (oui encore un) car le sien a rendu son dernier soupir et ce coup-ci ce n’est pas la faute d’un chat (pour ceux qui suivent notre aventure depuis le début). L’affaire étant faite nous sommes de retour à l’appartement de notre hôtesse qui elle, doit partir travailler. Pour info et pour les grincheux qui pensent que c’est toujours mieux ailleurs, sachez que la retraite aux Pays-Bas est à 67 ans. Bon courage Noor.

 Noor : Vous n’aurez qu’à pousser la porte en partant. Les embrassades sont comme à l’accoutumée sincères et émouvantes et nous nous promettons de ne pas attendre 40 ans pour nous revoir.

 L’après-midi se déroule dans le calme le plus absolu. La sieste et la lecture sont au programme. Nous avons le temps, notre embarquement à Rotterdam n’est prévu qu’à 22 heures et nous sommes à 1 h du lieu de départ. 

Il est temps de se remettre à l’ouvrage, les motos sont à nouveau chargées et l’autoroute nous emmène vers notre destination et je la laisse aller (cf Téléphone). Les inévitables bouchons seront de la partie ainsi qu’un tour dans Rotterdam dont je me demande encore l’utilité. En effet il fait une chaleur de dingue, cette ville est truffée de feux tricolores et la circulation est infernale, vraiment il ne fallait pas y aller.

 Nous aurons tout de même l’occasion de croiser de jolis cottages en bordure de canaux où les gens se déplacent en bateau. Dommage que les innombrables usines et raffineries gâchent le paysage. Petite particularité constatée sur les motos: le GPS qui donnent pas mal d’informations comme la vitesse, l’heure, les distances etc etc a aussi une fonction d’altimètre et pour le coup c’est bien la première fois que je vois des chiffres en négatif s’afficher. Oui nous sommes bien aux Pays-Bas, bien en dessous du niveau de la mer.

 N’ayant pas réservé de diner sur le bateau et ayant pas mal d’avance nous choisissons de casser une graine à proximité du port  en attendant l’heure d’embarquement qui arrivera assez vite. Le check in est comme à l’accoutumée rapide et efficace et nous constatons que nous ne sommes pas dans les mêmes cabines. Nous avons chacun la nôtre. C’est la grande classe. Juste le temps de prendre une douche et nous sommes sur le pont pour voir le ferry quitter son port d’attache.

Le spectacle du port de Rotterdam la nuit est assez magique. Nous sommes impressionnés par le trafic des bateaux qui vont et viennent dans tous les sens avec en fond ces millions de lumières qui éclairent les terminaux de raffineries.

 A ce moment précis j’ai encore l’impression de vivre un truc extraordinaire. Je vois ces innombrables cargos et pétroliers quitter ce port et j’imagine le boulot de ces capitaines et ces marins au long court qui vont pendant des mois naviguer pour rejoindre des ports aux noms exotiques. Il fait encore très bon sur ce pont et j’aimerais que ce moment s’éternise, mais la nuit va être courte et il nous faudra toute notre lucidité pour débarquer demain et rouler à gauche. Oups !!!




 A demain La Biz

 

Mercredi 24 aout 500 kms température mini 17° maxi 27°

Nuit très agitée sur mer tranquille ? allez comprendre. Pourtant tout était réuni pour un « roupillon » haut de gamme. Cabine individuelle digne d’une chambre d’hôtel, petite douche avant le dodo, draps propres et frais, silence monacal et mer d’huile. Et bah non, je me suis battu avec la couette toute la nuit, cauchemars, etc etc . Serait-ce l’angoisse de poser le pied sur le territoire de la perfide Albion ? La peur du porridge ? de la panse de brebis farcie à la sauce menthe ? la peur de boire ma tasse de thé avec le petit doigt en l’air ? Allez savoir et pourtant j’allais également fouler le sol natal des Rolling Stone et des Beatles (entre autres, rien que ça). Quoi qu’il en soit j’ai bien entendu les pods (GLOSSAIRE : hélices qui se déplacent à 360° pour permettre au ferry d’accoster sans déglinguer tout le port) se mettre en route et il ne m’a fallu que quelques minutes pour rejoindre les potes et prendre un petit déjeuner français à bord du bateau avant de rejoindre les soutes.

 Comme d'hab, l’air est irrespirable dû aux gaz d’échappements et cerise sur le bateau (c’est le cas de le dire) une bande d’englishs en scooters déglingués qui fonctionnent au mélange huile/essence et qui te font un brouillard nocif à te chopper un cancer en 24 heures.  (pouah)

Ouf l’air frais et ciel bien gris nous attendent. Tiens une douane ? avec guichet et un fonctionnaire à l’intérieur. Le fonctionnaire : Good Morning sir You go here for the Holiday ? Moi : Yes sir ,but i go all European country le fonctionnaire : Really, you are the best!!! Bah tu m’étonnes, I am the best, but the best have the ass broken. Ce Douanier rentre dans mon top Three.

 Premiers tours de roue dans ce pays où rien n’est comme chez nous. J’avais certaines appréhensions sur la conduite à gauche mais je dois avouer que ça ne se passe pas trop mal, à condition d’avoir le réflexe de bien regarder à droite quand tu arrives sur un rond-point. Point assez rigolo le GPS fait la conversion des milles en Kmh ce qui donne du 48 kmh 64 kmh 98 kmh pour les vitesses autorisées.

 L’étape d’aujourd’hui va être longue car nous devons rejoindre le Pays de Galles pour rester dans le timing des prises de bateaux. Ce trajet commence par une autoroute chiante, mais chiante et qui va durer pratiquement toute la journée. De temps à autre nous tentons bien de bifurquer vers une ville afin de rompre la monotonie mais à titre perso les villes traversées sont aussi chiantes que l’autoroute qui n’en finit pas. Seuls les arrêts ravitaillements en carburant réussiront à donner un sens à cette journée car à chaque fois nous serons accostés par des curieux ou curieuses (notamment une petite Mamie qui lèvera son pouce en signe d’encouragement) à qui nous racontons notre histoire pour la centième fois, et qui nous donnerons des conseils pour la centième fois, mais c’est toujours un plaisir.

 Ce que je vois de l’Angleterre pour cette première journée ne m’emballe pas plus que ça. Ici comme sur visiblement toute l’Europe, ils n’ont pas dû voir la pluie très souvent. J’imaginais ce pays verdoyant et bien pour le coup toute la végétation est sèche et cramée. Un petit détour par la ville de Coventry saccagée pendant la seconde guerre mondiale. Nous  jetterons un œil sur le reste de sa cathédrale dont il ne reste plus que les murs mais qui donne bien l’idée de l’enfer que les gens ont dû vivre ici.

L’arrêt pour la pause du midi se fera sous un petit crachin typiquement Britannique. Le soleil reviendra nous réchauffer les os que très sporadiquement. Il faudra attendre le 400 ème kilomètre pour voir arriver le paysage que j’imaginais en arrivant ici.

 Nous rentrons au Pays de Galles et d’un coup tout est verdoyant, pour un peu nous pourrions nous croire en pays de Bray aux portes de la Normandie. La route devient sinueuse très étroite et encadrée par des taillis impénétrables.

 Enfin nous sommes à la campagne. A chaque Croisement bien penser que nous sommes en Angleterre et se remettre à gauche, histoire de ne pas embrasser le camion du laitier (n’est-ce pas Alex !!!). Petit arrêt dans un village typique (on se croit dans le film 4 mariages et un enterrement). Soudain au virage suivant nous sommes en Auvergne! En effet d’un coup des collines que nous pouvons presque valider comme petites montagnes s’offrent à nous, c’est tout simplement magnifique.

Après avoir visité la ville de A (nom le plus court sur toute la planète aussi bien par le nombre de lettre que par sa place dans l’alphabet) aux Loffoten, nous allons visiter la ville au nom le plus long d'Europe. Accrochez-vous :

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch

C’est du Gallois... Ce qui veut dire:

L'église de sainte Marie dans le creux du noisetier blanc près d'un tourbillon rapide et l'église de saint Tysilio près de la grotte rouge

 A vos souhaits.

 Nous faisons le point camping. Il se situe encore à 20 kms et c’est tant mieux car nous avons eu notre dose de roulage pour la journée. Charmant lieu de campement où la charmante réceptionniste nous invite à planter les guitounes sur un gazon so British.

 Petite lessive, douche, rédaction de la journée et nous allons prendre le chemin d’un restaurant à proximité (enfin je crois) pour clore notre première journée chez nos meilleurs ennemis. God Save the Queen. (et nous aussi par la même occasion)

 Demain direction LIVERPOOL autant pour aller faire un pélerinage dans la ville des Beatles que pour moi aller voir le stade de football mythique des « Reds » Anfield road. Pour les initiés : You ll nevers walk allonne.

 Nous avons encore perdu une heure aujourd’hui. Je sens que ma montre va poser un préavis de grève.

Jeudi 25 aout  247kms Température mini 18° maxi 24°

  Le Pays de Galles est très calme au réveil et de surcroit le ciel est bleu ce matin. Après les grands classiques dont je vais vous faire grâce, nous décollons pour une étape qui va nous faire traverser le Pays de Galles et rejoindre l’Angleterre et plus précisément Liverpool.

 Désolé, mais il va falloir à nouveau que j’emploie les mots : magique  merveilleux, à tomber par terre, etc etc. En effet ce pays est aussi à classer dans les  « incontournables ». La route serpente, monte et descend dans les vallons, la végétation faite en majorité de bruyères colore les montagnes environnantes d’un mauve pale. Les inévitables petites rivières rajoutent une touche de beauté à ce tableau idyllique. J’aime ces paysages déserts.

 Le pays de Galles sous le soleil ce n’est pas forcément donné à tout le monde. Ce beau temps engage à rouler un peu plus vite que d’habitude dans le vacarme de nos pneus TT.

 Bah tiens en parlant pneus, nous n’allons pas tarder à être dans la M…e. En effet si vous avez bien suivi, l’erreur du concessionnaire d’Oslo nous a fait sauter l’étape entretien initialement prévue à Hamburg (vous suivez ?) donc nous commençons à être « short » concernant l’usure des pneumatiques qui comme expliqué précédemment n’apprécient que peu les routes bitumées. C’est donc à une vitesse record que nous voyons les tétines des « gommards » fondre comme neige au soleil. Il est maintenant évident qu’ils ne verront pas l’hexagone et que sans une solution d’urgence et bien à l’instar des pécheurs français en Islande, nous finirons avec une croix sur le ventre.

Ces bientôt 4 mois en immersion totale ont largement bénéficié à notre maîtrise de l’anglais et sans vouloir se jeter des fleurs nous nous débrouillons plutôt bien. En ce qui me concerne, je me surprends même à lire les pubs, panneaux et étiquettes comme les gosses qui apprennent à lire en déchiffrant la composition de la boite de Kellogs au petit dej.

 Sous mon casque je construis de petites discussions avec questions et réponses dans la langue de Shakespeare. C’est vraiment top. Mais, mais, mais !!! de là à commander des pneumatiques avec date et heure de rdv, dimensions etc etc en anglais par téléphone avec un concessionnaire Irlandais de Belfast et bien je suis encore un peu juste. D’où l’appel à un ami ou plus simplement à mon gendre Mathieu que je remercie encore. Il va prendre les choses en mains et en un temps record faire tout ce boulot pour nous.  

Nous sommes donc attendus à Belfast vers 8 h heures le 1er septembre pour un dernier changement qui nous permettra de rejoindre la maison sans trop d’angoisses.

 La journée avance et nous ne devons pas tarder, car l’idée c’est de trouver un campement non loin de Liverpool pour planter la tente, se doucher , se changer et aller trainer nos guêtres dans cette ville mythique.

 Un camping à la ferme, mais vraiment à la ferme est trouvé assez tôt. Une immense prairie où un « Gus » en tondeuse autoportée fait les 24 h de la tonte. Moi : Hello sir i woudl like one area for two tents and third  people Its possible? Le roi de la tonte: you are member? Moi: No sorry. Le roi de la tonte : hum its not possible. Moi: just for one night I pay cash!!.  Le roi de la tonte: Its OK. Ce brave mec à la dégaine du parfait cockney anglais, il est marrant comme tout et porte une casquette signée CATERAM (GLOSSAIRE : Voiture anglaise mythique et minimaliste au look inimitable). Forcément ce détail ne peut pas nous échapper  You have one Cateram ? Yes off course,  We  want see ? Yessssssssssssssss. Et nous voici dans la grange où la belle est garée entre une vieille machine à laver, une colonne de pneu usés et un morceau de moissonneuse. Forcément ce brave English va nous faire vrombir le moteur avec une banane jusqu’aux oreilles (dommage c’est un moteur Ford et non pas le fameux Lotus).

Bon « treffle de plaisanterie » la patrie des Beatles nous attend. A peine un quart d’heure pour rejoindre la ville qui de suite nous charme. Juste le temps de garer les motos et nous voici partis pour flâner le long du port et visiter les nombreuses boutiques dédiées quasiment toutes aux « 4 Garçons dans le vent ».

 Je peux confirmer que j’aime autant que je déteste les Anglais. L’ambiance est rock and roll d’un bout à l’autre. La dégaine des gens est totalement improbable. Tout est permis et personne n’est choqué. Nous petits français sommes juste en admiration. La soirée s’étire et nous n’avons pas vraiment envie que ce spectacle à ciel ouvert s’arrête.

Nous décidons de nous rendre à la Cavern  où en 1957 quatre génies musicaux allaient révolutionner la planète. Au moment où j’écris ces mots j’en ai encore des frissons. Tout le quartier est en ébullition permanente, il y règne une ambiance de concert de rock avec une cacophonie de tous les diables. Les pubs sont bondés et les pintes de bière se vident à la vitesse de la lumière.

Nous quittons à grand regrets ce sanctuaire et promettons d’y revenir.

Le retour vers les motos se fait à petits pas. Bien sûr la nuit est tombée sur cette ville magique. Au moment de mettre la clef dans le contact un couple nous aborde (légèrement alcoolisé). Comme à l’accoutumée le look des motos a fait son œuvre et nous sommes bon pour notre petite ritournelle et photos (c’est vraiment trop cool) .

 Bon mais y faut y aller les gars, car demain embarquement pour un autre lieu mythique pour les motards  L’ile de Man. (Je reviendrai en détail sur ce lieu demain). Allons bon, c’est au tour d’un français de nous aborder, et re belotte bla bla bla et bla bla bla. Il est jeune mais envisage déjà de passer sa retraite dans le coin, soit Liverpool soit Birmingham ( Cf voir la série Peaky Blinder) Étonnant tout de même, visiter oui mais y finir sa vie ???

Retour de nuit en tâtonnant un poil dans la ville et dodo.





vendredi 26 aout  20 kms température mini 17° maxi 22°

 

Étant maintenant familier avec la ville nous trouvons très rapidement l’embarcadère. Le rafiot est déjà à quai et commence son lent débarquement des véhicules venant de l’ile de Man.

 L’ile de Man :  Ile indépendante où se déroule tous les mois de juin une course de moto connue à travers le monde. Elle consiste à faire le tour de l’ile sur une route qui fait 66 kms en un temps record (et sur plusieurs tours bien sûr) avec départs individuels toutes les minutes (je crois). Les meilleurs réalisent le tour en 17 ,03 minutes. Ce qui donnent des vitesses de pointe à plus de 300 kmh avec des passages en ville à raz des maisons ce qui explique le nombre de morts annuels infinis. (253 morts en 101 ans de courses) Rien que pour la session 2022, 5 pilotes ont perdu la vie, dont deux français. Les plus grand pilotes de moto GP (qui ne sont pas assez fou pour y participer) disent : Les vrais héros sont là-bas. (juste par curiosité aller visionner un morceau de course sur you tube, c’est renversant au sens propre comme au figuré). Un des pilotes anglais emblématiques du moment s’appelle  Guy (prononcez Gaye) Martin (prononcez Martine) car Guy Martin ça fait pas frémir non ?

Nous allons donc avoir le plaisir de fouler ce circuit et nous ne sommes pas les seuls croyez-moi. Le bateau qui se rempli en ce moment même est composé de 80 % de motards et motardes. Il y a une ambiance de grand prix bien éloignée de la croisière s’amuse. La bière coule à flot, les plats de haricots saucisses ne font pas les fièrs et le ton monte de minute en minute. Il y a du cuir et de la botte de moto en pagaille et là aussi un mélange savoureux de genres.

Le motard clairement fan de circuit en combinaison de course et sliders (GLOSSAIRE: protection pour faire frotter les genoux, voire les coudes plus les plus téméraires) bien en vue, le mec qui a construit sa moto lui-même avec un moteur de Renault 5 (véridique), la catégorie old school avec des motos dont les marques ont disparu depuis des années Matchless, Ariel, Norton, Bsa. En général ils ont le look qui va avec la meule, Barbour (GLOSSAIRE : Veste en toile huilée pour le coté étanche mais qui te pourri l’ensemble de tes fringues), Cromwell (GLOSSAIRE : casque en bol qui a le mérite en cas de chute de te découper la boite crânienne juste au-dessus des oreilles) et puis le voyageur au long cours (il n’y en a que trois hé oui c’est nous).

Petite constatation tout de même, il y a un paquet de cheveux blanc, pour ceux qui en ont encore.

 Ça y est le bateau a pris la mer pour une croisière d’un peu plus de 3 heures (un bateau de plus). Je lâche le clavier pour le reprendre ce soir en attendant je vais aller m’imprégner de l’ambiance du rafiot.

 Bah de l’ambiance, tu n’en veux ? Bah y en a !!! C’est tout de même incroyable ce nombre de motards en pleine semaine. Nous commençons à imaginer qu’avec notre bol légendaire un évènement se trame à l’insu de notre plein gré.

 Les cotes de l’ile sont maintenant en vue et la traversée m’a paru très courte. Il est l’heure de redescendre dans la cale pour un spectacle inouï. Nous sommes très loin de la petite centaine de motos de la traversée de L’Islande. Vous pouvez multiplier par au moins 20 le nombre de « bestioles » qui attendent dans les soutes. Nous sommes compressés comme des sardines dans leur boite, pas un millimètre de libre . Il faut être Janus Starck ( BD de mon enfance) pour réussir à grimper sur sa meule.

Une fois dessus, tu as juste à ouvrir les yeux et fermer tes oreilles et ton nez car 2000 motos qui mettent le contact les unes après les autres dans une cale de bateau c’est saignement de tympans assuré et dose de CO2 au-delà de la normale. C’est un tonnerre mécanique qui gronde jusqu’à la sortie du Bateau.

Le temps est à nouveau maussade et les grappes de motards se regroupent pour essayer de prendre la bonne direction. Notre projet est comme expliqué plus haut de faire le tour de l’ile demain. Malik : heu les gars si nous devons faire le tour de l’ile nous allons forcément rester au campement deux jours non ? Il serait donc judicieux de trouver un camping assez près de l’embarquement car l’heure du départ pour l’Irlande sera très très matinale.

 Nous trouvons donc un terrain attenant à un stade de Rugby (étonnant non ?) qui sera notre lieu de villégiature pour deux nuits. Les motards arrivent sans cesse, il y a même des voitures qui pointent leurs nez. Tout le monde déballe un matos impressionnant, c’est certain il va se passer quelques chose ici.

ET si c’était une course de motos ? Ho bien sûr pas le fameux TT mais juste une course, même de mobylettes, allez quoi soyez sympas.

Le temps se couvre et il est encore tôt je vais donc aller trainer mes guêtres dans ce camping qui ressemble plus à un salon de la moto et essayer de glaner quelques infos. Bon bah ça y est, Alex revient avec des infos fraiches. Demain si le temps le permet il y a une course. Revers de la médaille les routes seront fermées à la circulation, donc pour le tour mythique de ce circuit ce sera très tard, voire de nuit, voire pas du tout !!!

Alex a décidé de partir immédiatement pour faire le tour, pour moi il est trop tard, il fait froid et il va surement pleuvoir. Nous verrons donc demain. Je vais tout de même aller me balader et vous tenir au courant, restez avec moi. La soirée se termine sur une barquette de poulet frites avec une sauce bizarre qui t’arrache la gueule mais c’est tout à fait comestible.

Il fait nuit je suis seul dans la salle et je vais regagner ma tente.

Mais Merde !!! il fait noir  comme dans un four et avec mon sens de l’orientation foireux je vais finir par dormir par terre dans le champ et comme une rosée monstrueuse vient de tomber, ça va finir en pharyngite. Ouf ça y est à la lueur du clavier de mon téléphone (je ne sais pas comment mettre la torche) j’arrive tout de même à retrouver le chemin de mon duvet.

 A demain La Biz



Samedi 27 aout 0 kms température mini 18° maxi 23°

Il fait beau, Il fait chaud, la vie chante comme une chanson ( cf Claude François).

 Qui dit soleil dit Coursssssssssssssssssses de motos. Yes et re yes. Mais nous avons le cul bordé de nouilles.

Entre le volcan d’Islande qui roupille pendant 6000 ans et qui attend notre venue pour nous offrir un spectacle grandiose et l’ile de Man qui choisit pile poil que nous soyons sur son sol pour organiser une course, c’est à peine croyable.

Bin, il ne faut pas tarder car la moto sur ce bout de cailloux est une religion. Tout le pays s’arrête. Les grands-mères sortent leurs fauteuils dans le jardin pour regarder les bolides passer. Elles sont incollables sur le nom et le palmarès des pilotes. Les routes sont coupées, les enfants ne vont pas à l’école et l’ile entière est dédiée aux monstres mécaniques. Nous nous dépêchons d’aller faire un tour en ville et sur le paddocks (GLOSSAIRE : lieu où sont entreposées les motos pour les derniers réglage avant la course).

 La ville est surprenante, ça ressemble un peu à Deauville avec de superbes immeubles en front de mer. Mais le plus ce sont les motos. Il y en a partout de tous les âges de toutes les formes à chaque coin de rue. Je suis comme un môme dans un magasin de bonbons.

 Kawasaki 750 H2 (mon rêve) Kawasaki 900, Laverda 750 SF, Aermachi 350, Benelli 6 cylindres, BSA lightning, Norton commando, Ducati Pantha, Triumph 750 Trident. Oh mon dieu !!!! Le plus grand salon de motos du monde. Je veux être enterré ici. Il faut me tirer par la manche pour me faire décaniller de cette ville fabuleuse.

 Nous profitons du court laps de temps qu’il nous reste (oui à 11 h la ville est bouclée) pour aller faire un nouveau tour au paddock et voir les mécanos apporter les derniers réglages sur les motos qui vont prendre la piste dans quelques instants. C’est assez fabuleux d’approcher de si près nos héros. Nous profitons des multitudes de boutiques pour acheter le tee shirt TT ainsi que le sticker que tu colles ostensiblement sur ta moto afin que la terre entière sache que TOI tu as été sur l’ile de Man. C’est un peu comme la légion d’honneur pour un motard.

Ça y est les routes se ferment une à une, la police et les commissaires de pistes sont intraitables plus aucune possibilité de traverser la moindre route. Heureusement nous avons anticipé et nous sommes maintenant placé dans un virage mythique (pour 10 livres par personnes tout de même). C’est « un pif paf » (GLOSSAIRE : virage droite-gauche), en descente avec une accélération en sortie de folie. Nous voyons les pilotes arriver de loin et faire un freinage de trappeur avant de remettre les gaz. C’est du pur délire.

Les motos en échappement libre délivrent toute leur puissance et nous entendons les shifters engager les vitesses une à une dans un claquement caractéristique. Bon j’arrête là je suis en transpiration.

 Le mot de la fin ? Nous y étions.

Le retour à la tente est rapide. Juste le temps de prendre une douche et de casser la croute. Nous n’allons pas nous coucher tard car demain réveil à 4h 30 pour prendre le bateau qui va nous conduire à Belfast.

 A demain La Biz

 

Dimanche 28 aout 309 kms température mini 17° Maxi 24° 

Bah ça y est nous sommes le matin et il est 4h30, déjà réveillé par des plus matinaux que nous qui n’ont pas la courtoisie de faire chauffer leurs moteurs au plus loin des tentes. Dans ma vie de motard j’ai eu l’occasion de faire des pliages et dépliages de bivouacs dans des conditions folkloriques, mais je dois avouer que celui-là va rester en mémoire.

 Il est donc 4h30. Il fait nuit noire, tu es dans un champ où l’herbe est trempée et tu dois refaire ton paquot, plier ta tente, t’habiller sans rien oublier avec en Bonus le petit stress de ne pas rater ton embarquement. Mais tout ceci ne serait qu’une rigolade si ta tente et tes effets étaient secs. Ce qui évidemment n’est pas le cas. Tout dégouline de flotte .Tu as les mains glacées et les fringues aussi.

Ho putaingggg.

 Notre salut passe par le fait que nous avons fait et défait au moins une centaine de fois notre chargement, alors si tu ne sors pas de ton mode opératoire, tu peux arriver à faire les choses sans trop perdre ton sang-froid et pour une fois cette cérémonie se fait sans un mot, chacun concentré au maximum sur sa tâche.

Nous traversons la ville de Douglas qui comparativement à hier est totalement endormie pour arriver à l’embarcadère où les motos sont chargées Illico (Les gars ont l’habitude)

 Évidemment la toilette n’est pas au programme de ce matin. Pour le petit déjeuner nous nous rattrapons sur le bateau. Celui-ci quitte le port à l’heure précise pour une traversée d’un peu plus de 3 heure pour rejoindre Belfast en Irlande du Nord. Je profite de ce laps de temps pour replonger dans «  mon reste de nuit »

Le port de Belfast est déjà en vue et nous regagnons les soutes pour réveiller les « pachydermes » et fouler le sol Irlandais.

 

L’Irlande :

Encore un pays qui a oublié d’être simple. Comme vous le savez il est divisé. D’un côté la république d’Irlande Catholique, pro Europe bien plus grande en superficie que sa frangine et de l’autre côté L’Irlande du Nord Protestante et très attachée à l’union jack.

  Il a connu une très grande pauvreté dans les année 1900 (il me semble) ce qui a engendré un énorme flux migratoire vers les états-unis et nous pouvons dire aujourd’hui qu’au moins 40% des natifs américains ont du sang Irlandais.

La situation économique est maintenant une des meilleurs de la planète. Paradis fiscal oblige. Ce pays a connu une guerre fratricide de grande intensité qui a fait des milliers de morts en plus de 30 ans. Entre autres  « Bloddy Sunday » ( écouter la chanson de U2) assassinat de 15 catholiques par les parachutistes anglais. Mort de Bobby Sand d’une grève de la faim. Attentats sanglants en représailles etc etc .

 Mais à y bien réfléchir, nous ne sommes pas très loin de ce qui se passe en Ukraine Non ? Le Donbass ne serait-t-il pas l’Irlande du nord ? Différence de religions en moins. A débattre avec des experts.

 Nous sommes passés de l’Irlande du nord à la république d’Irlande sans même nous en apercevoir. Seules les plaques d’immatriculation revendiquant le IRL et la bannière européenne ainsi que les milles qui passent en Kmh te font comprendre que tu es passé de l’autre côté, par contre pour le prix de l’essence c’est un coup en Euros et un coup en livres, pouah !!!

Un arrêt restauration tombe à point. Alex friand de fish and chips (moi aussi d’ailleurs) fait un stop devant un établissement qui en propose. 

Une erreur dans la lecture du menu fait que nous nous retrouvons devant une assiette de frites arrosées de fromage fondu pour lui et pour moi des frites mélangées avec une poêlée de Haricots blancs à la sauce sucrée. Comme expliqué auparavant, moi la bouffe n’est pas une obsession, quand c’est bon je me régale et quand c’est moins bon bah ça me cale le bide et ça va bien, ce qui m’évite des névroses.

 Depuis notre départ de Belfast, la route n’a rien d’attrayant, nous nous ennuyons ferme. La digestion du repas énuméré ci-dessus commence son effet néfaste et j’ai de plus en plus de mal à tenir les yeux ouverts. J’entame donc ma ritournelle.

Je frappe au numéro un,je d’mande m’am zel Angèle, la concierge me répond, mais quel métier fait-elle ? elle  fait des pantalons des jupes et des jupons et des gilets d’flanelle, elle fait des pantalons des jupes et des jupons et des gilets d’coton ha ha ha ha. je ne connais pas ce genre de métier allez voir à côté. Je frappe au N°2 je d’mande m’am zel Angèle, ...  et ainsi de suite ( J’ai tenu jusqu’au 150 comme ça)  (cf le petit rapporteur Jacques Martin et sa clique).

 Alex doit aussi chanter sa petite chanson, car d’un coup, clignotant à droite, il enlève son casque et se frotte les yeux, lui aussi à les frites qui ne veulent pas passer. C’est donc d’un commun accord que nous nous vautrons sur l’excellent gazon Irlandais (bien plus beau que celui Anglais) pour une grosse sieste sous un temps encore clément.

 Évidemment nous sommes sous des latitudes où il est préférable d’être un escargot plutôt qu’un lézard.  Le ciel devient sombre puis très noir et nous terminons la journée sous la flotte.

 Le petit camping perdu dans la superbe nature nous accueille pour ce soir. Il est très très minimaliste. Le dépliage des tentes archi trempées se fera sous un petit crachin. Nous ferons du mieux possible pour éponger et à cette heure, une nuit dans mon drap est totalement à exclure. Heureusement l’essentiel duvet et matelas sont frais certes mais secs.

La douche au bout du monde et juste tiède fera bien l’affaire.

J’ai une grosse flemme ce soir et je vois déjà les gars se rhabiller pour aller dans un hypothétique village afin de se restaurer. Il pleut encore. Je jette l’éponge et rebrousse chemin.

C’est donc sous la tente bien au sec que je rédige ces quelques mots.

 Merci à Lorenzo qui a eu la bonté de laisser 2 sachets de hachis parmentier lyophilisé ce qui va faire l’affaire. je vous dit rien à F…e de la nourriture il faut que ça me cale un point c’est tout. Voilà pour cette journée Irlandaise je vais terminer la soirée devant mon copain Netflix.



 A Demain La Biz

 

Lundi 29 aout 369 kms Température Mini 17  Maxi 25°,5

 9h h ce matin, c’est pour nous venger du 4h30 d’hier matin. La vue est splendide sur les collines environnantes. J’adore ces petits campements minimalistes. L’ambiance est toujours bon enfant et les gens rencontrés très détendus. Il y a ce papa qui se promène avec sa petite fille rousse comme tout (Irlandaise sûrement) qui se casse la figure tous les mètres dans les cailloux. Ce couple de Français du 38 qui me laisse passer pour remplir ma gourde en pensant que j’étais du cru. Bah oui le réflexe c’est de parler comme on peut en Anglais. La dame à son mari :  Laisse passer le monsieur il veut remplir ses gourdes. Moi en Français : merci de me laisser remplir mes gourdes. Eux : ha vous êtes français , alors, d’où venez-vous  etc etc Trop bien.

 Petit dej sous un ciel gris mais rassurant.

Contact  et Go pour s’arrêter 2 kms plus loin sur un super point de vue. Barrière Péage ??? pour un point de vue et mon C .. c’est du poulet ?

Alors Mesdames Messieurs les Irlandais, très mauvais point pour vous. Sachez qu’un point de vue ça ne se fait pas payer. Un château, un monastère, un temple, pourquoi pas car il faut assurer l’entretien de la bâtisse, mais un point de vue !!! Hou les cornes. Hors de question que je raque une queusse pour ça, même si c’est magnifique, c’est une question de principe et tout de même 15 euros pour nous trois !!!. Seul Alex notre « japonais » ira faire sa 10 784 ème photo.

 La route est vraiment inintéressante avec des traversées de villes embouteillées. L’Irlande tarde à nous livrer ses trésors. Nous longeons pourtant le littoral mais la route est assez éloignée des bords de mer.  Seul réconfort le beau temps est omniprésent et la température à 23 degrés « idéale ».

 Vivement le Connemara si bien vendu (assez mal d'ailleurs) par Michel Sardou.

Le paysage commence à changer. Des immenses plaines, certainement des tourbières, pointent leur nez et au loin enfin des montagnes verdoyantes, Ouf, j’ai failli ne pas aimer l’Irlande. Nous longeons de grandes surfaces d’eau que je prends pour les fameux lacs du Connemara, mais en regardant de plus près les monceaux d’algues sur les berges ainsi que l’odeur d’iode je me rends à l’évidence, nous longeons des estuaires et c’est marée basse. La route devient plus étroite et les courbes voire les virages de plus en plus prononcés, nous sommes à ras de l’eau. La végétation est un mélange de Bruyères, fougères et fleurs des champs que je ne peux définir. Les haies sont couvertes de baies rouges comme du houx c’est juste une explosion de couleurs.

Ayant déjà parlé de l’entorse du nerf optique, de la rupture de la rétine, nous sommes maintenant sur une luxation de la cornée doublée d’une inflammation de la paupière. Ho Q’sest beau.

Les derniers kms de cette journée nous font oublier tous ceux que nous venons de passer à siffloter sous le casque perdus dans nos pensées à attendre que le temps passe. Le Connemara et son campement (sans doute le plus beau point de vue de notre périple) sera notre point de chute pour la nuit. Je vous laisse juge.

 Nos habitudes de petits français persuadés que notre manière de vivre est la seule qui vaille va finir à un moment ou à un autre par nous mettre dans la mouise. Sachez Messieurs d’Europa Ti Tour que dans les pays nordiques le diner se prend tôt, alors à force de penser que le pays va se plier à nos habitudes franchouillardes, nous allons un jour ou l’autre sauter le repas du soir. En effet ce soir nous jouons encore les funambules et c’est in extrémis que nous trouvons un restaurant ouvert pour le traditionnel Fish and chips à un quinzaine de kilomètres des guitounes.

 La commande du menu est corsée car l’accent Irlandais est vraiment particulier. Mais encore un fois nous nous en sortons .

Court résumé ce soir mais la journée est à l’image du récit du jour.

A demain La Biz

 

Mardi 30 aout 370 kms Température mini 17° maxi 24° 

Si je me suis levé plusieurs fois cette nuit, ce n’est pas pour des problèmes de vessie mais tout simplement par la peur de finir en Delta plane dans l'Atlantique. En effet Eole avait ses humeurs cette nuit et il a mis le turbo croyez-moi. J’ai cru plusieurs fois que j’allais me retrouver à l’hôtel des courants d’air.

  Il y a tout de même deux avantages avec le vent: Il chasse les millions de petites mouches qui te piquent sans arrêt et il a le mérite de te rendre un matos totalement sec et aéré. Faudrait tout de même pas que ça se renouvelle toutes les nuits.

 Mes vérifications nocturnes ont eu aussi un autre avantage, celui de contempler la baie éclairée par la lune et de sentir l’odeur de la mer. Juste le bruit du ressac et au loin les ombres des rochers qui formaient comme des dos de Baleines. J’ai gravé à jamais cette sensation au fond de moi et tout ça le cul à l’air en profitant tout de même de ces sorties pour pisser dans le sens du vent.  Il faut rester rationnel.

 Le réveil calmos avec petit déjeuner sur la plage derrière les rochers à l’abri du vent qui commence à faiblir restera également un top Souvenir. L’eau à environ 17 degrés à vue de pieds ne décourage pas certains baigneurs. Pour moi qui suis pourtant assez friand des baignades revigorantes, il est tout de même un peu tôt.

 Le déplantage de la tente demande une certaine réflexion car même si il a molli le vent peut te réserver de sacrées surprises, alors attention à la manœuvre. Toujours laisser au moins deux à trois sardines en sécurité, sinon bye bye le matos.

 Le Connemara s’offre à nouveau à nous pour au moins toute la matinée. Nous empruntons « the sky road » qui n’usurpe pas son nom car elle nous emmène tout droit au paradis. Désolé pour les Lofoten qui occupaient jusqu’à présent la première marche du podium mais là pour le coup, j’annonce officiellement que la première place est maintenant occupée par le Connemara. Encore une fois, ce n’est que mon opinion.

 La route qui serpente à travers ce paysage merveilleux est comme une montagne russe. Elle est assez dangereuse car très étroite et bordée de haies qui rendent la visibilité à court terme quasi nulle. C’est une explosion de couleurs, la végétation s’en donne à cœur joie. Il y a des fleurs sauvages de partout de toutes les couleurs et de toutes les formes. Des buissons de mûres grosses comme des cerises longent la route et chaque arrêt est pour moi un régal. Nous longeons maintenant les fameux lacs où le ciel « Simpson» se reflète à l’infini. Bon je crois que je vais pleurer.

Malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin et nous devons maintenant nous éloigner de ce paradis.

Nous devions aller au Sud de l'Irlande parcourir l'Anneau du Kerry, autre lieu exceptionnel, mais le timing pour honorer notre rendez-vous pneus programmé à Belfast, non prévu à l'origine, ne nous le permettra pas.

Nous rejoignons la ville de Galwey, ensuite direction Dublin ce qui nous fait traverser l’Irlande d'Ouest en Est par l’autoroute M6 sur presque 250 kms avec les pneus qui font un vacarme de tous les diables. Je crois que je vais devenir sourd.

 Le soleil nous aura accompagné toute la journée.

Les portes de Dublin sont maintenant à un jet de pierre, il est donc temps de trouver un lieu pour planter les tentes et faire comme à l’accoutumée, vêtir nos habits de lumière et filer sur la capitale pour essayer avec le peu de temps dont nous disposons d’avoir une petite idée de cette cité. Pour info c’est le bus 69 qui en moins d’une heure nous amène au centre, à l’endroit où il y a de la vie, des pubs et des restaurants.

Nous optons pour un « asiatique » car ras le bol des hamburgers et Pizzas. C’est donc attablé que je rédige ces quelques lignes. Les plats sont chargés en piment, j’ai la bouche en feu et à parier que demain je vais chier de la lave.

 La ville est très agitée, les pubs regorgent de monde et comme à Liverpool la bière coule à flot. Il y a d’ailleurs une certaine ressemblance entre ces deux villes niveau ambiance. Un nombre incalculable de jeunes filles commencent à tituber sous l’effet des pintes. Mais que font les parents ??? Ha ils sont eux aussi bourrés !!!  

La nuit est tombée et nous prenons le chemin du retour en faisant une halte au  « reubeu » du coin, qui n’est pas plus reubeu que le chinois qui a dû lui racheter la boutique, pour quérir le petit dej de demain.

Le bus à impériale (s’il vous plait) nous ramène au campement où je tape ces derniers mots de la journée. Les gars sont déjà au lit.






 

Demain ce sera direction l’autre capitale Belfast. Nous repassons à l’ennemi.

A la semaine prochaine. La Biz







Commentaires

  1. Au final, on ne sait plus où donner de la tête pour choisir notre prochain voyage... Bonne dernière semaine les gars. On vous attend ! La bise. Los Molinos

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  2. Très juste le commentaire précédent: mais comment on va faire pour choisir les prochaines vacances😵‍💫😀??? On a des fourmis ds les jambes… et dans la tête !!! Vive les Beatles 🤩🥳💃 On vous souhaite le meilleur pour la descente vers les rivages de France,… La mer qu’on voit danser …vous attend à …. La porte du garage …. comme aurait dit le Grand Charles (pas celui avec l’uniforme, l’autre) eV, Phil et Den

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  3. Hello effectivement le choix va être difficile en ce qui me concerne mon podium est L'écosse, le Connemara, les iles Lofoten mais tout le reste est absolument merveilleux Biz

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